Créer un post
1

Notes d'un festivalier

À propos de The House That Jack Built

Illustration Notes d'un festivalier

On croit être embarqué dans une histoire de tueur en série, bien poisseuse et malsaine. Très vite, on découvre que ce tueur pratique l’assassinat comme l’un des beaux-arts, à la manière de Thomas De Quincey, et l’on devine que Lars Von trier joue sur la réversibilité de la formule : il pratique lui-même son art comme un crime, au mépris du bon goût et en quête de la beauté vénéneuse chère au romantisme. Et l’on comprend en fin de compte qu’il propose 700 ans après Dante sa version de la Divine Comédie, où les icônes contemporaines prennent la place des héros antiques et où Bruno Ganz joue le rôle du poète Virgile. En même temps qu’un autoportrait, le film se veut donc, comme l’œuvre de Dante, une Somme universelle, intégrant tous les monstres, petits et grands, de l’histoire moderne.

D’un point de vue purement plastique, l’épilogue du film – en forme de catabase ou descente aux enfers – est extraordinaire.

(Antoine Glémain, ACOR, cinéma Vox à Mayenne dans Notes d'un festivalier)

  • 73 vues
  • 0 réponse
· signaler
Avatar AcorBailhache
Voir tous ses posts

0 réponse

West Coast ou East Coast ? Battez-vous ici
Créer un post