La possibilité d'une ville

Avis sur Niourk

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Sur Terre, dans longtemps. Les océans se sont asséchés, les continents ont été abandonnées, la civilisation a régressé à l'âge de pierre. Une tribu sauvage, installée dans la vallée océanique entre Haïti et Cuba survit grâce à la chasse et voue un culte naïf à un vieil ivrogne qui, prétendant aller parler aux Dieux, monte sur Cuba pour aller se pochetronner dans une rhumerie abandonnée de Santiago.
Le vieux se saoule un peu trop et en meurt. La tribu, ne le voyant pas descendre entame un exode vers des prairies plus verte, croise la route de poulpes mutants, les tue, les mange, est irradiée et meurt à son tour. Seul survit un garçon noir, souffre douleur de la tribu qui a réussi à remplacer le vieux sage après lui avoir chourré son collier et découvert un pistolet laser qui ne se décharge jamais, sauvé la tribu des griffes des poulpes et rencontré un humain évolué qui lui a dit qu'à Niourk (c'est à dire New York), il y avait du gibier à chasser. L'enfant noir décide donc d'emmener la tribu à Niourk mais comme tout le monde meurt sauf lui, il y va seul.
Et si jusque là l'histoire était sympa, quoiqu'un peu naïve et enfantine, les péripéties à Niourk ont tellement rien à voir avec le début du livre qu'on se demande si c'est toujours la même histoire :
L'enfant noir qui s'est nourri de cervelle de poulpe radioactive voit son intelligence s'accroitre de façon exponentielle. Il comprend des concepts compliqués, apprend à lire en 5 mn, rencontre des hommes évolués expatriés sur Venus, lit tous les livres d'une bibliothèque en une nuit, conceptualise la lévitation, le clonage, transporte la Terre dans une autre galaxie pour la protéger et rester tranquillement avec sa tribu qu'il a reconstruite avec des hommes synthétiques de sa fabrication...

Bon. A part que çà ressemble de façon troublante à 'la possibilité d'une île' (l'assèchement des océans, la régression des hommes, le retour à un âge barbare, la survivance d'une élite d'hommes éprouvette...), ce livre de SF ne m'a pas plu. C'est bien écrit et agréable à lire, il y a de l'aventure et de l'action, oui. Mais le titre et l'illustration de couverture (de Bilal) trompe sur la marchandise car l'aventure dans Niourk ne représente qu'un petit quart du récit et joue finalement assez peu sur le choc des cultures et le contraste entre la grande ville et les sauvages. L'introduction de l'aventure parallèle des vénusiens, eux aussi perdus dans Niourk alourdit l'histoire et surtout la transformation radicale de l'enfant noir qui, de petit malin débrouillard devient un génie aux pouvoirs quasi divins ne m'a pas convaincu.

Bref, agréable et naïf, conviendra à un enfant de 10 ans...

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