Respirez l'Amazonie

Avis sur Le Vieux qui lisait des romans d'amour

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Le vieux a le nom illustre d'Antonio Bolivar. Au fil d'une lecture d'un roman d'amour, il a du mal à s'imaginer Venise. Une ville dont les rues sont inondées? Impossible !

Seul le Vieux peut convaincre la Limace, créature risible qui remplit les fonctions de maire du village, de l'innocence des Indiens alors qu'un cadavre d'homme est découvert dans une pirogue. Notre héros connait la forêt comme sa poche et voit ici l'oeuvre d'une féline. Seuls son courage et respect de la nature peuvent faire face à cette créature. Ordre est de la tuer avant qu'elle ravage la population locale.

J'ai découvert l'Amazonie. Les Shuars, leur sarbacane et flèches au curare, leurs plantes médicinales, les inoffensifs ours à miel, les tapirs, singes, anacondas, tamanoirs, crocodiles et bien entendu le félin majestueux que nous suivons tout au long du récit. On découvre les rituels de Shuars, dont notre héros a tout d'un membre mais n'en sera jamais un.

La beauté amazonienne et tout ce qui vient avec. Les gringos qui foutent le bordel parce qu'ils ne comprennent pas la nature et la craignent, les américains qui veulent acquérir ici et là un bien familial à coup de billets verts, les chercheurs d'or... Dans ce roman, la nature finit toujours par reprendre ses droits.

En réalité, malheureusement... L'Amazonie est vieille de 100 millions d'années. L'homme l'aura détruite en quelques dizaines d'années. C'est notre poumon. Et nous sommes atteint d'une véritable embolie pulmonaire.

C'est un roman simple qui nous fait respirer et sourire.

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