Voyage au centre de la Terre

Avis sur Voyage au centre de la Terre

Avatar Kévin Beaupuy
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Malgré deux chapitres de présentations du professeur Lindenbrock et son neveu Axel, à travers des notions de décryptage qui m'ont malheureusement semblé lassantes, l'aventure commence, tout s'enchaîne alors très vite.
On est alors absorbé par cette course trépidante menée par l'impatience du professeur, qui rythme ainsi le récit. On suit alors en approchant du but, l'enthousiasme grandissant d'Axel : l'apprenti aventurier qui marche dans les pas de son oncle.
D'autre part, ce qui m'a vraiment plu dans cet oeuvre, c'est Hans le chasseur local. Le troisième personnage de l'aventure apporte tout son intérêt à l'intrigue, il est le côté inconnu du trio, car les deux Lindenbrock se connaissent déjà parfaitement bien. De première abord silencieux, distant, froid et insouciant à la fois de la faim, du danger et même de sa vie (pour suivre la folie du professeur jusqu'à sa destination mortelle, objectivement), il s'avère finalement être doté d'émotions (que l'on découvre lorsque qu'il trouve enfin de l'eau) et s'affirme comme un véritable allié en leur sauvant la vie à plusieurs reprises. Comme il ne se plaint jamais et qu'il ne laisse pas plus de place à l'abandon, il incarne le calme, en totale contraste avec le doyen du groupe, de telle sorte qu'ils se complètent "On dirait que cet être bizarre devinait les projets de mon oncle". Les personnages (et nous même) forment donc des liens avec Hans qui se renforcent fortement au fil du temps, jusqu'à éprouver de la tristesse en se séparant de lui.
Je reste néanmoins sur ma faim à l'issue de leur aventure intra-Terra, je trouve le dénouement bien trop expéditif. En lisant, je voyais le nombre de pages restantes diminuer en me demandant avec craintes par quels moyens ils parviendraient à leur objectif, et par quel miracle ils s'en sortiraient vivant, en si peu de temps... La réponse est simple : deus ex machina, abracadabra on est dehors. Certes le grand Otto Lindenbrock nous formule une explication scientifique, mais qui hélas ne dépasse pas pour moi le stade de baliverne.
Je vous conseillerais donc de ne pas vous arrêter aux premières pages, mais de persévérer pour profiter de cet ouvrage. Et en ce qui concerne la fin, régalez vous avec celle du Monde Perdu de Conan Doyle !

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