Long is the road so fuck off !

Avis sur Bitter Sweet Symphony

Avatar SmileShaw
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(Note au lecteur : ceci a été rédigé sous le haut patronage de ma copine Nostalgie qui a toujours la sale manie de débarquer chez moi à l'improviste et en défonçant la porte à grands coups de tatanes ! Bonjour la délicatesse !)

Oui hier mon passé m'est revenu en pleine face, sans crier gare, par surprise.
Enfin, une partie de mon passé. Ouais, j'ai plus 20 ans comme vous le savez. Et pour le coup, il est préférable qu'il me revienne par épisode, c'est moins douloureux.
Hier donc, je suis tombée sur ce titre, totalement oublié mais ô combien adoré à l'époque de sa sortie.
La mémoire est étrange : je me souviens de mon bonnet orange avec une grosse fleur blanche sur le côté, avec lequel je déambulais fièrement (déjà prétentieuse à l'époque) dans la cour de la maternelle, faisant tourner les têtes de tous mes petits camarades (pour être tout à fait honnête, ils me filaient plutôt des coups de pied, les salauds), mais j'avais complètement occulté Bitter Sweet Symphony, seul titre au monde à avoir réussi l'exploit de me faire ressortir de sa boîte poussiéreuse mon violon, tout ému de se voir à nouveau tripoté, à défaut d'être dorloté.

Cette chanson ouvre le 3e album du groupe, Urban Hymns et contribua fortement à la vente de ce dernier. Faut reconnaître qu'on fait plus laid, comme vitrine.
Mais peut-on considérer Bitter sweet symphony comme un grand titre ? Après tout (et à ma grande surprise), il n’apparaît que 392e au classement des meilleurs morceaux de tous les temps par le magazine Rolling Stones. Observons les faits :
Oui, le titre est mono-rythmique (ça se dit ? On va dire que oui) sur 5'30 mais réussit l'exploit de ne jamais lasser.
Oui, on a braillé au plagiat, le gimmick à cordes étant clairement inspiré de ce titre des Rolling Stones repris par The Andrew Oldham Orchestra en 1965, à tel point que Keith Richards et Mick Jagger ont été crédités comme compositeurs (merci Wikipedia). Toutefois Zaz a bien pompé les Poppys et personne n'a crié au scandale, me semble-t-il !
Oui la ligne de basse est d'une simplicité si enfantine que même Jamel Debbouze pourrait la jouer les yeux fermés.
Toutefois, on sera tous d'accord pour convenir que c'est diablement efficace et quasi 20 ans après sa sortie, on s'en souvient encore tous, enfin ... presque tous.
Mais surtout ce bon dans le temps m'a rappelé que je ne m'étais jamais vraiment intéressée à The Verve et Richard Ashcroft, mal en passe d'être réparé depuis ce matin, pour le plus grand bonheur de mes oreilles qui commençaient doucement à s'engourdir sous les sonorités suaves et envoûtantes de mon nouveau copain à moi que j'ai, Guy Garvey.

L'expression "écouter en boucle" prenait tout son sens à l'époque : chez moi, en voiture, mais surtout, et c'était bien là le plus enivrant, en ville, dans le baladeur (époque bénie où on se trimbalait un machin de 500 g et une réserve de CD dans son sac).
Mais progrès de la technologie oblige, c'est donc dans mon téléphone maintenant que Bitter sweet symphony fait son grand retour et autant vous dire que mes congénères feraient mieux de se barrer de mon chemin parce que comme le grand Richard, moi aussi je file droit, moi aussi je bouscule et moi aussi je conchie cordialement.
Mal-aimable moi ?

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