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Cannes 6ème Jour

Illustration Cannes 6ème Jour

CANNES 6ème JOUR :

7h45m, dernier réveil cannois. Plus tard qu’à l’ordinaire, aisance d’un planning plus souple, je marche encore au super, malgré le manque de sommeil qui aurait pu me générer des semelles de plombs. Du gaz à tous les étages, du haut de mon balcon au 7ème ciel, je contemple la vue en repensant au plein de kérosène, des émotions cinémascopes comme moteur. À Cannes ça carbure, malgré les coups de pompe ! Avant de quitter mon gîte, je m’affaire aux regroupements de revues, de détails, et autres vérifications variées pour ne rien laisser en rade, comme Toulon hier soir face à La Rochelle. Éviter un oubli pour ne pas subir de carton jaune. Refermer la porte sans mésaventure. Aucune faute de mains, je règle la note en promettant de revenir l’année prochaine pour entamer une nouvelle aventure festivalière. Mais avant de me carapater pour de bon, je stocke ma valise dans une réserve le temps que j’aille profiter encore un peu de la cité du cinéma. Ultime rendez-vous avec mon lieu favori, le théâtre J.W Marriott pour confirmer le bonheur de cette sélection avec Otez-moi d’un doute ! Ressenti particulier en m’installant dans cet écrin où chaque siège permet quelques soit l’angle de profiter de la magie cinématographique avec le double confort, de l’image et du son. Avant la séance Edouard Waintrop, debout pas loin de moi, hume savoureusement l’ambiance, avec dans son regard des images panoramiques qui défilent, et le sentiment du devoir bien accompli ce qui m’incite à aller me déplacer vers lui pour exprimer toute ma gratitude, mon respect et mes bonheurs divers de sa sélection très éclectique offrant comme chaque année des surprises audacieuses et des enthousiasmes insoupçonnés. Son regard ému à mon écoute et sa réponse restent à la hauteur de l’homme, bien au-dessus des médiocrités humaines. L’échange bref et sincère me remplit de joie, avant de savourer une dernière fois cette année, le petit montage en images au son d’un piano mélancolique et vibrant qui précède chaque projection de films à La Quinzaine des réalisateurs. Un émouvant hommage à tous les grands cinéastes découverts par le biais de cette sélection parallèle, d’un monde où Scorsese, Herzog, Kiarostami, Jodorowsky, Jarmusch, S.Coppola, Dolan notamment virent le jour ici, aux yeux de tous les cinéphiles en quête de nouveaux talents. Chaque année, cette section offre son lot de pépites. Sous ce tamis, pas de palme mais toujours quelques pierres précieuses. Pour finir de façon festive, la comédie dramatique de Carine Tardieu, sur la filiation ravit mon exigence. Une écriture soignée, un scénario habile mêlant avec intelligence, sens du timing, la drôlerie et l’émotion pure. Un mélange délicieux à saluer dans les productions françaises pauvres en comédie intelligente. De A à Z, un long métrage maîtrisé, tel Zorro, Tardieu est arrivé ! Merci pour ce moment…Sourires aux lèvres, direction la croisette pour quelques emplettes et photographies, pour garder des images sans cliché. Je sais trop bien que la mémoire peut défaillir. Mon frère aîné ne se souvient même plus des belles choses…13h05m, je me dirige vers la sortie du grand théâtre Lumière où une partie de la famille Martin me rejoint pour un déjeuner très convivial autour de plats de moules et de sardines. Le sablier du temps s’arrête et les conversations s’enchaînent, entre impressions cinéphiles et rebonds ovales. Beaux échanges, et là encore la promesse de se retrouver ailleurs, pour d’autres partages. Mes amis, et si la vérité du bonheur de la vie se trouvait plus régulièrement dans le partage, ne serions-nous pas plus heureux ? 16h01m l’heure de goûter. Un dernier aller-retour mairie-hôtel (pour reprendre mes biens) - gare et je prends place dans l’espace Zen du cheval de fer à grande vitesse qui va me ramener au château. Les yeux luisants au moment où la monture se cabre pour quitter la voie des étoiles, alors que le festival vibre encore un peu de supputations en pronostics quant aux lauréats du lendemain. À Cannes demain ou un autre jour, pendant cette période festive, le grand gagnant demeure le cinéma, avant tout ! Un palmarès incertain d’une compétition homogène, où semble-t-il aucun projet cinématographique aura accouché d’un chef d’œuvre ce qui n’empêche pas 120 battements par minute pour certains films qui avec le temps feront date et trouveront leur place dans le cœur de certains spectateurs. Certains films gageons le, changeront même la vie, à tout jamais, de certains humains qui trouveront en eux, une parfaite résonnance où une intime adéquation à leurs émois personnels. Surmoi, si cela se produit je vous le confierai sans problème d’égo. À Cannes, sur le fronton du festival chaque année je vis en cinéma, parfaite déclinaison où se conjugue « Liberté, Égalité, Fraternité ». Marianne se transforme en bobines, pas besoin de changement de constitution, sa 70ème République se porte bien, en attendant à partir de demain 19h15m l’allocution en clair, en chair et en os, du président Pedro Almodovar. L’azerty un peu nostalgique, de mes doigts fébriles à mesure que s’avance le train vers la capitale enveloppée par la chaleur, je vais prendre congé avec vous, en finir avec ce journal intime où j’ai livré un peu d’émoi, en immersion cannoise. De "A l'Ouest du Jourdain" en passant par la Mise à mort du cerf sacré en finissant avec Ôtez-moi d'un doute, sans fin, mais avec gourmandise j’ai joué du clavier assis. Sans rentrer dans le détail pour vous, pour moi cela a représenté beaucoup. Un lien avec les maux, de l’émotion pleins mes palmes digitales, chaque confession souvent nocturnes sur le festival valait de l’or. En barre majuscule, de l’énergie à revendre, je vous donne rendez-vous ailleurs, sur d’autres liens, dans d’autres lieux, vers d’autres ports, partout, tout le temps, dès que le cinéma apporte sa lumière bienfaitrice sur le monde, je vivrai de partages et de coups de projecteurs, auprès de vous. Car sans les autres, je ne suis rien…Sans le cinéma, je ne serai pas celui-là…Vive le cinéma ! A bientôt…Happy end.

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Avatar seb2046
Par seb2046
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1 réponse

foxyblitzed ·

Cannes c'est pas le cinéma, c'est une vieille institution qui ne signifie absolument plus rien

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