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Avis sur Le Loup des steppes

Avatar irisnicolle
Critique publiée par le

Hermmann Hesse écrit ce livre en 1927 et celui ci deviendra populaire dans les années 60-70.

Si ce texte nous parle c'est parce que (1 raison parmi 3000), tout comme beaucoup d'entre nous, Harry (le héros et aussi le miroir d'Hermann Hesse) s'emmerde dans cette "existence en demi-teinte, plate, uniforme et stérile".

Des pessimistes y'en a partout, à chaque coin de rues. Des pessimistes objectifs c'est déjà plus rare mais c'est surtout plus intéressant. Plus intéressant parce qu'ils ne se contentent pas de gueuler à tort et à travers (sport pratiqué par de nombreux érudits). D'ailleurs, le Loup des steppes ne grogne pas, il reste dans son coin en essayant tant bien que mal de survivre dans un monde qu'il perçoit avec une grande lucidité. Sa curiosité intellectuelle l'a conduit à se détacher de cette hostilité ricanante qui nous entoure et qui pour lui, l'étouffait. Il n'est ni arrogant ni haineux sauf peut être envers lui même. Le Loup des steppes n'est pas un vieux grincheux, bien au contraire, il est aux antipodes de Tati Danielle. Il est seul et isolé, on ne connaît que peu de choses sur Harry, il nous livre plutôt un exposé de son esprit.

Hermann Hesse signe un roman issu de la nécessité avec des touches d'existentialisme, mais Hermann Hesse ou plutôt Harry Haller est un vivant, il est pétrifié parce qu'il s'est montré trop exigent envers la vie, en ayant peut être eu de trop grandes espérances, de trop grandes demandes envers les hommes et leurs manoeuvres, il s'est recroquevillé en marge des humains entre les 4 murs de sa drôle de mansarde (tant fuie par moment).

La fatalité n'est pas uniquement l'oeuvre des dieux, ici le sort le touche un peu à la manière de Phèdre car lui aussi est en fin de compte détruit par son essence même.

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