Avec Toutes les vies, Rebeka Warrior délaisse (sans vraiment quitter) les scènes électro et punk pour livrer un texte d’une sincérité désarmante. Quel plaisir de découvrir qui se cache derrière la performeuse provocatrice de Sexy Sushi, Mansfield.TYA ou Kompromat !
De découvrir une autrice introspective, capable de transformer la douleur la plus intime en matière poétique et lumineuse.
Le cœur du livre repose sur le rapport à la vie à la mort, au deuil.
Le deuil, Rebeka le traverse à travers l’écriture, la philosophie, la musique et la spiritualité. On y croise Sartre, Beauvoir, Guibert, mais aussi le bouddhisme zen et les silences de la méditation, autant de repères pour tenter de comprendre comment continuer à vivre quand l’amour n’est plus là.
L’écriture, fragmentée et brute, alterne journaux intimes, souvenirs et réflexions existentielles. Par moments, on rit, souvent on pleure. Rebeka Warrior réussit ce tour de force : transformer la perte en une célébration de la vie, de la création et du mouvement. Elle se décrit « mi-folle, mi-sage », et c’est exactement ce que dégage le livre, une énergie à la fois destructrice et salvatrice.
Le tout sans pathos ni pose, Toutes les vies touche juste. C’est un récit de deuil, mais aussi une déclaration d’amour à la vie et à la résilience.
J’ai été totalement été happé par cette liberté. Un de mes coups de cœur littéraire de 2025 !