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Marquer les ombres par Laure-A

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En premier lieu, je dois avouer que je n’ai pas lu la série Divergente, et que je n’ai pas non plus été voir les adaptations au cinéma. J’abordais donc le nouveau roman de Veronica Roth avec un œil neuf et ne m’attendais pas à grand chose à vrai dire, mais la couverture me faisait bien envie. Je me suis lancée d’abord doucement, à mes heures de pause au travail, et puis beaucoup plus vite : je voulais savoir la suite des événements !

Il y a plusieurs point qui m’ont assez vite troublée dans ce roman :

⊗ les noms des personnages impossibles à retenir dans un premier temps
⊗ le nombre de personnages très conséquent (ce qui rend les noms encore plus difficiles à retenir) : j’ai fini par noter sur une feuille chaque nouveau nom quand il apparaissait. L’avantage, c’est qu’au bout de quarante pages, je n’avais plus besoin de ma feuille.
⊗ science-fiction ou fantasy ? Certes, l’histoire se passe dans les étoiles, mais pas dans le futur (ce qui est la base de la SF tout de même). On est, pour moi plutôt sur un monde imaginaire totalement inventé par l’auteur, donc plutôt dans de la fantasy. Mais Nathan le classe comme SF….
⊗ si le contexte est d’abord très bien installé par l’auteur dans les premiers chapitres relatant la jeunesse des deux héros, très vite, beaucoup de choses ne sont pas expliquées en détail. J’ai compris le sens du titre par exemple, très tard dans le récit, alors qu’elle évoquait ce rituel depuis un moment déjà (bon… je suis peut-être stupide après, on ne sait pas…)

MAIS ! Car, malgré ces points plutôt tournés vers le négatif, il y a un mais. J’ai beaucoup aimé plonger dans cette histoire. Le style de l’auteur n’y est pas pour rien. Si certains détails du contexte nous échappe encore (après tout ce n’est qu’un premier tome !), le caractère et la sensibilité unique de chaque personnage sont très bien travaillés. On a affaire à de vrais personnages de romans, pleins de complexités, ne baignant ni dans le bien ni dans le mal. Leur évolution se fait en douceur (ou en violence) et est très compréhensive.

Ce monde tourne autour d’une organisation complexe de neuf planètes principales, de peuples différents qui ne s’entendent évidemment pas tous aussi bien qu’on pourrait l’espérer. On a une vision du « ni bien ni mal » dans ce roman que j’ai rarement vu aussi recherché. Fini les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Selon les points de vue, selon les intérêts de chacun, on peut dans cet univers-là, être un jour le gentil en tuant quelqu’un, et le lendemain le méchant parce qu’on a épargné la vie.

Mais je confirme quand même, car plus j’y réfléchis, plus j’en suis certaine : nous sommes bien sur de la fantasy et non de la science fiction. Franchement, laissez-vous tenter, l’univers nous poursuit encore après la lecture des dernières phrases !

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