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May not we meet again.

Avis sur Les 100, tome 1

Avatar raviolissima
Critique publiée par le

Lorsque j'avais gribouillé mon avis sur The 100, série du même nom, j'avais conclu par dire que malgré son apparence de Lost pour ados et un pilote des plus calamiteux, Jason Rothenberg avait su étonner par son ton mature et quelques coups de génies jusqu'à ce que la saison 2 place le feuilleton clairement un cran au-dessus.

C'est en attendant la saison 3 que j'ai décidé de me commander le livre d'où la série avait été tirée. Je l'ai lu en anglais, je n'aurais donc rien à dire sur l'infâme traduction qu'on m'avait rapportée (mais au cas où vous hésiteriez, cherchez le bouquin sur Amazon et lisez les premières pages, vous vous rendrez compte du massacre).

DONC. Les 100 démarre dans le même contexte post-apocalyptique que la série: la Terre a été dévastée par une guerre nucléaire des siècles plus tôt, les quelques survivants ont trouvé refuge dans les étoiles. Mais les ressources s'épuisent et pour "le bien de l'humanité", les dirigeants décident d'envoyer 100 jeunes prisonniers sur Terre pour voir si la planète est de nouveau habitable.

On suit ces aventures à travers les points de vue alternatifs de quatre personnages: Clarke, Bellamy, Glass (bonjour qui êtes-vous ?) et Wells.

Pas grand chose à dire pour ce qui est de l'écriture de l'auteur. C'est simple, ça se lit bien, sans pour autant casser trois pattes à un cerf à deux têtes. Par contre, Kass Morgan a eut la main lourde sur les flash back (un par chapitre), et c'est vraiment ralentissant pour la lecture. 300 pages de roman, pas loin de 100 pages de flashs... C'est trop. Beaucoup trop. Surtout qu'on peut facilement les zapper, pour être honnête.

Les personnages ne sont pas vraiment décrits, ou alors très vaguement. Bien sûr, si on a vu la série, on les imagine avec les gueules des acteurs mais sinon, il faut laisser faire l'imagination. Ils sont globalement au nombre de quatre, plus quelques autres qui leurs sont apparentés:

  • Clarke, la plus identifiable, qui prend sur elle et essaye de gérer tout ce petit monde.
  • Wells, le fils du Chancelier. Il est amoureux de Clarke qu'il essaie de reconquérir et... c'est à peu près tout ce qui le définit.
  • Bellamy, embarqué à la dernière minute dans le but de protéger sa petite soeur Octavia. Certainement le plus attachant de tous.
  • Et Glass, qui s'est échappée de la navette pour rester sur l'Arche. On peut penser qu'elle serait nos yeux et nos oreilles de ce qui se passe là haut, mais il n'en est rien. Il n'est question que de son copain Luke, de ses sentiments amoureux, de sa mère, et d'un triangle amoureux niais au possible. J'ai tout bêtement zappé ses POV après trois chapitres de calvaire.

Bref, c'est sur Terre qu'on suit le reste des 100 qui débarquent dans un monde qu'ils ne connaissent pas, loin de l'organisation et des règles strictes de l'Arche. Ils y découvrent la nature et ses odeurs, la joie d'être libre, la beauté des couchers de soleil, la sensation de la pluie sur leurs visages... Tout se passe à travers leurs sensations. Mais ils doivent vite comprendre qu'ici il n'y a plus d'adulte pour les guider et qu'ils devront se remettre de leurs émotions pour commencer à prendre leurs responsabilités.

Cet aspect est plutôt intéressant, mais malheureusement ça nous amène à l'un des plus gros points faibles du bouquin: c'est lent.

En fait, il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome. Ils débarquent, ils découvrent, ils pêchent, ils chassent mais globalement ils ne s'éloignent pas de la navette. On dirait plus une grosse introduction de 300 pages qu'un roman. Pour preuve, le petit "twist" final a été balayé en un seul épisode de la série de Rothenberg (je ne spoilerais pas, mais libre à vous de regardez la bande annonce de la série si le livre ne vous intéresse pas plus que ça).

L'auteur a mis les romances adolecentes au coeur de son histoire, ce qui fait qu'à la place de se poser la question sur comment il faut s'organiser pour survivre, le sujet est plus aux "Il m'aime mais il m'a trahi. Dois-je lui pardonner ?"

Et c'est bien dommage, parce que ça partait bien.

C'est bizarre de dire qu'une adaptation peut dépasser en tous points le roman dont lequel elle est tirée, mais à mon sens c'est le cas. Jason Rothenberg a su voir là où il y avait du potentiel (le personnage d'Octavia, la relation Bellamy/Clarke qui si elle n'était pas dégueulasse à lire dans ce livre, a été largement dépassée par leur dynamique à l'écran) et là où il n'y en avait pas (Wells, Glass et ses histoires de coeur -MERCI DIEU ).

J'ai essayé de ne pas être trop mauvaise foi, j'ai donc noté comme si je n'avais jamais vu la série et j'ai mis la moyenne, soit 5/10.

Mais je n'achèterais pas le tome 2.

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