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Cannes 3ème Jour

Illustration Cannes 3ème Jour

CANNES 3ème JOUR :

7h20m : Réveil anticipé ! À Cannes, pas le temps de battre en retraite, l’important c’est d’avoir un coup d’avance et d savoir se faufiler entre les lignes des âmes festivalières en flottaisons. Entre les badges multicolores, je ne navigue jamais à vue, il suffit de mettre les voiles à temps pour éviter les nuages de la désillusion. Je connais Le Secret de la Licorne pour arriver à bon port, pour déguster à la séance de 9h La Caméra de Claire. Retrouver notre monument Huppert national me gagne ! Il paraît même qu’elle possède des pouvoirs, alors en marche…À Cannes pas comme en politique, tout est un peu magique, et personne ne manque de voix. Puis je reprends mon balai de pèlerin pour me déplacer vers Mobile Homes, les salles obscures deviennent une deuxième maison pour les âmes mobiles. Pendant ce temps le grand Palais de Lumière est envahi par Les Proies, dont je tenterai demain de chasser une projection. À Cannes, il faut savoir sculpter son planning, à l’ombre de Rodin ! Mon frère d’âme sur la croisette, je ne peux rester de marbre, je me mets à rêver d’une rencontre du troisième type avec lui, pour que sa plume cinéphile paraphe une préface pour mon futur livre en gestation, qui finira par accoucher ! En attendant, je retourne faire mon Marriott, pour une histoire de meurtre en quatre actes. À Cannes cela ne manque pas de coups de théâtre, ni d’exotisme, vérification faite avec Marina la tueuse en 4 actes, western indonésien tranchant à la photographie sublime, digne de tableaux de Caravage. À Cannes la beauté se mêle à l’inattendu. De prises sûres, en surprises, les rues cannoises sont des terrains de « Je ». Chacun se pense cinéaste, les bimbos pavanent d’un pas claudiquant sur des échasses talons dont elles ne maîtrisent pas toute la gravité terrestre, et quelques vieux beaux de basses cours font vrombir leur égo dans des véhicules démesurés. À Cannes, Warhol se multiplie. A l’écart de cela, tel Tintin reporter à la recherche du trésor de Rackham le Rouge, carnet en main et billes en stylo, de ma pointe Bic, je couche mes mots, assis par terre, devant la soute de La Licorne avec l’espoir d’une projection Vers la lumière de Naomi Kawase pour goûter un peu de compétition à l’approche des phases finales. L’art et la compétition, concept ambigu. Le palmarès n’offrira pas une once de réponse à cette question. Comme chaque année dès l’annonce du palmarès les commentateurs commenteront, s’épancheront, râleront et se déchireront sur les lauréats et les soi-disant noms oubliés au tableau. Chaque année le soir même, la liste des vainqueurs tombent à l’eau, après 12 jours de cinéma champagne, aves des titres le lendemain à la Une du stylé « Le festival déconne ». Seul le temps dresse le destin d’une œuvre. Tant de film haïs hier, adulés aujourd’hui, on connaît la chanson ! Smoking, no smoking, chaque pingouin endimanché défend son territoire, ou son bout de papier banquise. Sous le soleil de Cannes, je préfère les films qui ne laissent pas de glace. 21h30m, la nuit s’installe, sur la plage Les chariots de feu déclinent du Vangelis. Il est temps pour moi, après avoir fait une nouvelle halte sur The Florida project de Sean Baker, de rentrer au gîte épancher mes émotions, éponger ma soif loin des histoires d’O. Juste une mise à la bière, et comme un frère, je viens vers vous les bras en croix pour me confesser ici-bas, en guise de partages…

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Avatar seb2046
Par seb2046
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