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Avis sur Le Fantôme de la Mary Celeste

Avatar Ji_Hem_
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Du roman post-2000, fichtre je me demande depuis combien de temps je n’en avais pas lu un. En l’occurrence, c’est plus le thème qui m’a décidé de lire ça. Bon ici, le thème à proprement parlé de la Mary Celeste, et bien, Mary Jésus Osef. C’est plus une ligne directrice que le sujet principal en lui-même. Comme si Tolkien avait appelé le retour du Roi ‘’Le Lembas de Sam’’, c’est dedans mais ce n’est pas ça qui importe.

La majeure partie du livre est donc basé sur Hannah Briggs (aka Violet Petra -comme un gosse qui se cache mais dont les pieds dépassent du rideau-) qui parle aux morts. Une petite partie est dédiée à Conan Doyle, le quart restant on parle un peu du bateau. Limite pourquoi pas. Le mélange entre réalité et fiction c’est un délire qui me plaît quand c’est bien fait, ici ce n’est pas horriblement fait mais c’est juste moyen. L’auteur passe plus de temps à nous raconter que les personnages sont en train de bouffer des tartines à la confiote (sans rire, je crois qu’on a droit à au moins 5 descriptions de déjeuner) que de faire quelque chose avec eux.

Quasiment tous les personnages ont un nom, ce qui rend juste les choses confuses, notamment dans la généalogie des Briggs ; youhou, c’est pas Tolstoï alors on se calme. La première partie on ne sait pas qui est qui et quels sont les liens qui les unissent à part un cousin qui se tape sa cousine, ça j’avais saisi.

Le mélange des styles et des points de vue n’apporte pas grand-chose au final, même si c’est un procédé que j’affectionne. J’ai même trouvé que ça rajoutait de la confusion à l’affaire : parfois c’est des extraits de livres (la journaliste), d’autres des journaux intimes (le début et la fin) mais d’où ça tombe les aventures de Doyle et d’Hannah ? Narrateur omniscient ? Pourquoi faire le travail à moitié ? Tous convergent vers Hannah Briggs qui meurt alors qu’on ne sait pas grand-chose d’elle. Elle a eu du sexe avec un jeune louveteau, elle voit des morts depuis qu’elle est gosse et elle crèche chez des bourgeois dépressifs. Et elle est un peu fofolle, picole et n’aime pas trop son don/malédiction. Du point de vue de Doyle ou de la journaliste, tout ça met en lumière la même facette du personnage d’Hannah : elle voit des morts et elle est fofolle. C’est une info qui a été confirmé dès les trente premières pages pourquoi on m’emmerde encore avec ça à la page 250 (et 100, 150, 200, 300 et 350) ?

Dans ma rubrique, comment aidé un auteur a faire son travail, j’ai trouvé ceci. Il est établi au début que Hannah a vécu avec un oncle/père (ou les deux je sais pas) qui était pasteur. Alors, comment concilie-t-elle sa vision des morts avec la foi qu’elle a ou non d’ailleurs ? Comment ça lui a changé sa vie spirituelle ? Comment elle aborde la mort ? Comment aborde-t-elle SA mort ? Peut-on mourir ? Je ne comprends pas pourquoi les personnes affublées de dons ne sont pas celles qui se posent des questions et réfléchissent mais celles qui pleurent parce que sosiétai bad, lé jan croir que je mentir. ._.

Reste que ce livre n’est pas le pire que j’ai lu ; l’auteur a quand même bossé son sujet, ça se laisse lire et apparemment, elle a bossé avec pas mal de sources (sans avoir vérifié, je présume que les articles de journaux sont probablement authentiques), force et honneur sur ce point. Pour le reste, ou c’est du déjà-vu, ou on s’en fout, ou c’est pas impérissable qui marquera les mémoires. Après l’avoir lu, on se demande ce qu’il en reste. Finalement c’est le plus grand mystère du livre.

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