Adultère.

Avis sur Riders on the Storm

Avatar Théo Altman
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"L'avantage" des chansons des Doors, c'est qu'elles ont parfois plusieurs significations, et c'est peut être le cas de Riders On The Strom, c'est mon humble avis en tout cas.
Après tout, pourquoi faire une chanson sur les dangers de la route, ce n'est pas transcendant, et puis, comme on le sait tous, les femmes prennent aussi le volant, la vie est magique / n'est facile pour personne. Décortiquons ensemble les paroles.

Situation initiale :
Into this house we're born, Into this world we're thrown
Like a dog without a bone, An actor out on loan,
Riders on the storm

On nait et grandi dans une optique qui ici est simple est claire (Dans cette maison nous sommes nés/[...] Comme un chien sans os, comme un acteur en dèche). En gros, on court après l'amour (l'"os) et on y arrive pas forcément très bien (comme un acteur fauché). On brave la tempête(=la vie), parce qu'après tout, on court après la panacée : l'amour.

Bouleversement :
There's a killer on the road, His brain is squirmin' like a toad
Take a long holiday, Let your children play

Certains d'entre nous craquent ou deviennent très bons, ou les deux en même temps : c'est le fameux tueur qui peut faucher et détruire la relation qu'un autre (ici, Morisson) s'est évertué à construire. Face au manque de solutions, il propose à son hypothétique femme de se poser et réfléchir, l'enfant semble symboliser la consécration, le fruit du produit du couple.

Péripéties :
If ya give this man a ride, Sweet memory will die
Killer on the road, yeah

La question du "Si tu offres à cet homme un "coup" pose pour moi la question de l'adultère: si tu tombes dans les bras d'un autre tout s'effondrera, car nous somme au fond des tueurs, on veut tous la même putain de chose, il ne dit ainsi pas "tueur" mais "tueurS", parce qu'au fond, on est peut être tous comme ça. Et cela risque de tout effacer.

Résolution et morale :
Take him by the hand, Make him understand
The world on you depends, Our life will never end
Gotta love your man, yeah, Wow!

Morisson interpelle ici encore, il semble dire : Prend moi par la main, aide moi à comprendre ce qui ne va pas : En gros, il fonde ses espoirs sur la clairvoyance de la femme et sur son indépendance : le monde sur elle repose ainsi, car elle ne rentre pas dans le jeu, elle est au dessus de ça, et peut tout régler d'un coup de baguette magique. Après tout, il lui rappelle qu'elle doit, au fond aimer son homme et empêcher la catastrophe.

Le premier couplet devient ainsi refrain pour repréciser les bases : je trouve ça ingénieux pour rappeler qu'elle ne doit pas perdre ça des yeux.Au fond, sommes nous tous les mêmes? Peut être. Mais chaque amour est unique et précieux, alors pourquoi ne pas s'arrêter et réfléchir deux minutes.

Tant de questions, si peu de réponses. Mais après tout ?

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