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Mad Men [Spoil] : et vous, que pensez-vous de la fin ?

À propos de Mad Men

Illustration Mad Men [Spoil] : et vous, que pensez-vous de la fin ?

(Attention post qui spoilera forcément !!!)

Que pensez-vous de la fin de la saison 7, j'aimerais bien avoir vos réflexions et impressions. (On élargira les commentaires plus bas afin de ne pas spoiler pour celui/celle qui n'aurait pas achevé la saison 7).

De mon côté la fin ne parvient pas à me satisfaire et j'ai rarement eu en finissant une série une telle sensation de "non fini".

J'attends vos avis avec impatience !

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Avatar Ochazuke
Par Ochazuke
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24 réponses

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Ochazuke ·

Donc en ce qui me concerne cette fin ouverte nous laisse suggérer que Draper aurait produit (imaginée) cette pub sur Coca après un tour chez les hippies, donc retour ?
Laisser enfin à Peggy une histoire d'amour qui tienne au dernier épisode était après son rôle de chat noir sentimental un peu facile.
On pourrait passer en revue pas mal de situations ou personnages, je trouve la série inachevée, précipitée sur le dernier épisode, alors qu'elle se bâtissait sur la longueur.
Toute série demande une séparation quand la fin arrive et là on dirait qu'on a mis stop à un moment aléatoire...
Sans doute aussi voulait-on la caler sur un réalisme dans lequel la vie s'étire et ne se répartit pas en grandes vagues symboliques qui appellent à une conclusion.

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Heisenberg ·

J'ai aimé cette fin.

Je te rejoins sur Peggy, la fin en amourette est assez ridicule et elle embarrasse un peu le choix catégorique de faire de Joan LA femme forte de la série. On a l'impression d'être dans la compensation : une femme forte qui fait sa route toute seule et une qui tombe dans les bras d'un homme après l'avoir cherché si longtemps. Deux femmes célibataires auraient sans doute trop appuyé sur le bouton "féministe" de la série, or je pense que ce n'était pas du tout choquant vu les deux femmes en question et que, en comparaison, cette voie-là n'apparaît naturelle à personne - mais on peut imaginer que ce n'est qu'un amour de passage et que Ted Chaough restera le big love de Peggy sur la fin de série ?

En revanche, je trouve le cas de Don Draper beaucoup plus intéressant. La fin de Don suggère en effet un possible "éternel retour" à la publicité, ce serait-là le clou cynique du spectacle, son énième - et qu'on pensait ultime - cure de jouvence/quête de sens/de spiritualité/de personnalité ne l'amènerait en fait qu'à trouver une idée (géniale) de communication pour Coca ? Et si, en fait, tout le génie publicitaire de Don, reconnu par tous et à maintes reprises, n'était réellement QUE ça. On s'est forgé l'image duale d'un mâle alpha mais doué d'une réelle sensibilité et ouverture d'esprit, mais le fait que la hauteur de ses pensées et discours les plus inspirants ne servent qu'à produire du contenu commercial aurait du nous alerter avant - the Carousel et Hershey's en tête. Sa personnalité et l'histoire (bouleversante) de sa vie sont des tragédies qui suffisent à terrasser un auditoire, mais quand nous, spectateur somme subjugué par quelqu'un qui serait "au-dessus" d'un métier rabaissant, Mad Men nous rappelle c'est toujours la publicité qui gagne.

Don Draper est le symptôme d'un système qui gobe ses contradictions les plus intenses, les plus belles, et met en vente les émotions ressenties. Ce n'est pas nouveau, mais la maestria de Mad Men nous conduisait toujours à croire qu'un verrait, dans un ultime élan, voir Don s'extirper d'une matrice dont il a douté mais qu'il n'a jamais réussi à corrompre (et c'est bien la seule chose qu'il n'ait jamais réussi à corrompre) :

"Don: I messed everything up. I'm not the man you think I am.
Peggy: Don, listen to me. What did you ever do that was so bad?
Don: I broke all my vows. I scandalized my child. I took another man's name and made nothing of it.
Peggy: That's not true.
Don: I only called because I realized I never said goodbye to you."

Mais la ligne la plus important, qui explique finalement tout, et c'est sans doute LA scène importante de cette ultime saison. Don au téléphone, dit à Sally - et je n'ai pas la ligne exacte, je m'excuse - :

"Don: As long as you keep going forward, it's gonna be ok.
Sally: You're wrong !"

Voilà, c'est tout. Tout Mad Men est là. Depuis sa prise d'identité et tous les troubles traversés ensuite, Don n'a fait que fuir vers le futur pour éloigneer le passé et ironiquement, c'est son enfant à l'identité de plus en plus évidemment construite (magnifique scène où Sally remplace littéralement sa mère mourante dans la cuisine) qui vient lui rappeler qu'il n'existe que par procuration, que Don Draper n'est que la version publicitaire, impeccable d'un Dick dévasté, incertain, traumatisé qui réapparaît parfois quand l'affiche se décolle. Dick a eu la malédiction de pouvoir construire Don, le flashback en Corée est presque faustien en ce sens mais aucune n'âme n'est prise, Dick s'empare d'une entité vide qu'il remplit de traumas qui ne lui corresponde pas et sont à l'origine de tous les décalages avec son entourage qui ne comprend guère ses revirements de personnalité - en positif ou en négatif d'ailleurs : la scène phare de l'hôpital avec Peggy avec une des plus belles phrases de la série :

Don: "This never happened. It will shock you how much it never happened."

Peggy ne comprend pas que Don puisse être aussi compréhensif mais le spectateur, omniscient, comprend très bien. C'est pour ça que les seuls rares moments de sérénité totale dans Mad Men, et les seuls où toutes les parties en jeu sont au fait de qui est qui, qui est réellement qui, sont les scènes avec Anna Draper - vous avez sans doute remarqué l'impeccable confort de ces moments, même pour le spectateur ?

Bon je vais arrêter là mais je pourrais écrire un livre encore, haha. Juste, la théorie du cancer de Betty qui vient boucler la boucle Lucky Strike est intéressante d'autant qu'elle est développée, comme on l'a dit, avec l'affirmation de Sally en tant que femme.

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HajouraHajoura ·

très bonne analyse! bravo!!

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Le Rêveur ·

Excellente analyse, limite freudienne, chapeau !

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Ochazuke ·

Magnifique analyse ! Effectivement, vu dans cette dualité Don/Dick, entre le réel et le sublimé, nous amène entre cette dichotomie vie réelle, sublimée et vie réelle que l'être contemporain cherche à combler comme condition du bonheur. La pub qui nous façonne comme nous cherchons à la façonner en fonction des pubs, de manière subliminale, comme nous le faisons encore et de plus en plus en sublimant l'éphémère. Comme tu as raison aussi sur ce moment de quiétude trouvé chez Anna dont Dick a remplacé le mari, voire substitué (sans jeu de mot). Oui et tu as raison aussi dans ce jeu de boucle avec le premier épisode, que je n'avais pas vu et le remplacement de Betty par Sally... Merci Heisenberg !

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Jonathan83 ·

Analyse très intéressante. Merci.

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Limguela ·

Ça fait des années que j'ai arrêté la série, mais j'ai comme l'impression que c'est un peu vain de se questionner sur la qualité des fins de séries. Si les séries s'achèvent, c'est qu'elles ne trouvent plus leur public et que les chaînes veulent passer à autre chose. C'est complètement différent d'un film où si la fin est mal fichue, le bouche à oreille et les critiques risquent de s'en mêler et ça affectera les recettes. Si depuis dix ou quinze ans la qualité des séries s'est particulièrement améliorée c'est qu'elles ont pu offrir aux spectateurs un récit calqué sur les films de cinéma ou les romans de gare (voire un retour aux vieux serials des années 10-20) où chaque épisode (voire saison) se termine sur un cliff censé donner envie au spectateur de voir la suite. Comme avec Lost (ou les histoires de Stephen King), on s'est donc retrouvé avec des séries avec un concept fort et un dénouement sans intérêt. Ces séries ne sont pas construites pour avoir de fin, mais pour tourner autour du pot pendant quelques saisons jusqu'à avouer qu'ils tourneraient autour d'un puits sans fond où ils finissent par plonger le spectateur au terme de la série. S'il y avait une fin, on se dirait, ah mais merde, c'est super, j'en veux encore ! Or, non seulement c'est inutile de se bouger pour trouver une fin que personne n'a prévue, mais en plus on pourrait craindre qu'une autre chaîne veuille reprendre les droits et continuer la série^. Ces séries reprennent beaucoup de codes du cinéma pour attirer du public et elles ont réussi à la faire depuis des concepts très formatés des séries des années 80-90, mais la fin reste accessoire, voire inutile. Ce serait comme devoir assurer un service après-vente quand ta boîte vient de couler. C'est fini, tu sors les cartons, tu te barres et tu travailles à autre chose. IL n'y aura de toute façon personne pour bouder l'épisode suivant... puisqu'il n'y en a pas^ Autant en profiter pour faire une vraie fin en pente pour assurer au spectateur qu'il n'y avait plus grand-chose à en tirer, et l'inciter ainsi à regarder la série qui la remplacera avec là un tout nouveau super concept et une intro sur laquelle les équipes planchent depuis deux ou trois ans (et la fin, personne). "Ah oui au fond, ils avaient raison d'arrêter, cette série semble bien meilleure !" Dans le même genre, ma troisième épouse, alors que notre mariage commençait déjà à battre de l'aile, me demandait d'accepter qu'elle se fasse refaire les seins... Jamais de la vie ! Je vais pas te laisser plus belle à un autre !

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Ochazuke ·

Non même si cette logique mercantile est bien réelle, tu généralises un peu Lim. Nous avions des séries avec des fins pourries (comme Lost qui changé 15 fois de genre durant ses saisons) mais certaines séries sont satisfaisantes, où qu'elles puisent leurs codes comme The Wire ou 6 feet under, qu'on apprécie ou non ces dernières les fins sont mémorables.
De la même manière des séries comme True détective limite leur arc narratif en 1 saison, donc la prochaine sera une autre histoire, la série devenant un processus (2 détectives, 1 enquête, et une fin de cycle en fin de saison).
Je n'arrive pas à comparer les séries avec l'entité "film", ce sont deux procédés différents qui ont leur propres lois, règles et conditions de visionnage. De la même manière je en pourrai jamais rapprocher le manga de la BD franco-belge de 46 pages.
Effectivement cette série voit plus son intérêt dans le développement de ses thématiques fortes : critique de la modernité, évolution sociale, fresque d'événements historiques qui ont touché la conscience américaine. On aime ou pas je le comprends. mais effectivement la fin n'en est pas une, hélas.

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Heisenberg ·

D'accord avec Ochazuke. Contre-exemple de Breaking Bad, dont le succès commercial, critique, etc. aurait pu faire que la série continue encore 4 ou 5 saisons, mais vrai choix artistique de proposer une """"vraie""" fin.

Mais tu as raison Lim, ce n'est pas la norme et on a souvent des fins qui ont le cul entre deux chaises car il faut conclure et laisser des pistes à exploiter en cas de nouvelle(s) saison(s).

Par contre, Ocha, je comprends ce que tu veux dire, et suis même d'accord avec toi sur certaines des conclusions de Mad Men (Peggy....), mais j'ai trouvé la fin très satisfaisante. Je développe en commentaire normal pour ne pas que la conversation s'éternise en "sous-commentaire".

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Ochazuke ·

Alors j'ai hâte de te lire

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Limguela ·

Je vous fais confiance, je suis pas assez spécialiste des séries. Ni même amateur. La seule série que j'ai du voir en entier c'est xfiles. En général, je ne vois pas trop bien l'intérêt de poursuivre au-delà d'une ou deux saisons. J'abandonne même en route une fois que j'ai mangé l'ambiance et l'univers. Toutes les questions du devenir des personnages, on sait que c'est du pipo pour nous fidéliser, je n'arrive plus à y croire. Lost se foutait royalement de notre gueule, je n'ai pas aimé du tout la tournure prise par Breaking Bad après la première saison, j'ai vomi en voyant que Dexter fondait une famille avec en plus une tête à claque, dès la seconde saison de Prison Break c'était une arnaque (ah heu, merde ça a marché, on fait quoi ils sont sortis de la prison ? -- continuez !) et Mad Men, c'est brillant mais pareil ça menait nulle part. Le problème c'est que quand on veut fidéliser avec des personnages et des situations qui évoluent, ça a tendance tourner en rond alors que les histoires sont censées être super sophistiquées (c'est l'époque, Nolan fait pareil et au final c'est une coquille vide). Au moins quand Bobby Ewing était ressuscité dans Dallas parce que l'acteur avait envie de revenir, on s'emmerde pas avec la vraisemblance parce qu'on y a jamais prêté trop attention et que ça joue à fond le soap. Là ce sont des soap qu'on nous vend pour du caviar, et il faut souvent attendre la fin pour comprendre qu'on s'est fait mener en bateau. Moi, plus jamais. Bien souvent d'ailleurs, les meilleures séries sont celles qui sont arrêtées : comme Profit. (J'arrête le HS, désolé).

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Heisenberg ·

Je pense que tu aimerais Mad Men, vraiment, car je trouve que la série évolue et ne mène justement pas nulle part, même si la destination est un peu ironique. Mais je peux comprendre que tu aies du mal avec le format, j'essaie de convaincre la moitié de mon entourage que c'est le truc le plus génial que j'ai vu à la télé, mais je rencontre beaucoup de résistance. ;)

PS: pardon pour les "plus" ou "moins" qui notent les commentaires (les flèches à gauche), je n'avais pas compris à quoi cela servait et j'ai mis des moins à vos commentaires. Erreur corrigée ;)

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Ochazuke ·

Tout comme toi Heisenberg, je promeus cette série par goût et y ait trouvé des pistes de réflexions intéressantes que j'aime partager. Je ne pense pas Lim, m'être fait roulé dans la farine, je suis sans doute plus déçu par le fait qu'une série qui n'ait pas un message à asséner puisse terminer, tout comme d'ailleurs The Wire où j'ai visionné trois fois le premier épisode pour me convaincre de continuer, pour finir par un plaisir graduel et une perte de temps sans regret d'un mois vidéo.
Je ne dis pas que tu as tort en général sur la qualité ou le sens des séries mais certaines sont de vraies plongées dans une période ou des univers qui certes doivent être rentables pour continuer mais font finalement partie du gratin. De la même manière si tu veux lire de la BD ou du manga et que tu n'apprécies pas, la seule solution est d'essayer de dénicher le meilleur. Pour ça je te fais confiance et en ça SC est un excellent guide.
Mad Men a ceci de fascinant, et que je n'ai pas trouvé ailleurs, de nous amener à nous questionner sur ce qui nous a mené à notre société contemporaine, celle d'une course à la conso, au bien-être dans des classes sociales, une critique sur l'écart entre ce que nous sommes et les rôles que nous devons tenir pour ramener un salaire. Ces figures sont bien menées, tout comme celle de la perte d'identité de soi, du couple, ou encore, pour parler de ce qui peut nous toucher comme l'a fait Heisen, du lien qui existe avec nos enfants (ce que Don dévoile sur son absence d'émotion concernant ses enfants dans ses premières années est d'une brusque révélation de personne unique, m'a fait percuté frontalement tant ma situation était similaire. Même réaction.
Car cette série joue de manière critique sur cette vitrine identificatrice où la pub nous renvoie l'image d'un monde parfait où l'on nous dicte ce qu'il nous faut et que nous ne savions pas.
Du coup la série, en tant qu'oeuvre qui nous met en relation avec le monde ou nous-même, joue bien son rôle et nous sommes loin de série B où le cerveau s'endort.
Mais je comprends qu'on aime pas, et en général sur cette série on rencontre soit de l'indifférence et de l'ennui, soit une passion, une fascination.
Et même si la fin aurait pu avoir une autre forme, sa construction, son cheminement sont de l'ordre du chef d'oeuvre.

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Custom51 ·

Vos analyses sont très justes, et pour ma part la fin me convient tout à fait.
Par contre j'ai remarqué sur la seconde partie de la saison une approche nouvelle concernant "la condition des femmes".
En effet, Mad Men a toujours traité avec brio, les femmes fortes empreintes de féminisme, rêvant de carrière, d'ascension sociale, bref d'émancipation de réussite.
Si l'on regarde bien cette fin de seconde saison, certain personnages femmes m'interpellent :

- Gertrude "Trudy" Campbell : a réussi son divorce, élève son enfant, refuse de "recoller les morceaux" avec Pete. Par contre dès que celui-ci change de condition sociale, elle se jette dans ses bras en lui disant qu'elle l'aime. Profiteuse.

- Betty Draper : l'image même de la femme au foyer américaine, prête à tous les sacrifices pour élever sa famille, laisse un testament à sa fille dans lequel la seule chose importante : son apparence dans le cercueil le jour des obsèques. Narcissique.

- Megan Draper : qui souhaite divorcer de Don, à l'amiable, mais qui ne rechigne pas à accepter un million de dollar et qui ne réagit même pas lorsque sa propre mère dévalise l'appartement de Don. Hypocrite.

- Joan Holloway, qui jure à Peggy qu'elle serait la seule associée avec qui elle pourrait créer sa nouvelle structure. Et qui finalement créée une société en s'associant à la babysitter de son enfant. Menteuse.

Bref, j'ai l'impressions que les personnage féminins à la fin de la saison (exception faite de Peggy) sont tous devenus des ... raclures ! ; )

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Le Rêveur ·

Très bonne analyse, mais elles sont en fin de compte moins des raclures que les mecs de la série alcooliques, coureurs de jupons, menteurs et arrivistes. La seule différence étant qu'au début elles étaient soumises, à la fin plus libres...

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Custom51 ·

Moins des raclures que les mecs, ça c'est sûr. Mais on ne nous les montre plus sous leur meilleur jour. :)

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Le Rêveur ·

Exact, et de là à dire qu'une fois plus libre elles deviennent comme les mecs, il n'y a qu'un pas !-)

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DarkKnightReturn ·

Un final de série réussi, mélangeant tout ce que j'apprécie dans Mad Men : des personnages attachants, une réalisation parfaite, une ambiance parfaitement retranscrite, du réalisme. Il nous fait passer du rire au larme de manière fluide, en s'attardant juste ce qu'il faut. On a le droit à des scènes très tristes et touchantes (les appels de Don, la scène avec Sally et ses frère, ...) à d'autres comiques. J'ai adoré ce changement de registre parfaitement maitrisé.

Les fins des différents personnages sont parfaites et s'enchainent de manière fluide. Celle sur Don est plus longue, car il s'agit du personnage principal. On voit donc toutes les facettes de sa personnalité qui se centre petit à petit sur le vrai lui, le suspense est au rendez vous dans cette partie, je me suis demandé vraiment comment il allait finir jusqu'à ces dernières scènes magnifiques. Les autres personnages sont tout aussi bien traités, même s'il occupe une place moins important dans l'épisode. On a le droit à des belles surprises concernant deux personnages (j'ai été très agréablement surpris). On retrouve des personnages pour nous montrer leur fin en intégralité.

Un final de série maitrisé qui offre une trés belle fin à tous ces personnages attachants. Une belle série qui se termine, il faut bien même si ne plus suivre ces personnages va me manquer.

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Shaw_Dace ·

Bon, je l'annonce d'emblée, j'ai été séduite par le propos, par le style, par l'idée même de cette série qui s'avère être un des meilleurs moments de TV dont j'ai pu faire l'expérience. En même temps, je suis un peu néophyte des séries. Chômage oblige, il faut bien se distraire à un moment. J’avais débuté, dans mon épopée des séries à succès sur The Walking Dead, qui m’a somme toute assez conquise, je pense que c’est une une série cool en soi, avec un pilote qui tout de même met dans le bain direct. Après, au niveau de la réflexion découlant du visionage de la série, j’me demandais surtout si j’aurai fait partie des premiers à clamser ou bien des personnes ayant un instinct de survie assez pregnant pour parvenir à une issue éventuelle à ce monde aliénant et effrayant. J’dois l’admettre, j’serai morte dans les premières nano secondes.

Ensuite, j’ai enchaîné avec GOT afin de comprendre l’engouement, pour en définitive arriver à la conclusion que la série est chouette, cependant la déception provient de la mise en scène trop racoleuse qui déçoit en soi. Le concept est cool, mais j’pensais que c’était un truc compliqué où le propos était un peu plus poussé. Peanuts, mais ça reste un divertissement de qualité avec ce qu’il faut d’éléments addictifs afin de poursuivre.

Pour enfin arriver à Mad Men, et j’dois admettre que ce fut fastidieux sans pour autant être dénué d”intérêt. J’regardais c’te série pour m’endormir et au final ça m’a tenu éveillée pas mal de temps.

Que dire quant à la fin de cette série si ce n’est que pour mon propre entendement, c’est juste brillant de lucidité et de tendresse. J’imagine que l’exercice de style a du être très éprouvant pour l’auteur, mais c’est assez jouissif de constater que le tout se tient, du pilote au final, nous avons une vision de ce qui devait être raconté et ce fut magistral (de mon point de vue). Sans tombé dans le sentimentalisme, ce que je retiens c’est une vison d’ensemble. L’idée est que c’te série est une branlette intellectuelle et ce n’est pas pour me déplaire. Quand je dis ça c’est pas péjoratif, car les problématiques abordées sont des plus communes concernant la condition humaine en soi. Exécuté ainsi, ça m’a laissé assez admirative. J’ai pas vu les dernières saisons des Sopranos, mais je suis fascinée par le talent du gars qui a pondu cette série. Après, ça reste du ressort du ressenti, cependant, je n’ai pas l’impression qu’on s’est foutu de ma gueule. Je me suis faite balader certes, mais toujours à bon escient.

Le fait que chaque épisode contienne différentes grilles de lecture, avec pas mal d’indices disséminés au fil des saisons afin de parvenir au dénouement final, je n’avais jamais été témoins de ce procédé avant ma plongée dans l’univers des séries. Enfin, exécuté de manière aussi personnelle et pertinente.

Auparavant, je privilégiais le format du film, m’apparaissant plus pertinent, et grâce à Mad Men j’ai réalisé l’intérêt du format de la série. Car ça brise le coeur de dire adieu au personnages de Weiner, que j’ai tous trouvé hyper attachants et réalistes. Mis à part Sylvia Rosen, mais j’y reviendrai.

Cette fin de Mad Men m’apparaît comme une morale de contes philosophique au vitriol, dénuée de cynisme (comme j’ai pu le lire dans d’autres commentaires), car Weiner a toujours pris soin de faire écho au contexte dans lequel son intrigue se déroule, il a pris le temps de nous faire rencontrer ses personnages et le milieu dans lequel ils évoluent. Le fait de situer l’action dans une décennie marquante de l’Histoire des US (et pas que) pour en arriver sur une fin ouverte, nous amenant à réaliser que Don Draper restera toujours lui-même avec des pansements sur ces cicatrices, fait écho à la vie de tout un chacun.

Ce que je trouve formidable, c’est qu’avec cette série il nous est possible de nous identifier à un version musclée du mâle alpha a.k.a allégorie du rêve américain, sans pour autant ôter la vigilance critique des comportements ambivalents et auto-destructeur de ce dernier. C’est une série qui cause du sens de la vie en général, sans apporter de réponses et pour moi, c’te démarche est magnifique.

Mad Men c’est un truc qu’on ne peut apprécier que dans son intégralité, la tonalité de la série nous éclaire sur la fin. J’ai trouvé que c’était une des séries les plus marrante que j’ai pu regarder et j’ai surkiffé pour une fois, la majorité des personnages féminins; complexes exprimant beaucoup de nuances quant aux enjeux de personnages féminins dans le contexte d’une série. J’avoue comme pas mal de filles, j’ai overkiffé Peggy, parce que pour une fois, je peux m’identifier à une meuf qui ne cesse de se vautrer, ne perdant néanmoins pas son objectif de vue et d’une grande dignité avec une personnalité exceptionnelle. Et même Betty et surtout Megan je les adore. Bon ça va Megan est encore jeune elle s’en remettra, mais cette gonzesse elle était chouette quand même… je l’imaginais avec un mec comme Henry Francis, qui somme toute (pour moi) est un des mecs les plus équilibré et structuré de la série. Et une grosse tendresse pour Betty bien entendu, un des personnages les plus tragi-comique de la série !

Les trucs qui m’ont fait chier, c’est le français approximatif des personnages supposés être français. C’est quand même assez cocasse de lire les sous-titres en anglais pour comprendre ce que dit la mère de Megan en français, même l’accent français de Roger Sterling est plus audible. Déroutant pour un français.

Et puis bon, je ne dis pas que l’arc avec la voisine Sylvia était inutile, cependant en tant que femme, j’ai eu du mal à être empathique vis-à-vis de ce personnage suite à sa réaction après la fausse couche de Megan. Juste l’étendue de l’absurdité de cette gonzesse n’a pas pu me faire m’attacher à elle, alors que j’adore Pete parce qu’il est absurde justement. Mais ça c’est du ressenti perso.

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IllitchD ·

J'ai vu cette saison 7 et en particulier l'escapade de Don comme une redit d'une des saisons antérieures, où en gros il abandonnait tout (lorsqu'il partait en Californie avec Pete pour un voyage d'affaires) pour se mettre au vert, vivre des expériences qui puissent l'enrichir et se confronter à son passé. Là, la même. On sent que professionnellement c'est plus ça. Il a besoin d'un second souffle, toujours bouffé par sa double identité, etc.

Cette parenthèse "hippie" lui permet d'être en contact avec les "vrais" gens. Et mieux comprendre les "vrais" gens, l'Amérique profonde donc, c'est apprendre à mieux les cerner et donc être une source d'inspiration pour la pub. Et ici Coca. Il repart à neuf, boosté. On l'imagine dans ses bureaux de McCaan.

Maintenant, globalement pour la conclusion, c'est mi-figue mi-raisin. Je suis également resté sur ma faim. Un côté torché, pas explicité du tout pour Ken, Harry et les autres seconds couteaux. Content de laisser Joan et Roger, je sais qu'il n'y aura que du bien pour eux. Il en va de même de Peggie, même si un peu facile de lâcher ça comme ça.

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Ochazuke ·

Oui effectivement je comprends cette transition avec ce parallèle avec la "vraie vie authentique" qui de plus s'oppose au mode capitaliste où l'homme a perdu son âme et des raisons de vivre,ce qui d'ailleurs arrive à Don, dont il ne retient de ce que nous avons vu que l'échec. Par ailleurs cette fin sur Coca sous-entend un retour, ce qui est intéressant. De la même manière que le non-développement du cancer de Betty est un choix judicieux. De fait, c'est sur l'ensemble que je trouve l'achèvement brouillon mise à part pour Pete, Peggy ou Joan, quoique vite expédié.

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Le Rêveur ·

Fin mi figue mi raisin: si la pub coca finale laisse suggérer un retour de Don à son métier après une énième disparition, je trouve ça moyen. Idem pour Joan, Peggy, Roger et Pete. Seule Betty à une fin, une vrai.
Bref j'ai adoré la série, je lui mettait un 8.5 jusqu'à la saison 4-5 mais là je suis redescendu à 7. On a envie de dire "tout ça pour ça ?".

Mais comme disent certain hippies, le voyage est parfois plus beau et plus important que la destination.

C'est peut être le cas de Mad Men...

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Djobi ·

je donnerais un "peut mieux faire" à cette fin.
On a cherché à donner une conclusion aux itinéraires des personnages principaux. Et ça donne quelque chose d'un peu précipité et parfois bancal, notamment pour ce qui arrive à Peggy. La dernière image concernant Don est plutôt réussie. Face à toutes ces bullshits hippies, il est conforme au Don qu'on a aimé et il fait ce qu'il sait vraiment faire : une bonne pub. La scène est réjouissante mais tous ces dénouements ne sont pas à la hauteur de la série. Les derniers épisodes de beaucoup de tops séries étaient bien plus forts, je pense aux Sopranos et à Breaking Bad notamment.

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Ochazuke ·

qui sont d'ailleurs les deux prochaines séries que je dois voir, carences culturelles oblige ! Merci pour ta réponse que je partage entièrement

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