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Dois-je vraiment vous présenter ce classique? Sans qu’on l’ai lu, nous le connaissons tous. Il est mon premier Wilde, et l’expérience fut étonnante.

Dorian Gray, jeune homme encore innocent et inconscient de la vie, pose sous le pinceau de son ami Basil. Ce dernier, éperdument épris de lui met tout son cœur et son âme dans la conception de la plus grande de ses œuvres. Il crée un portrait de Dorian au réalisme saisissant. La jeunesse, la beauté pure et l’insouciance se retrouvent dans le tableau. Il captive, étourdi les spectateurs.

Attrapant Dorian Gray dans ses filets, le beau parleur de Lord Henry va étourdir le garçon avec des réflexions et des certitudes sur l’avenir qui feront voler en éclat la bulle innocente où vivait encore l’adolescent. La prise de conscience de l’obsolescence du corps, la passion éphémère, les plaisirs coupables, la beauté qui se fane, toute cette inéluctabilité effraie d’un coup Dorian. Il va y réfléchir, penser, juxtaposer l’imaginaire de son soi futur sur l’image actuelle de son portrait.

Son physique devient une obsession, et sans s’en apercevoir l’amertume viendra assombrir son esprit. La certitude de la vieillesse l’aigri, il apparaît amer et peu respectueux de ses pairs. Malgré ses actes débauchés, son reflet ne change pas. Le tableau en revanche se métamorphose et jette aux yeux de son double l’état de son âme, les conséquences de ses crimes. Il va flétrir, pourrir, devenir monstrueux et irregardable alors que le Dorian vivant gardera sa beauté rare et sa fraîche jeunesse.

Le roman met en avant l’image que l’on perçoit des autres. La beauté est-elle synonyme de candeur, d’innocence et de bienveillance ? Au contraire la laideur serait l’image de la malveillance personnifiée. Un quasimodo et Claude Frollo.
Ainsi doit-on donner une confiance aveugle à une beauté adonienne et cracher sur un hideux sans connaître ni l’un ni l’autre ? Peut-on réellement se fier au physique de nos pairs, telle est la question. Le roman est brut, beau, s’étouffe parfois dans un verbiage analytique mais son message est puissant. L’habit ne fait pas le moine, et l’on ne peut se jouer du temps.

ellenbooks
6
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