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Cannes 2ème Jour

Illustration Cannes 2ème Jour

CANNES 2ème JOUR :

6h56m, un chant électronique d’oiseaux LG vient migrer au-dessus de ma tête endormie. À Cannes le deuxième jour, la vitalité ne fait pas encore défaut. D’un pas alerte, après avoir mis fin à cette mélodie, douche, questionnements vestimentaires, et bus palm express m’amènent vers le palais de Lumière à 7h23m. La ville s’éveille, propre des excès de la veille, bichonnée par des fées municipales. À Cannes, d’extérieur, tout est clean, alors que le monde décline…La futilité reprend ses droits, alors que Manchester se réveille, meurtrie. De concert, les âmes festivalières traversent, en une paire de Manche, le tunnel pour retrouver au bout, de la croisette, un peu de lumières. De lumière, gageons qu’aujourd’hui en chemin, le festival n’en manquera pas lors de la compétition, sous les projecteurs le délicat Naomi Kawase Vers la lumière se présente à nous. À Cannes, derrière le strass, le stress du monde se décline quand les cinéastes, plans en tête, en prennent le pouls. Au bout de l’attente, 8h16m je file à l’anglaise dans l’intervalle, pour m’introduire au milieu de la mêlée du théâtre Marriott, l’antre miroir de secousses ukrainiennes en temps de guerre dans le long métrage « Frost » de Sharunas Bartas. Après ce conflit sur la toile, je reprends mon couloir humanitaire, que l’on observe se former dès la sortie du film précédent. Dans les files, les festivaliers échangent sur le passé, présent et le futur. À Cannes, les films se conjuguent à tous les temps, par tous les temps, tout le temps ! Des discussions, qui ne manquent pas de verve, juste un peu de verbe en complément. Mais bon, là n’est pas le sujet. Tant qu’on a de l’amour cinéphile à s’offrir, en partages. 12h30m, l’heure du grand voyage, je rejoins avec vertige l’Italie, par le fleuve Amour (oui la fiction permet des raccourcis cavaliers windows géographiques), et j’embarque vers ce Cuori Puri de Roberto de Paolis. Ces cœurs purs ne manquent ni d’émotions, ni de liens, avec la dure réalité du monde. L’après-midi, le badaud qui sommeille en moi déploie son indolence près de la plage sous l’astre solaire qui bat son plein, comme moi au zénith, à mesure que la compétition prend les températures. J’erre en jetant l’encre sur mon carnet, devant les vedettes à flot, où en croisant des stars qui ont le flow, Stéphane de Groot et Michel Denisot en tête, à têtes. Un bol d’air bleu, assombrit par la mort d’un « Saint », un espion que j’aimais…Simple mortel que nous sommes, avec comme simple règles, vivre et laisser mourir…Pour oublier la fragilité de la vie humaine, je pars chasser ma place dans la meute pour découvrir un singulier film de la compétition Mise à mort du cerf sacré grâce à la Licorne (le théâtre). Cannes où le plus grand bestiaire animé, à dessein. En guise de conclusion, en attendant la palme, près des lumières de la ville, je me remets à la plage pour Missing de Costa-Gavras, révision classique avant d’entendre des voix du côté de Jeannette sous Les Arcades pour voir si le Bruno Dumont est bon, mais le compte ne fut pas bon à une poignée de spectateurs près, Jeanne ne m’aura donc ma foi, pas fait signe ! Une nouvelle journée s’achève, j’englobe trois souvenirs de mon ivresse cinéphilique terrestre, la tête dans les étoiles, sur mon carnet de voyages. À Cannes, tous mes chemins me mènent aux films !

PS : Pensée pour l’homme au pistolet d’or…À jamais…

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Par seb2046
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