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Cannes 5ème Jour

Illustration Cannes 5ème Jour

CANNES 5ème Jour :

Réglé comme du papier à musique, sans fanfare, je me lève sans rappel de la cavalerie portable. Dès la levée du drapeau, la tête dans la brume, mais prêt à me livrer aux gorilles qui s’activent aux entrées, pour notre sécurité. La main dans le sac, rien à déclarer ! Dévaler les escaliers, tel un primate parcourant les vallées, pour se plonger dans la planète des songes. À Cannes le rêve est permis. Thématique de ma première séance où je m’envole vers les New-Jersey rejoindre Patti Cakes de Geremy Jasper me déverser son flow avec sincérité et émotions. Quand le cinéma indépendant U.S, loin de l’usine à rêves, permet à nouveau de faire vibrer à coups de battle mon cœur bien urbain. Du débit de paroles, des persos bien campés, de la sincérité à plein tubes, good job ! Standing ovation méritée (bis) ! Sortir de l’obscure en salles en ayant trouvé la lumière, de quoi me mettre des étoiles dans la tête. Alors qu’aux abords du palais des princesses de pacotilles dans un défilé ininterrompu de tenues d’un soir et de paillettes artificielles tentent de sortir de la réalité, je me pose pour assister au spectacle. À Cannes tout est mis en scène pour le plus grand carnaval des illusions, qui fait Saint Saens au milieu de la fête, ça marche ! À Cannes aussi les prêcheurs du vide sont en marche…Budweiser en mains et burger maison pour compléter ma matinée made in America et panser mon bidon j’observe le monde s’agiter autour de moi avant d’aller déguster le jeu du chat et de la souris de L’Amant double du subversif François Ozon. Un exercice de style hitchcockien dont j’espère que les coutures ne seront pas trop visibles. Résultat une mise en scène très inspiré, un film déroutant empli de faux semblants ou les pistes se brouille pour le plaisir et le fantasme du spectateur. A la sortie, loin de Casablanca rendez-vous en amitié avec « Bogart » Julien complice cinéphile et ovale, avec qui j’ai grand plaisir de croiser entre deux projections, pour débriefer un peu nos émotions festivalières à fleur de peau autour de cocas. Une pause director’s cut bénéfique sans temps mort en attendant une suite. Prochaine étape pour enchaîner du bon temps, allez tâter de la glaise en compagnie de Rodin dont les spectateurs tels des statues semblent ne pas être enclin à l’exigence du projet où l’art de la création est au contre du projet. Quand certains le trouvent rasoir quand d’autres dont je fais partie ont été passionné par le propos. Trois films protéiformes, pendant douze jours, à Cannes la diversité est reine. Des coups de poker esthétique, en propositions plus austères, chaque jour les cartes sont redistribuées, et dimanche soir le festival fera tapis. Dans l’ombre, près des étoiles, mes pas m’invitent à une dernière danse près de la plage où se termine Week-end à Zuydcoote, ce soir la ville est Bébel, les transats nous incitent au transit avant mon retour au bercail du 7ème étage au-dessus de La Bocca pour retrouver le lien intime journalier. Un épanchement épistolaire sans montage, des rushs livrés ainsi, bruts, aux grains oldscholl dont j’aime partager les sens. L’essence qui aime ma plume en émotions aime ce rendez-vous nocturne. Non, la nuit je ne mens pas, je mets à jour, je me livre en films avec mesure. Une partition comme un fil rouge, reflet de ma passion cinéma qui me fait voir la vie en rose, alors que quelques piafs reprennent une petite cantate que n’aurait pas reniée Barbara. Tiens au fait quel temps fait-il à Gottingen ? De mon balcon, j’observe le monde s’agiter à mes pieds, je regarde les lumières de la ville sans faire mon Charlot. À Cannes je sens la ruée vers l’or…

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Par seb2046
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