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Le club des punks contre l'apocalypse zombie par Cédric Moreau

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Si Karim Berrouka écrivain est un quasi-inconnu, il en est autrement de Karim Berrouka chanteur, star au sein du microcosme punk en sa qualité de frontman de l'un des combos les plus vieux et les plus célèbres du genre et fraîchement reformé : Ludwig Von 88. C'est donc tout naturellement et comme son titre l'indique que le parisien parle de punks dans Le Club des punks contre l’apocalypse zombie, et ceci avec l'humour tranchant qui est le sien et qui caractérise les textes des chansons du groupe cité précédemment.

Le titre du roman étant on ne peut plus explicite, je ne vais pas me lancer dans un résumé détaillé ; vous aurez compris l’essentiel, à savoir que si vous vous plongez dans cet ouvrage, vous allez fourailler avec une compagnie de keupons destroy et une horde de morts-vivants avides de cervelle fraîche qui ne l’est pas moins. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que la rencontre entre les deux est détonante et jubilatoire ! Et si Karim Berrouka ne révolutionne pas le récit post-apocalyptique mettant en scène des zombies, sa variation keuponne rafraîchit considérablement le genre.

Qui connaît un minimum l’idéologie punk ne sera pas surpris du ton libertaire du roman et de la critique acerbe de notre société – et notamment une charge virulente contre la télévision – que l’auteur exprime en creux tout le long de son récit. Une des grandes forces de Karim Berrouka est d’entremêler avec talent culture zombie, culture punk, culture populaire et culture érudite, en réussissant le tour de force, notamment, de convoquer dans la même phrase à la fois Sid Vicious et Rimbaud. On ne peut pas faire plus opposées comme références ! Et tant que nous sommes dans les références, est-il utile de préciser que celles concernant la musique pullulent ? Nous sommes d’accord que non.

Qu’en est-il de l’écriture ? L’écueil ici serait de croire que, sous prétexte que le roman traite de punks et de zombies, la plume de l’auteur ne peut-être que rudimentaire, voire simpliste. Que nenni ! C’est extrêmement bien écrit, truffé de références en tout genre comme évoqué précédemment, et le vocabulaire utilisé est riche et varié, couvrant tous les registres de langue – un vrai travail d’orfèvre.

En résumé, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie s’avère donc être une variation jubilatoire du récit post-apocalyptique mettant en scène des morts-vivants.

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