Au premier abord, on pourrait penser que ce livre va parler de guerre avec toutes les atrocités qui peuvent y être liées. Il apparait que les scènes d’action y sont nombreuses, rythmées, souvent brutales. Les combats vécus au travers du regard de ces biomorphes (chiens, ours, abeilles, lézard…) y sont un peu déshumanisés. La guerre ressort comme quelque chose de froid et mécanique, dénuée de sentiments.
Si au début du récit ces biomorphes se montrent sous un jour artificiel, obéissant aveuglement aux ordres reçus, petit à petit leur conscience pointe le bout de son nez, montrant leurs doutes, leur loyauté, mais aussi leur confusion face aux ordres reçus. Cette ambivalence entre obéissance programmée et conscience naissante rend le récit plus profond.
Au delà de cela, l’apparition d’une conscience chez ces biomorphes pose la question de la considération que l’Humanité peut leur apporter. Cette dualité entre animal et conscience humaine met en avant la question du racisme et de l’acceptation par l’autre.
On peut s’interroger sur la responsabilité de l’Humanité face à ses créations, sur la loyauté et sur quelques autres sujets.
Au final, ce livre n’est pas juste un récit de science-fiction militaire, c’est aussi une réflexion sur la différence.
J’ai apprécié cette double lecture entre les scènes d’action et les interrogations qu’elles amènent.
Pour moi un très bon livre que je recommande.