The Silmarillion : La genèse selon Tolkien

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The Silmarillion : La genèse selon Tolkien

Né en 1892, John Ronald Reuel Tolkien vécut les premières années de sa vie en Afrique du Sud où son père avait un métier. Ensuite, sa mère retourna en Angleterre en le prenant ainsi que son frère avec elle, ceci ayant lieu en 1895. Ses deux parents décédèrent jeune. Ainsi, John alla dans un internat à la King’s Edward School, endroit où il se découvrit de grands talents linguistiques. Notamment pour les origines des langues anglo-saxonnes. Ceci lui ouvrit les portes à la prestigieuse université d’Oxford. Lors de la première guerre mondiale, il fut enrôlé dans l’armée qu’il quitta après avoir été malade de la fièvre des tranchées. Après les tourments de la guerre, il se consacra à l’enseignement de la littérature et à l’écriture de ses œuvres.
Dans « The Silmarillion » écrit par Tolkien, nous partons à la découverte des peuples elfes, hommes et de toute sorte d’autres créatures que nous avons rencontré dans les livres « The Hobbit » et « The lord of the rings ». Comme la Bible, en particulier l’ancien testament, il s’agit ici d’une genèse d’un monde. Ainsi, ce livre est l’un des fondements de tout un univers qui représente une vie de travail, celle de John Ronald Reuel Tolkien. S’intéresser au Silmarillion, c’est, après la lecture de « The Hobbit » et « The lord of the rings », prolonger son voyage dans cet univers différent et profondément construit.
L’inconvénient de ce livre, mais ce qui fait également son charme et son intérêt, est une potentielle lourdeur due à des généalogies complexes. Celles-ci sont néanmoins indispensables pour s’immerger totalement dans un univers différent de notre quotidien ainsi que de notre réalité physique voire biologique…
Un autre aspect qui me semble intéressant dans ce livre, c’est de voir l’évolution qui s’est produite sur la Terre du Milieu et même par-delà l’océan jusqu’au domaine des Valar et des elfes, terre des immortels, afin de comprendre comment nous en sommes arrivés à l’histoire de « The Hobbit » et « The lord of the rings ».
Pour ceux qui sont friands de récits mythologiques, tels que nous en trouvons dans le récit de Platon dans son livre « Critias » concernant la civilisation atlantidéenne, le Silmarillion en fait une interprétation renouvelée avec comme civilisation les Numénoréens. Enfin, comme dans la mythologie grecque, le Silmarillion aborde le sujet délicat de l’inceste.
En outre, il est curieux de constater dans « The Silmarillion » les mouvements de populations. En effet, les elfes ont tendance à vouloir rejoindre l’est tandis que, toujours dans le Silmarillion, les hommes ont le désir profond de rejoindre la terre des immortels à l’ouest. De cette façon, l’ouvrage aborde la mort et montre les tourments que cette réalité inspire à son auteur. D’un côté, il y a donc les êtres immortels ancrés dans la réalité et, presque, esclave ou du moins prisonniers de leur existence. De l’autre, les créatures mortelles à qui Illuvatar, le Dieu d’Arda, créateur comme le Dieu biblique, va octroyer un destin différent dans le secret de sa volonté. Un grand mystère plane donc sur le destin des hommes. Effectivement, Tolkien pose là une question qui transcende à la fois son œuvre mais également notre réalité de créature humaine : Quelle est la place ou le sens de notre existence ?

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