Un ka'tet distant

Avis sur La Tour sombre - La Tour sombre, tome 7

Avatar Saidor
Critique publiée par le

Il m’aura fallu cinq petits mois (hormis La Clé des Vents) pour achever l’épopée de Stephen King, sur laquelle il aura planché durant plus de trente années. Avec l’accès aisé à ces piles de livres, il n’est guère étonnant que j’aie parcouru ces milliers de pages à rythme soutenu. J’ai déjà donné mon impression sur les précédents tomes, mais un avis plus développé, résumant ma pensée, me semble idéal.

J’avais certaines attentes vis-à-vis de la Tour Sombre. L’on disait qu’il s’agissait d’un mélange entre western et fantasy. Étant fan de ce second genre, je n’ai pas tant vu ses éléments : la science-fiction semblait plus présente (grâce à son univers « post-apocalyptique » et ses robots). La Tour Sombre ne s’inscrit pas comme « fixée » dans un genre particulier (et la qualité d’un récit ne se mesure pas ainsi), il se veut bien plus complet. Tout du long, l’on constate l’importance de cette œuvre pour l’auteur, ce pourquoi il se met lui-même en scène.

Donc, en soit, l’importance du monde réel (avec voyages entre les mondes) rentre en cohérence avec l’histoire. Il me suffisait alors de m’extirper de ma zone de confort, habituée à la fantasy pure ou à la science-fiction « ordinaire ». Néanmoins, durant tout le récit, j’ai ressenti une « sensation de flou » et de nombreux dispersements de l’intrigue, qui m’ont empêché de m’immerger pleinement, bien que je reconnaisse les qualités.

Ce dernier tome ne faisait pas exception, du haut de son (quasi) millier de pages. Il était nécessaire de conclure l’histoire, et ainsi d’enchaîner péripéties haletantes et fermetures de moult intrigues. Pour ce faire, Stephen King a employé quelques procédés radicaux :

Callahan meurt dès le début, lui qui s’était révélé personnage important de ces derniers tomes. Et parmi le groupe que nous suivons dès le début, Eddie succombe en premier, Jake le second, Susannah quitte le groupe, et à la fin Roland se retrouve seul… Dans l’épilogue, Susannah retrouve certes ses proches, et la crainte de ne pas voir la Tour Sombre tant attendue est envolée. J’ignore comment a été reçue la fin, mais que Roland subisse une « boucle » à poursuivre de nouveau Walter m’a plutôt plu et était assez logique.

Ces événements importants étaient nécessaires pour boucler cette épopée. Là survenait cet autre problème qui m’aura aussi suivi tout du long. J’ai eu l’impression d’un rythme inégal, de moments moins prenants que d’autres, d’un léger sentiment de frustration face à une histoire certes plaisante mais qui n’aura pas été le coup de cœur espéré. C’est un récit dense et riche, qui même après une lecture de surface, s’avère assez profond. Cela méritera-t-il une relecture ? Sans doute, mais il n’empêche que je m’estime fautif de cette « absence d’immersion ». Par mes goûts personnels ou mon manque de connaissances. Après tout, Stephen King est extrêmement apprécié, un auteur ayant traversé des générations, et il est dommage qu’après avoir lu des milliers de pages de sa plume, je n’en sois pas pleinement convaincu…

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