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Le Feu follet

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Bien entendu, quand on parle du Feu Follet (mais en parle-t-on encore?), il y a ce visage de Maurice Ronet qui persiste et hante le personnage d'Alain. Lui qui semblait être fait pour ce rôle si singulier. Cet Alain Leroy, prisonnier d'un système, d'une équation qu'il ne peut résoudre entre femmes et argent. Argent, femmes, amis et stupéfiants n'étaient que prétextes à l'empêcher d'enfin agir.

C'est l'hiver ici, sur la Terre. Le monde vague, ses beaux traits, sa vie, Paris filent entre ces doigts qui n'ont jamais eu le plaisir de retenir pour lui une once d'emprise sur les choses. Inutile de parler de désespoir pour cette tournée d'adieux, simplement, comprenez que c'en est la plus belle et triste expression.

"Je me tue parce que vous ne m'avez pas aimé, parce que je ne vous ai pas aimés. Je me tue parce que nos rapports furent lâches, pour resserrer nos rapports. Je laisserai sur vous une tâche indélébile."

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