Un livre pas trop diffus

Avis sur Les Gratitudes

Avatar Raineyd
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Les gratitudes n'est pas vraiment le genre de livre que j'ai l'habitude de lire. Et puis vous savez quoi ? On a fait un échange de livres : je te pique le tiens et je te donne ça à la place. Alors pourquoi pas ? Après tout, il ne paie pas de mine. Je devrais dire : il ne mets pas de pine. Excusez-moi, je m'enfouille ! Donc finalement, je l'ai lu. Ce qui a dû me prendre... un peu plus de deux heures au grand maximum. Au moins, je ne pourrai pas dire qu'il m'a trop fait perdre mon temps.

Meux de jots

Ce qu'il faut comprendre, c'est que le livre se centre sur l'histoire d'une vieille dame qui berd la poule. Ou plutôt, qui mert ses peaux, pour être exact. Une occasion pour l'auteur de jouer avec les mots justement. De jouer également avec la sagacité de la vieille femme, entre ce qu'elle n'arrive plus à exprimer d'un côté, et la force de ses intuitions de l'autre. Et il est vrai que Delphine de Vigan arrive ainsi dans ses dialogues à créer quelques situations cocasses, qui ne sont pas sans nous soutirer un sourire ou un rire. Un principe intéressant ; mais un peu court...

On se fait un peu chier, non ?

Car à part ça, il ne se passe pas grand chose dans la vie de la vieille Michka. Comment pourrait-il se passer grand chose dans un Ehpad ? Son amie Marie vient la voir. Son ortophoniste Jérôme vient la voir. Et entre ces périodes de dialogues, les rêves abscons de Michka à propos de la directrice et les quelques moments pénibles où l'auteur se perd dans le pathos. Les deux loustiques - Marie et Jérôme - bien sûr, vont enfin se rencontrer à la fin du roman, tandis qu'ils ne s'étaient jamais croisés avant, laissant le roman sur une fin ouverte, où la mort laisse peut-être la place à la vie. Une fin ouverte et... attendue... Et puis le gentil Jérôme ira retrouver les bienfaiteurs de Michka, qui l'auront caché durant l'occupation nazie, et lui révèlera leurs douces paroles de bonté et de gratitude - le temps pour moi de reprendre un café... Somme toute, des péripéties gentillettes pour combler le vide entre des scènes de dialogue où il ne se passe pas grand-chose.

Un livre gratifiant ?

Ma foi, aussi vite lu, aussi vite je l'aurai oublié sans doute. Pourtant, je ne vous le déconseille pas. Vous pouvez toujours le lire si vous n'avez rien d'autre à faire. Il n'est pas mauvais en soi, quoique n'ayant rien de transcendant.

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P.S.: veuillez pardonnez le rédacteur de cette critique pour la sordidité de ses jeux de mots, que vous mettrez j'en suis sûr, sur le compte de la fatigue et non de la paresse intellectuelle.

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