DANTESQUE ! JE SUIS EDMOND DANTES ou IMPRESSIONS D’UN NOUVEAU MONTE CRISTIEN

Avis sur Le Comte de Monte-Cristo

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Récit sportif suite à ma participation au défi de Monte Cristo en juin 2017. 2500m le samedi puis 5000 ou parcours de Dantes le Dimanche. Vive le sport comme dirait l'autre !

Le Défi de Monte Cristo et Marseille c’est grand, peut être trop. La ville j’veux dire mais le défi…à voir !
Bon après trois opérations des épaules (deux acromio + raccrochage sus épineux rompu droite + rafistolage sus épineux gauche + coupage deux cm d’os acromio claviculaire droite) qui m’avaient empêchées de m’inscrire j’étais motivé pour en être ! Revenir après blessure, une vieille habitude dont on se passerait. Repartir d’en bas n’est pas chose aisée quand vous étiez capables de faire des tas de tractions à l'entrainement mais que vous n’arrivez plus à enchainer 5 pompes. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Donc repartir en douceur et remonter patiemment les échelons, écouter son corps qui s’use, se met à grincer ralentir, repartir, renforcer muscles et tendons par le travail assidu, régulier. Ca marche ! Jusqu’à quand ? On verra !
Donc Marseille. Perso les grandes villes ça me fout les jetons, donc j'ai peur, peur du béton, peur des gens, des foules, de la pollution, des poubelles omniprésentes, des bagnoles de tout sauf de la mer. Au final voyage le vendredi soir sans encombres et accueil chaleureux de Sophie notre hôtesse AIRBNB. Tous les à côtés sont super. Ne pas galérer c’est bien quand on veut faire une épreuve de ce style. La météo est de mon côté car il fait très chaud et dans l'eau on se refroidit vite même avec une petite combi de 1,5mm.
Problème cette chaleur lourde bousille mon sommeil et installe de la fatigue plus un petit stress puisque 5000 c'est une distance inconnu pour moi en compétition. Toutefois le samedi sur le 2.5 km je pars bien et malgré la houle et le clapot dans la gueule je boucle l’affaire en 37’53 et encore j’ai perdu une minute puisque ma puce que comme un con j’avais fixé à ma cheville n’a pas fonctionné à l’arrivée. Pas grave on apprend à tout âge, vieillissant mais pas encore gâteux ! Super content donc car malgré mes bras lourds, je suis largement au dessus de mon objectif de 45’.
De bonne augure pour le lendemain ? Pas sur. La mer c'est pas la piscine. Je me demande si je ne vais pas payer cette petite perf personnelle en ramant, en peinant, en coulant dans cette cruelle mais pourtant si belle Méditerranée. Heureusement le sommeil est meilleur because la fatigue. So, le dimanche sur la grève me voilà de nouveau prêt à en découdre. Stress avant le départ qui disparaît sur le bateau puis revient puis repart puis revient un peu comme les vagues.
TUUUUUUT ! C’est paaaartiiii ! Tous les types et les nanas se ruent à l’assaut mais, malgré quelques baffes données et reçues tout roule pour le banc de poissons compact de 700 nageurs que nous formons et personne ne m'arrache mes lunettes comme cela arrive souvent en triathlon quand tu n'as pas l'habitude. Les premières 20 minutes je suis assez cool car j’ai décidé de nager plus souple, plus en aisance que la veille, sans tirer à la coule, pardon à la cool. Ah oui j’ai ma petite astuce pour savoir où j’en suis pour le temps. Je colle une montre sous mon bonnet TIMER en marche et je reçois un BIP direct dans l’oreille toutes les 20 minutes. Vingt, quarante minutes le temps s’étale et le banc de poissons nageurs fait de même. Vrais nageurs pas de palmes, pourquoi faire ? C’est la bonne période malgré cette houle chiante qui oblige à faire des efforts supplémentaires, te fait dévier de ton cap. Je crois que c’est le bon point de cette épreuve j’ai quasiment toujours été bien dans l’axe des bouées. C’est really très important pour ne pas nager en zigzags, perdre du temps et se fatiguer inutilement. Soixante minutes le temps s’étire quand tu nages il est plus long c’est idem pour les distances tout est plus loin ! Je sens la fatigue mes bras s’alourdissent, mes épaules ralentissent, mes muscles faiblissent, s’engourdissent. C’est le moment où le cerveau doit t’aider. Des pensées positives, toujours des pensées positives. Alors je pense à des choses; devinez...positives...toujours et je m'évade avec Edmond Dantes, j'imagine sa rage, son courage, cela me porte. Un type te double, deux types, deux nanas et alors ? Tu es là dans la mer à nager, à vivre. Je souffre quand même mais je m'accroche, je pense à Conan un de mes héros virtuel favori. Je souffre encore , je pense à Yohan Diniz grand maître de la douleur s'il en est. Ce que j’endure ce n’est rien par rapport à ces héros, ces champions. Puis je vois une des dernières bouées avant d’enquiller sur le village de l’arrivée. Nager, nager, nager, nager, nager, nager...La distance diminue et je fais le point plusieurs fois pour rester bien dans l’axe et me détendre un peu.
Le couloir bleu, le panneau… DONE !
1h27’30’’ objectif perso, là encore largement dépassé puisque j’espérais 1h40’. Je ne connais pas le temps d'Edmond Dantes, Dumas ne l'a pas donné, toutefois comme lui, j'ai réussi, comme lui, je suis libre...pour un moment !

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