Tout d'abord, en lisant le résumé du livre, je m'étais imaginé autre chose. J'imaginais un huis-clos dans un couple, peut-être des violences conjugales, un adultère ou un homicide involontaire. En fait, je m'imaginais un scénario à la Barbara Abel ; couple sans histoire, un événement extraordinaire arrive – un meurtre – et on voit comment des gens normaux deviennent des monstres...
En réalité, attendez-vous à des gens qui sont bien loin de la normalité. Tous les personnages sont d'énormes pervers narcissiques et manipulateurs - chacun avec leur degré - et ce sera le jeu de celui qui sera le plus timbré. Il est donc très difficile de s'identifier aux personnages. Et ça, sur 600 pages, c'est plutôt gênant.
De plus, il y a beaucoup de personnages et de nombreux rebondissements. D'abord, le couple Deborah Pennac et David Pennac, celui qui a « tout pour plaire » sauf qu'à aucun moment je trouve que ce couple a « tout pour plaire », m'enfin... Ensuite, le frère de ce dernier, Nicolas Pennac et sa femme Laura Pennac qui vient de disparaître en laissant orpheline sa fille de 4 ans, Emma Pennac. Voilà les personnages du clan des fous « Pennac ». Ensuite, on a Sacha Mendel, un flic peu orthodoxe qui vient de finir une infiltration de plusieurs mois dans un groupe de mafia dans le but de faire tomber son parrain, Gabriel Strano. Les supérieurs de Sacha Mendel lui interdisent de poursuivre l'enquête et il se rabat sur l'affaire de la disparition de Laura, avec toujours Strano qui l'a découvert et le menace. Le flic a une femme, une connasse du nom de Marion Mendel qui le trompe ouvertement.
Vous suivez ? Bon, maintenant vous mettez tous les personnages dans un sac, vous mélangez le tout et sortez les numéros au hasard afin d'en faire des péripéties sur 600 pages.
Il faut attendre la page 280 pour entrer dans l'intrigue, en tout cas pour entrer dans ce que la 4e de couverture nous indique comme « le point de rupture ». Sur 400 pages ensuite vous aurez – sans ordre préétabli – des accidents domestiques, des prises d'otages, des accidents de la route, des menaces de mort, des morts, plein de morts...
Sans vous spoiler – de toute façon la fin est tellement improbable qu'on ne peut guère la deviner – on apprend que les frères Pennac étaient des gamins dangereux, qu'ils aimaient créer des petits accidents jusqu'au jour où ils ont versé des clous sur la route et fait renverser un bus scolaire rempli de bambins. On ne sait pas vraiment de David ou Nicolas est le vrai cerveau de ces folies. Une chose est sûre c'est que David Pennac, Nicolas Pennac, Sacha Mendel et même, oui oui, Gabriel Strano sont tous amoureux de Deborah Pennac et voudrait bien la mettre dans leur lit. J'arrête d'écrire, j'en dis déjà trop...
En voir plus sur ma critique du blog