👉 27 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Venez découvrir Triboulet ! Rejeté, oublié, les gens l’accablent d’injures et de coups gratuits sur la simple base d’un physique repoussant. Il n’a pourtant pas choisi, il est né ainsi, il ne peut que subir. Subir ce qu’il est, et la facilité avec laquelle autrui se soulage de sa colère sur ce qui gêne sa vue.
Sans amis ou famille, il a tout le loisir de voir et réfléchir à ce qui l’entoure. De quoi façonner, ouvrir son esprit à la compréhension, la logique, la lucidite.
Par un jour de chance, il passe de mendiant à fou du roi ! Grâce à sa langue bien pendue et ces répliques acides, le roi le veut auprès de lui pour le faire rire des ignominies de son monde doré.
Le pouvoir des mots, de la répartie sur le paraître. Mettre à nu les gens, loin de leurs vanités et de leurs privilèges. Le sarcasme comme ultime arme pour dire ce que l’on pense.

Triboulet nous emmène dans la folie, celle perçue des uns, puis des autres, car chacun voit la folie différemment. Elle peut prendre l’aspect d’un simple d’esprit, ou du noble qui chasse pour le simple plaisir de faire souffrir, pour la gloire, ou conquérir des terres. À chacun ses démences, puisque par rapport à quoi ou à qui cela se compare-t-il? D’ailleurs, est-ce quantifiable ou confrontable ? Le roman offre un regard acéré sur les nobles vus d’un manant, mais aussi sur les gredins vus par les vaniteux. La folie des grandeurs ou la folie arriérée.
En définitive, les fous et les puissants ont ceci en commun que nous tolérons avec largesse leurs actions. Les premiers car ils ne peuvent être jugés responsables de leur absurdité, les seconds car le pouvoir donne tous les droits.

Un roman qui joue sur les émotions, annonçant une comédie, surfant sur l’horreur des guerres et des jeux de dupes, de pouvoir, mais aussi sur bien des questions politiques. Les richesses gaspillées, le pouvoir donné à des gens non qualifiés, l’amour illusoire, et les fondements de l’existence. Qu’est-ce que le bonheur, l’intérêt de vivre dans un univers sans queue ni tête où le monde est plus fou que le fou créé pour les divertir, et les faire passer pour importants.

ellenbooks
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur.

il y a 6 mois

1 j'aime

Le roi n'avait pas ri
Nelly-H
8

Critique de Le roi n'avait pas ri par Nelly-H

Triboulet est le bouffon de Louis XII puis de François I°. Ce sont deux servantes du château d'Amboise qui l'ont baptisé ainsi. Auparavant, il n'avait pas de nom, car personne ne l'appelait. Il était...

Lire la critique

il y a 5 mois

1 j'aime

Le roi n'avait pas ri
ellenbooks
9

Le roi n'avait pas ri

Venez découvrir Triboulet ! Rejeté, oublié, les gens l’accablent d’injures et de coups gratuits sur la simple base d’un physique repoussant. Il n’a pourtant pas choisi, il est né ainsi, il ne peut...

Lire la critique

il y a 6 mois

1 j'aime

Le roi n'avait pas ri
cricri92
7

Critique de Le roi n'avait pas ri par cricri92

Bouffon de Louis XII et de François Ier, Triboulet est bossu et de petite taille. Brillant dans son domaine, il chahute l'ordre social le temps d'une répartie. Un jour, François Ier ne rit pas à sa...

Lire la critique

il y a 7 mois

1 j'aime

Le roi n'avait pas ri
ellenbooks
9

Le roi n'avait pas ri

Venez découvrir Triboulet ! Rejeté, oublié, les gens l’accablent d’injures et de coups gratuits sur la simple base d’un physique repoussant. Il n’a pourtant pas choisi, il est né ainsi, il ne peut...

Lire la critique

il y a 6 mois

1 j'aime

La Nuit qui ne finit pas
ellenbooks
7

La Nuit qui ne finit pas

Mike entend parler d’une maison, « Les Tours », à la réputation maudite car construite sur un ancien terrain, le « Champ des gitans ». Il n’en faut pas plus pour attiser sa curiosité, aventurier et...

Lire la critique

il y a 1 an

1 j'aime

Valentine ou la belle saison
ellenbooks
6

Valentine. Ou la belle saison

Valentine arrive bientôt au cap de la cinquantaine, ce moment où habituellement nous faisons le point sur notre passé, pour choisir les nouveaux chemins de demain. Mais il n’aura pas fallu attendre...

Lire la critique

il y a 1 an

1 j'aime