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Cannes 1er Jour

Illustration Cannes 1er Jour

CANNES 1ER JOUR :

Gare de Lyon, 7h19m, Voie I, face au « Train Bleu », sans Nikita, coup de sifflet, ma semaine cannoise débute par une expédition ferroviaire dans un espace zen dont les voix sont limitées. Et j’entends siffler le train…Il s’ébroue avant de prendre son envol, sous un ciel prometteur. Mon regard vers le sud, pleins d’espoirs. Les mêmes espoirs qu’il y a 24 ans, où déjà par les rails j’avais débarqué à Cannes pour ma première incursion au festival, avec un acolyte lycéen pour une virée mémorable, caméscope en main, sans le sou mais du cœur pleins les mains. 1993, et cette rencontre en pleine croisette avec un réalisateur ibérique tout droit sorti de la Movida, accompagnée par une femme au comportement extravertie, Almodovar et Abril, comme deux larrons en foires, hilares avant de rentrer à leur hôtel. Almodovar période Kika, comédie grinçante sur les dérives de la télévision. Vais-je le recroiser avec autant de facilité et de liberté ? En tout cas revenir dans ces mêmes lieux vingt-quatre ans après mon dépucelage festivalier me procure une émotion particulière. Une boucle se ferme ou un papier de Moebius s’étend ? J’aime trop les horizons pour y voir un signe de repli. A ma gauche, une jeune sage-femme dans tous les sens du terme, habitante de Cannes, râle sur les dérives du festival et le manque d’accès à la ville que cela engendre, me voilà au sein de ma rame 15 déjà en plein cœur de la cité cannoise ! Après quelques brefs échanges, je préfère mettre le nez à la fenêtre, pour observer les paysages dans un seul plan séquence en travelling latéral qui m’entraîne à plus de 290 km/heure dans cette France, en marche…Rien ne sert de courir. A Cannes, je tâcherai de partir à point ! Arrivée 12h33m, avec l’objectif d’une projection à 15h, la marge d’erreur est suffisante pas besoin de sondage pour avoir ma majorité, ça va le faire ! Débarquer, prendre un taxi plutôt qu’un Uber, déposer bagages à l’hôtel, prendre le nécessaire pour prise de notes festivalières à l’ancienne, récupérer le kit de la Quinzaine des réalisateurs, là où mes pas et mes émotions prendront leur quartier, jusqu’à la fin du festival. Rendez-vous à 15h donc, afin de se poser une première fois dans l’antre Marriott et découvrir le nouveau projet d’Amos Gitai en forme de documentaire, à l’Ouest du Jourdain. Et enchaîner les plaisirs avec gourmandise en pellicules (oui je sais le numérique règne…) dans ce même lieu pour rencontrer L’intrusa de Leonardo Di Constanzo et se laisser charmer avec appétit par The Florida Project de l'épatant Sean Baker, dont j’avais tant aimé son précèdent opus Tangerine filmé quasiment grâce à la technologie Iphone. Nouveau coup de cœur avec ces laisser pour comptes du rêve américain. Après avoir humé l’ambiance face à la mer, en compagnie de certains Bad Boys de Michael Bay, projeté en grand écran au-dessus de la plage, mes pas raisonnables me guident vers mon antre temporaire cette semaine au 7ème étage, près du ciel, sous les étoiles, tour un art ! Pendant ce temps la ville ne s’endort pas. Moi non plus…De ma chambre d’autel, pendant 6 jours monastiques, où ma foi au cinéma va se démultiplier un peu partout, je vais décliner le soir au calme, quelques versets prosaïques, à l’envie, sans boogie boogie. Prière de me croire…

PS : Pensées émues vers Ronit Elkabetz…

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Par seb2046
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