C'est toujours un plaisir de lire John Scalzi, un auteur américain qui a beaucoup de cordes à son arc. Il a l'habitude d'alterner les romans comiques ou pastiches et les romans plus sérieux.
Superméchant débutant est de la première catégorie.
Tout commence pour Charlie,le héros un peu paumé de ce roman, par un riche héritage inattendu et surtout par des funérailles étonnantes, où des armoires à glace à l'accent russe prononcé essayent de poignarder le cadavre de son oncle dans son cercueil pour s'assurer qu'il est bien mort !
À partir de là, les événements s'enchaînent pour Charlie, qui va aller de découvertes stupéfiantes en découvertes stupéfiantes.
Je ne veux pas trop en dire, pour ne pas divulgâcher, mais John Scalzi joue des tropes et codes liés à la figure de l'espion, tel qu'on le fantasme dans la culture populaire (et on pensera notamment à James Bond, mais aussi à des jeux vidéo comme Evil Genius) : gadgets technologiques improbables, réunions de grands méchants façon S.P.E.C.T.R.E., complots à tous les étages, base secrète sur une île volcanique perdue
(surveillée par des dauphins cégétistes, et ça, c'est la régalade)
L'histoire est très prenante, très drôle (je suis fan de l'humour de Scalzi, donc avis à prendre avec des pincettes : il m'amuse beaucoup), et propose une galerie de personnages savoureux, des retournements de situations à foison, bref c'est nickel.
Un très bon roman, très "feel good" malgré un taux de décès élevé, tout cela grâce à l'écriture toujours aussi efficace de Mister Scalzi (à lire avec un accent russe svp).