Auteur :

Denis Merklen
Genre : EssaiDate de publication : janvier 2009 Parution France : janvier 2009

Éditeur :

La Dispute
ISBN : 9782843031571, 9782843031571

Résumé : Pour les classes populaires, le quartier est devenu le terrain des nouvelles solidarités et identités. De nouveaux conflits y prennent forme. Le quartier est aussi l'espace de l'action publique et de ses institutions, qu'elles soient étatiques ou non : école, police, associations, politiques sociales, partis politiques, groupes religieux s'y activent. Et du coup, ici aussi, se localisent les formes variées de l'action collective, de la protestation à la négociation, de la révolte à la participation créatrice aux politiques sociales, urbaines ou culturelles.Le positionnement même des catégories populaires au sein de la société en est bouleversé. Changement de sociabilité, changement du sens de la politique, changement dans les processus d'individuation. Denis Merklen, sociologue, nous propose de comprendre ce complexe de phénomènes qui a transmué les «travailleurs " en " habitants " ou en «pauvres"." Son analyse rigoureuse de ce qui se passe effectivement dans les situations sociales de changement extrême nous invite à élargir la conception que l'on se fait communément de la politique», nous dit Robert Castel dans sa préface. Car ce qui se joue entre les mots qui n'ont rien d'interchangeable - individu, citoyen, pauvre, habitant, travailleur - c'est en bonne partie l'avenir de nos démocraties.Extrait du livre :Tout conduit à penser qu'une bonne partie de l'identité des classes populaires migre du travail vers l'habitat. Ceux qu'on nommait avant les ouvriers sont devenus simplement des habitants de quartier, ils sont socialement identifiés par des références au territoire où ils habitent. Quand des jeunes de classe populaire transitent vers des espaces publics qui ne sont pas directement associés à leur univers, on voit en eux des banlieusards ou des jeunes de quartier. Mais aussi les adultes et les enfants sont souvent socialement définis comme des habitants de quartier. C'est comme cela que les nomme la presse, c'est ainsi qu'y font fréquemment référence les hommes