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Mystère et Rouletagomme...non, Bouledebille... Arf, flûte !

Avis sur Le Mystère de la chambre jaune

Avatar Pravda
Critique publiée par le

Alors que je finissais de lire Le mystère de la chambre jaune, le marchand de sable avait lui depuis belle lurette épuisé son stock de sable et plutôt que fréquenter l'insomnie de trop près je m'en vais vous donner mon avis sur ce classique de la littérature policière. Comment ça, personne ne m'a rien demandé ?

L'intrigue de ce bouquin, c'est une mine d'or pour les imaginations fertiles et les curieux de tous ordres : Mlle Mathilde Stangerson est agressée de nuit dans sa chambre, son père et le père Jacques, un vieux serviteur, se pressent à la porte derrière laquelle à lieu un sacré ramdam et n'ont d'autre choix que d'enfoncer cette dernière pour trouver, ensanglantée sur le sol, la jeune-femme entre la vie et la mort.
Le problème est le suivant : par où a pu s'échapper le criminel ? La porte était bloquée par Monsieur Stangerson et Jacques, la fenêtre possède de solides barreaux et des volets parfaitement clos, il n'y a aucune trappe menant à une cave ou un grenier... En gros, le malfaiteur semble tout simplement s'être envolé !
Mais ce mystère éveille la curiosité de Joseph Rouletabille, jeune reporter à l'intelligence vive qui va mettre tout "le bon bout de" sa raison au service de cette affaire.

J'ai l'imagination fertile et une curiosité exacerbée alors cette histoire a su très vite me captiver, si bien qu'il me tardait d'en connaître le fin mot. On ne va pas se mentir, Leroux sait inventer une intrigue, égarer le lecteur sur diverses fausses pistes avant de le ramener vers ce qu'il pense être le dénouement... Puis non ! Disséminant par-ci par-là de petites phrases au sens bien obscur pour nous mais qui semblent claires comme de l'eau de roche pour Rouletabille, je l'avoue : on se prend au jeu, on se triture les méninges et on se prend la révélation sur le coin de la binette alors qu'on se fourvoyait dans à peu près toutes les explications possibles, sauf la bonne. En gros, un récit captivant à lire au coin de votre radiateur électrique avec une bonne tasse de thé / café / Auvergnat cola, que sais-je ?... Si certains d'entre vous possèdent une cheminée, je ne veux même pas en entendre parler.

Donc pour le contenu, rien à redire, mais par contre faudrait lui dire à ce brave Gaston (non pas "y'a le téléfon", tais-toi !) : que c'est mal écrit bon diou ! Dès le premier paragraphe ça saute aux yeux : phrases longues, alambiquées et syntaxe peu orthodoxe semblent de mise et cela ne fait que se confirmer tout le long du récit. Alors certes, je ne suis pas Baudelaire non plus, mais vous ne payez pas pour me lire, personne ne vous y force et d'ailleurs... Que faites-vous ici ?! A noter également le changement de narrateur pour un ou deux petits chapitres en milieu de roman, chose mal amenée et assez désagréable.

Alors vous me direz que si l'on lit Le Mystère de la chambre jaune, c'est plus pour se distraire et vous aurez raison. Force est d'admettre que Gaston Leroux atteint parfaitement cet objectif et après tout, on ne demande pas à La Callas de cuisiner divinement les pâtes. L'un dans l'autre, ce roman policier remplit donc parfaitement son contrat.

Bon, vous ne m'en voudrez pas de ne pas monter plus haut que 7, j'adore les pâtes.

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