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Le Fléau, tome 1

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Suite à un accident bactériologique la grippe la plus meurtrière de toute l'histoire de l'humanité s'échappe d'un laboratoire américain. 99.4% de chance de contagion. Une fois attrapée, c'est la mort assurée. La maladie se répand à travers tout le pays, les gens meurent par milliers. Bientôt, on ne se donne même plus la peine d'enterrer les cadavres. Mais un autre combat se prépare pour les survivants. La lutte du Bien contre le Mal a commencé ...

La relecture de ce copieux ouvrage a pris des allures de madeleine de Proust. L'ayant lu de nombreuses fois pendant ma période King mania, j'ai des tas de souvenirs qui y sont rattaché. C'est un brin nostalgique que je vous parle donc aujourd'hui du Fléau de Maître King.

Le livre s'ouvre sur une préface du grand Maître lui-même, nous expliquant les tenants et les aboutissants de la publication de la version augmentée. Lors de la première édition en 1978, le livre avait été amputé de 500 pages. En effet, à l'époque King n'était pas encore aussi connu et les coûts de production s'avéraient trop énormes en regard du prix auquel le livre pouvait être vendu. L'auteur dû donc couper dans le texte. N'ayant pas lu la version courte, je ne pourrais vous parler de sa qualité, en comparaison avec la version longue.

La première chose qui frappe dans ce bouquin, c'est la pluralité des personnages et des points de vue. De chapitre en chapitre, nous sommes transbahuté d'un personnage à l'autre, d'un coin des Etats-Unis à l'autre, autant du côté des méchants que de celui des gentils. Là où King fait fort c'est que les personnages, loin d'être superficiels comme on pourrait s'y attendre du fait de leur nombre, ont une psychologie fouillée, un caractère bien à eux, une évolution au cours de l'histoire. Ce qui nous les rend attachants bien sûr, et le sacrifice de certains sera rendu douloureux.

Le second point important est la prégnance de la thématique de la religion, du Bien et du Mal, de Dieu et du Diable. Si l'idée de la destruction de l'humanité par un virus mortel est bien sciencefictionnesque, le fantastique reprend le dessus dans cette lutte du Bien contre le Mal, personnifié respectivement par le personnage de Mère Abigaël et Randall Flagg. Si la première fait office de prophète, le second tiendra lieu d'antéchrist. Le Fléau est un livre très manichéen, non par manque de finesse de l'auteur mais car c'est là tout le but de l'histoire.

King restant King, Le Fléau comportera bien sûr son lot de scènes dérangeantes, crues et violentes.

Dans la mesure où j'ai lu le bouquin beaucoup trop vite pour m'enquiquiner avec un crayon et du papier, je ne vous propose pas d'extrait cette fois-ci.

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