Simenon l'américain
Un roman à l’américaine, un vrai de vrai. Avec des très méchants et des moins méchants. Avec des règlements de compte, la famille, la loyauté, des vendus et des tueurs. Un roman qui, sans surprise, a...
Par
le 11 nov. 2025
« Les frères Rico » (1952) est le 111e roman (sur 192), écrit, à 49 ans, à Lakeville (Connecticut), par Georges Simenon (1903-1989). C’est le 73e de ses « romans durs » (sur 117, c’est-à-dire sans Maigret, héros de 75 autres romans). Il a fait l’objet d’une adaptation cinématographique américaine (1957), par Phil Karlson (1908-1985) et d’une adaptation télévisuelle, également américaine, « The family Rico » (1972) par Paul Wendkos (1925-2009) avec Ben Gazzara. A l’instar de ses romans, « Le coup de lune » (1933) et « Les gens d’en face » (1933) où Simenon décrivait froidement et cliniquement, respectivement, le colonialisme au Gabon et le communisme soviétique, le roman constitue une description finement analysée d’une organisation mafieuse américaine, à travers les frères Rico (parents siciliens installés à Brooklyn) dont l’aîné, Eddie (38 ans), dirige en Floride une entreprise de fruits, et qui a minutieusement organisé sa vie mais totalement sous emprise, en respectant la règle de l‘Organisation, contrairement à ses frères, Gino (36 ans) et Tony (33 ans) qui ont choisi, au péril de leur vie, d’en sortir. Son rôle de frère aîné voulant aider ses 2 frères, rappelle celui de Patrick Martin Ashbridge dans « Le fond de la bouteille » (1949), avocat et « deputy sheriff » en Arizona et bien marié, contrarié par le retour de son frère loser, Donald (il s’est évadé de prison pour se réfugier au Mexique) mais préféré de sa mère qui lui passait tout.
Créée
le 22 sept. 2025
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