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Giverny, petit village normand de 500 habitants, connut pour son illustre demeure, habité par le maître de l'impressionnisme, Claude Monet. Son unique rue principale, ses champs, sa rivière l'Epte, sa forêt de peupliers, un coin paisible qui sort de sa torpeur avec l'arrivée des touristes durant l'été. Mais un point noir vient brouiller le cadre bucolique du village eurois. Le corps de Jérôme Morval est retrouvé, lacéré de coups de couteau, crâne brisé et immergé dans l'eau. Il est clair que le meurtrier voulait à tout prix le voir disparaître…

« Nympheas noirs » jongle entre romance, policier et histoires de vie.
Deux enquêteurs prennent en main ce mystère sordide, un duo de flics complice que j'ai apprécié suivre. Deux caractères opposés mais qui se complètent, Sylvio Bénavide, sérieux, méthodique, loyal et Laurenç Salignac gentiment moqueur, impulsif. Pendant qu'ils mènent l'enquête, on découvre la vie de trois givernoises  : Fanette, une jeune artiste en herbe passionnée de 11 ans, Stéphanie, l'instit' trentenaire « femme fatale ou femme perdue ? », elle est prisonnière d'une vie sans couleurs, et une vielle femme aigrie qui, du haut de son moulin des Chennevières, maudit les touristes, la modernité, et partage son regret de voir changer son village au fil des ans. C'est cette dernière qui nous conte dans certains chapitres la vie à Giverny, dont j'ai aimé le ton acerbe teinté d'humour piquant. Une veuve noire qui erre et qui porte un regard bien aiguisé, intransigeant, qui voit tout et que personne ne remarque.
Au cœur de ce petit cosmos, tous semblent suspects du meurtre. Derrière les murs des maisons de pierre, des secrets plus ou moins sombres se cachent. Le doute plane chez le lecteur tout au long du roman. Tout en sous-entendus, l'auteur nous pousse vers des hypothèses variées qui nous laisse suspicieux à plusieurs reprises. Un procédé que j'ai trouvé plutôt accrocheur.
Bien sûr, on ne peut pas parler de Giverny sans évoquer Monet. Bussi connaît son sujet et disperse comme il faut des anecdotes sur le peintre. Le lieu est aussi retranscrit de manière fidèle et on se voit s'y balader facilement.
Enfin, au 3/4 du roman surgit le twist. Ce n'est pas le retournement de situation du siècle mais il nous fait pousser un « aah d'accord... » de surprise et tout devient limpide. Une fin qui frôle l'histoire à l'eau de rose, toutefois.

Une lecture agréable et de détente. Un bon petit suspense, à lire sur la plage.

Vespertine
7
Écrit par

il y a 6 ans

Nymphéas noirs
Jacana
10

Une intrigue passionnante dans un véritable tableau vivant: à lire absolument!

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Nymphéas noirs
Maximous
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Nymphéas noirs
Parkko
3

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Vespertine
5

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5

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