Les potes me manquent déjà !!

Avis sur Nous rêvions juste de liberté

Avatar Caroline Galmard
Critique publiée par le

Je viens de refermer le livre et les potes me manquent déjà : Hugo, Freddy, Mani, Sam...
Des copains avec qui j'aurais partagé des fiestas d'anthologie et que j'aurais bien envie d'appeler "allez, on remet ça quand ?"
Et puis ce roman m'a fait poussé des envies tout à fait bizarres.
Comme de partir sur une bécane, cheveux aux vents, sur des grandes routes poussiéreuses. Moi qui n'ait pas dépassé le stade bicyclette au niveau 2 roues et qui ait du prendre un ouvre-boîte pour desserrer ma mâchoire les rares fois où je suis montée sur une moto.
Comme de me lancer dans une baston, en frappant avec mes petits points et même filer un ou deux coups de boules. J'ai toujours rêvé de filer un bon coup de boule.
Comme de partager un ptit pétard en refaisant le monde jusqu'au bout de la nuit. Mais j'ai arrêté de fumer depuis plusieurs années, alors le pétard, c'est foutu.
Comme de me faire tatouer 1% sur le bras et le garder au chaud sous un blouson qui sent le vieux cuir et le cambouis. Mais j'aime pas les tatouages et j'ai même pas de blouson de cuir.
Comme de vivre au jour le jour, sans trop savoir où dormir, quoi manger, qui on va rencontrer. Pourquoi pas, mais si je ne mange pas, je vous promet je deviens méchante...
En bref on se prend une bonne grosse dose de liberté.
Mais c'est quoi la liberté au final ? C'est choisir sa vie en respectant au mieux les valeurs que l'on s'est appropriées.
Et ce roman traite pas mal des limites de la liberté : quand les personnages s'enferment dans leur envie de ne pas s'arrêter de rouler, de ne pas s'arrêter de consommer des substances aliénantes, quand leur mode de vie les obligent à commettre des larcins plus ou moins répréhensibles. Et quand la violence défendant la liberté totale mène à l'enfermement lui aussi total.

Bref, ce sont de mauvais garçons, mais je les ai vraiment adorés. Et l'univers qui va avec. ça sent bon les années 70 et je crois que je ne m'en lasserai jamais.

Dernier compliment et après j'arrête : le champ lexical utilisé est savoureux, bien choisi, un peu argotique, un peu mal parlé, juste ce qu'il faut pour que l'on ait l'impression d'entendre les phrases et les pensées des protagonistes plutôt que de les lire.

Alors faut-il le lire ? Oui. Énorme oui. A défaut de blouson de motard, je vais ressortir une vieille jupe à fleurs et m'écouter la BO de Sugar Man et Bohemian Rapsody.

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