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Journal de Bord du Festival Lumière 2018 - Jour 2

À propos de Persona Sarabande Sonate d'automne Scènes de la vie conjugale Gravity

Jour 2 (14 octobre)

15h30, Comédie Odéon : Masterclass de Liv Ullmann, animée par Didier Allouch

C’est un euphémisme de dire toute l’émotion que suscite la venue de Liv Ullmann à Lyon, et l’habituel montage préparé par les équipes du Festival nous rappelle à quel point la muse de Bergman a marqué le cinéma. Le visage marqué par les années, elle a toujours cette étincelle dans le regard qui a inspiré tant de réalisateurs. Elle est longuement revenue sur sa longue carrière et sur les nombreux rôles qui lui ont valu une quarantaine de récompenses.

Le sujet Bergman est inévitable, tant l’empreinte du suédois aura marqué sa vie : 9 films ensemble, 5 années de vie commune et une fille née de cette union. « Ingmar m’a tant apporté. J’aurais payé pour travailler avec lui. » L’actrice norvégienne a également confié de nombreuses anecdotes sur la manière de travailler du réalisateur de Persona. « Il ne vous donnais jamais de consignes sur la manière de jouer un personnage, vous deviez l’interpréter vous même. Je pense que c’est pour ça qu’il disait que ses films ne parlent pas à l’esprit, mais à l’âme. »

Liv Ullmann s’est aussi étendue sur le rôle des artistes, qui selon elle doivent servir de porte-parole pour les opprimés qui n’ont pas de voix. Les causes féministes lui tiennent à cœur mais surtout la question de l’immigration. « Je pense que le mouvement #metoo devrait être changé en #wetoo. Nous sommes tous dans les mêmes conditions et il est temps que les choses changent. »

Il y a une phrase de cette rencontre qui me reste en tête, et que je trouve magnifique : « Ingmar se regardait souvent dans un miroir, et je crois que pour lui cette glace était brisée en mille morceaux. »

19h, UGC Confluence : Gravity 3D (présenté par Juan Antonio Bayona)

Comme pour Les Fils de l’Homme, c’était un plaisir incroyable que de revoir ce film dans des conditions parfaites. La mise en scène est sublimée par la 3D et on a encore une fois droit à des plans séquences de folie. Bayona, dans sa présentation, a judicieusement précisé la fonction première du cinéma : l’émerveillement. Cette balade dans l’espace rythmée tambour battant est incroyablement intense et certaines séquences terrifiantes de réalisme. Certes, il est moins propice à la discussion comme l’était Les Fils de l’Homme mais est tout aussi efficace.

Pas de Plateforme pour votre serviteur ce soir, une satanée sinusite me force à préférer le confort de mon lit. Mais le Festival ne fait que commencer.

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Avatar Ronald  Frangipane
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