Que se passe-t-il lorsque vous mélangez le Versailles de Louis XIV à la mythologie romano-grecquo-nordique ? Eh bien, il faudra lire La Morsure des roses pour le savoir.
Caelynn est la fille d'un dieu, sa préférée selon ses quatre autres soeurs. Et avoir un tel dieu comme paternel n'est clairement pas de tout repos. La preuve, il leur interdit de quitter le mont Eremion et encore pire : elles ont chacune un territoire délimité qui ne peut chevaucher celui des autres soeurs. Peu de possibilités de renforcer les liens familiaux donc... Mais que se passe-t-il lorsque cela fait des années que Ur-Orio, leur père, n'est pas descendu les voir ? Ne serait-ce pas le moment de découvrir le monde dont on leur interdisait l'accès ? D'autant plus que les jumelles, les aînées de la famille, sont immortelles et ont bien décidé de ruiner la vie des plus jeunes.
En parlant famille : j'étais persuadée que l'auteur était une femme et que ce livre représentait une relation conflictuelle avec son père mais quel surprise de me rendre compte que l'auteur est bien un homme. Qui a peut être une relation conflictuelle avec son père, allez savoir. En tout cas, les personnages sont très bien décrits et les relations familiales compliquées aussi. Chacun a une personnalité haute en couleur, quoique caricaturale. Par exemple, Caelynn est présentée comme une jeune femme naïve qui ne comprend rien au monde fastueux où vit sa soeur... Eh bien à la fin du roman, Caelynn est à peine moins naïve.
Comme pour beaucoup, c'est la couverture qui m'a attirée. Maintenant que je l'ai lu, je peux le dire : ça a été une vraie expérience que cette lecture mais je dois avouer que je ne m'y suis pas retrouvée. A plusieurs reprises j'ai relu le paragraphe tant j'avais l'impression d'avoir raté des pages devant le cheminement de plus en plus rocambolesque. Je suis persuadée que l'auteur s'est bien amusé à écrire ce livre (et c'est tant mieux pour lui) mais c'est un monde tellement farfelu que j'en suis restée hermétique.