Créer un post
11

Stanley Kubrick : votre avis !

À propos de 2001 : L'Odyssée de l'espace Orange mécanique Le Baiser du tueur L'Ultime Razzia Fear and Desire Barry Lyndon Lolita Docteur Folamour Eyes Wide Shut Full Metal Jacket

Illustration Stanley Kubrick : votre avis !

Je profite de cette toute nouvelle fonctionnalité proposée par SensCritique pour demander votre avis à propos de Stanley Kubrick, personnalité majeure du septième art et aussi un réalisateur que je vénère plus que tout.

Son nihilisme, son regard sur l'humanité, son utilisation de la musique, ses œuvres en générale, son projet avorté sur Napoléon ou la Shoah... Tout, je veux tout savoir sur ce que vous pensez de lui.

Même ceux qui ne l'aiment pas peuvent intervenir. On est ici pour discuter et débattre s'il le faut !

  • 659 vues
  • 51 réponses
· signaler
Avatar Ticket
Par Ticket
Voir tous ses posts
Trier par : Pertinence
  • Pertinence
  • Récent

51 réponses

4
Kogepan ·

J'aime bien Kubrick. Mais c'est dommage je trouve qu'on met trop en avant certaines de ses oeuvres qui ne sont pas les meilleures. Genre c'est la quintessence du cinéma, mais si quelqu'un commence par ça tout ce qu'il va gagner c'est une allergie à Kubrick et aucune envie de recommencer. Genre avec 2001. Pour moi 2001 est loin d'être son chef-d'oeuvre, je lui préfère largement Les Sentiers de la gloire.

    signaler
2
Ticket ·

C'est vrai qu'il y a cette tendance de trop vite oublier les premiers films de Kubrick, dont "Path of Glory" que tu as mentionné. Les tout débuts du cinéma de ce réalisateur sont trop peu mis en valeur, y compris pour "Fear and Desire", certes retiré des salles, mais assez fascinant pour ma part. Et pour ce qui est de "2001", ce n'est pas son seul chef-d'oeuvre. D'autres œuvres comme "Dr. Strangelove", "Barry Lyndon" ou l'incomparable "A Clockwork Orange" sont à prendre en compte, tout en sachant qu'en écrivant ces lignes je me rends compte que j'oublie d'autres films de sa filmo' (exceptionnelle) !

    signaler
Kogepan ·

Oui bien sûr ces derniers que tu cites sont vraiment bien. En fait c'est surtout 2001 qui m'embête. Il a un peu castré le cinéma de science-fiction pendant des décennies... ce qui d'ailleurs n'est pas forcément la faute de Kubrick, mais de la tendance généralisée à crier au chef-d'oeuvre alors que bon, hein.

    signaler
1
ArnaudBalo ·

Je suis bien d'accord avec toi. Le premier Kubrick que j'ai regardé c'était 2001, je me sentais limite forcé tellement le matraquage sur celui-ci était fort. Et au final j'en suis ressorti mitigé, alors que d'autres films comme Full Metal Jacket ou Barry Lyndon sont quand même plus accessibles pour aborder Kubrick.

    signaler
1
Kogepan ·

Full metal ! complètement !

    signaler
Limguela ·

Ce qui est mis en avant, c'est surtout ce qui fait très largement consensus. Que tu ne le partages pas, ça arrive, mais le nier serait un peu ridicule. Et quoi que tu puisses en dire sur ton autre commentaire, 2001 est d'une importance capitale pour la SF. Sans 2001, pas de THX ou d'Alien par exemple. Avant 2001, la SF, c'est un genre très mineur, de la fantaisie ridicule pour gamin (ça l'est vite redevenu d'ailleurs).

    signaler
Kogepan ·

C'est moins une critique de Kubrick qu'un regret. Je ne déteste pas 2001, quand je parle de castration, c'est parce qu'il a été très difficile pour les réalisateur d'oser s'atteler à la SF après Kubrick (parce que le film était trop novateur et que la vision qu'il donnait de l'espace était fantastique). Paradoxal un peu. Ce qui m'ennuie le plus c'est que le modèle est peut-être encore trop présent aujourd'hui, certes il faut qu'il reste une référence, mais pas qu'il continue à intimider.

    signaler
4
Gritchh ·

Kubrick a su comme personne mettre en résonance la forme et le fond. Les situations, les actes et les psychologies qui sont à l'écran sont extrêmes et nous sommes en même temps subjugués par la perfection des images et de la bande sonore. Comme Alex, scotchés à notre siège, les yeux grand ouverts, nous vivons une expérience sensorielle en même temps qu'intellectuelle. Une expérience que l'on ne peux plus oublier.

    signaler
1
Ticket ·

Parfaitement d'accord avec ce que tu dis !

    signaler
1
Kogepan ·

Ah je suis super d'accord avec toi pour l'importance accordée à la bande sonore. Il y a quand même un avant et un après Kubrick dans ce domaine.

    signaler
4
IsaacV ·

Aller je me lance, je teste la fonction discussion. Je vais surement être seul sur ce coup là, mais voilà on échange, on discute...on disc-échange. Je n'aime pas kubrick. J'admet que visuellement ça tient la route, mais voilà je trouve ses personnages pas du tout attachant ou intéressant et je n'arrive pas à m'impliquer dans ses films. Je trouve ça émotionnellement très pauvre...Je n'ai jamais eu l'impression d'assister à une révolution devant 2001 et j'ai trouvé Shining très ennuyeux. Et je trouve que le culte autour de kubrick occulte un peu trop d'autres cinéastes tout aussi important...voir plus (Renoir, Rouch, John Waters etc...).

    signaler
Voracinéphile ·

Pourrir Kubrick et louer John Waters ! Enfin quelqu'un d'original sur les discussions Kubrick ! Emotionnellement, je ne les trouve pas pauvres, mais la mise en scène est très distancée, très froide, donc limpide et propice à la masturbation artistique. Pour 2001, content de trouver un autre révolutionnaire pour critiquer un peu ce film chiant et très vide (rien de concret ou d'explicite dans le final).

    signaler
IsaacV ·

ce n'est pas tant que le final de 2001 est mystérieux qui me dérange...d'ailleurs je l'ai trouvé plutôt limpide par rapport au reste du film^^. Mais oui je trouve qu'il se comporte avec ses personnages comme un enfant sadique qui joue avec une loupe au dessus d'une fourmilière... mais on ne s'attache pas à eux...voir même on se fout complètement de ce qu'il peut bien leur arriver....

    signaler
Oriane ·

Merci, c'est exactement ce que je pense de ses films ! Après je les trouve pas complètement ennuyeux, j'ai mis au moins 6 à tous ceux que j'ai vus, mais il manque ce petit quelque chose qui fait que je vais accrocher et m'émouvoir devant un film. Certains aiment le côté froid, moi je préfère quelque chose de brut qui nous mettra au contact des personnages. Et encore ce n'est pas tellement ce côté froid qui ne me plaît pas, ça pourrait fonctionner si c'était appliqué à d'autres sujets. Le problème c'est qu'il essaye de traiter des sujets chauds, c'est bien de tenter de les faire d'une autre façon mais pour moi ça fonctionne pas.

    signaler
Hadrien Brunat ·

J'aime ce courage !

    signaler
3
Voracinéphile ·

Objectivement, Kubrick a fait progresser le cinéma. Personne n'arrive à autant suggérer que lui dans un film (rien que de voir le nombre d'interprétations d'Eyes Wild Shut donne le tournis). Maintenant, il m'énerve. Car il a posé tellement de codes que certains cinéastes se formatent pour lui ressembler. Il a aussi, je trouve, l'avantage de se foutre de l'avis du spectateur et des producteurs quand il tourne ses films, il a sa vision et il va toujours au bout de celle ci, à tel point qu'elle finit par fonctionner (Orange mécanique et shining).

Et 2001, c'est très chiant et irregardable aujourd'hui les enfants. Si on sortait un film comme 2001 aujourd'hui, échec commercial retentissant car chiant et désagréable. Mais prodige technique pour les effets spéciaux. Oh, mais il y a un film comme 2001 dans l'ambiance, c'est Beyond the black rainbow ! Qui en a entendu parler ?

    signaler
1
OlivierBottin ·

2001 est tout sauf chiant et irregardable (libre à toi de ne pas y avoir accroché bien sûr), et s'il sortait aujourd'hui, pas sûr que ce soit un échec cuisant ; un film comme Enter The Void a eu un bon succès d'estime (même si pour moi c'est franchement bien vide et pas terrible)

    signaler
Voracinéphile ·

^^ Belle pique envoyée à Enter the void (objective aussi, après sa première heure, le film devient redondant et un peu gratuit), mais son style visuel et sonore est ultra immersif, en plus de son ambition de révolutionner ce que l'on peut montrer. 2001 l'avait aussi à l'époque, mais le numérique a depuis complètement banalisé son réalisme. Je suis peut être un peu une victime de mon temps, mais l'exploit des effets spéciaux de l'époque, remis obligatoirement dans son contexte, est aujourd'hui la seule chose qui soutient encore 2001, avec l'intelligence de sa mise en scène (et pas de son contenu, assez vide et mystifié pour faire illusion). Dans ce type de cinéma (où excelle Kubrick, mais aussi Refn, Beyond the black rainbow...), il y a moins de substance que de place pour laisser le spectateur remplir lui même les blancs. Seule l'ambiance lui permet de rester immergé dans le film. Et le minimalisme de 2001, je l'assimile à de la pauvreté. Pour les oreilles, c'est désagréable (en plus de ne pas fonctionner avec la musique classique, c'est le plus gros décalage musical que j'ai pu voir avec Blade Runner), et pour la patience, une rude épreuve. Le cheminement de l'ordinateur n'est pas logique (quoique l'idée de lui faire mentionner l'erreur humaine pour se déresponsabiliser est intéressante), et la fin tient du mindfuck dans sa plus belle expression. Il n'aborde au final rien de tangible sur l'humanité (l'outil c'est bien mais ça peut être mal, on a évolué mais....), et son atmosphère ne m'a tout simplement pas séduit du tout malgré son ergonomie.

On peut également parler de Gravity, que j'ai mis au même niveau alors que son approche est radicalement différente (totalement cameron, dans les défauts et les qualités). Effets spéciaux au top et c'est là la principale qualité du film. C'est hélas le jeu d'acteur et les symboliques lourdingues (la maternité...) qui alourdissent ce qui devait être un film fluide et très axé technique. Mais Gravity ne laisse aucune place à son spectateur pour se projeter, il est un simple passager embarqué. C'est un simple divertissement dopé par les progrès techniques et quelques beaux plans séquences. Quel est ton avis sur celui ci d'ailleurs ?

    signaler
AntoineRA ·

Pour répondre à ton dernier paragraphe. J'ai vu 2001 pour la première fois l'an dernier en BR, et j'ai été captivé. Après, je me suis mis en tête le contexte de sortie du film, son développement, etc... Pas sûr que si ça sortait aujourd'hui, ce serait un échec commercial. Gravity a très bien fonctionné, pour le bouche-à-oreille sur les FX à mon avis. Et Interstellar également, qui n'est à mon sens qu'ersatz grand public de 2001, mais toujours très intéressant pour le visuel.

Sinon, MILLE FOIS OUI pour Beyond The Black Rainbow, c'est exactement ce que j'avais pensé en le visionnant, et pour moi il arrive cent fois mieux à capturer cette ambiance qu'Interstellar, avec 160 fois moins de budget et une heure de moins.

P.S.: je vois que ma suggestion pour intégrer les sauts de ligne dans les commentaires a été acceptée par la team SC, c'est cool :)

    signaler
Voracinéphile ·

J'ai un peu de mal à concevoir en quoi 2001 peut captiver pendant un visionnage. Si la facture visuelle a effectivement un cachet incomparable, l'ambiance sonore et l'absence de rythme m'ont toujours fait redescendre. D'expérimental, le film n'a que sa fin (son début pose des codes et crée l'aura de mystère, en ayant planté la thématique de l'outil). Pour l'époque, c'est une révolution (qui a d'ailleurs été mitigée sur le coup, pas mal de critiques négatives), mais sur ce cas, peu d'égards sont pris pour rendre la séance agréable auprès du spectateur (contrairement à Beyond the black rainbow, qui avec sa bande originale lisse beaucoup ses ambiances, là où Kubrick nous met un bruit de respiration pendant plus de 10 minutes). Gravity a essentiellement fonctionné pour ses effets spéciaux, je suis d'accord (n'ayant pas non plus vraiment aimé ce film pour ses excès de jeu d'acteur (ouaf ouaf aooouuuuu !)). Interstellar fonctionne parce que c'est Nolan, pas vraiment pour 2001 (très peu de lien d'ailleurs, sinon un robot rigolo et un final what the fuck).
Concernant la ressortie de 2001, c'est moi qui ai commencé avec les "si", mes excuses vu l'impossibilité de prévoir la réaction. Mais en me fondant simplement sur mon ressenti, des films comme Wall E ou Alien sont parvenus à une bien meilleure ambiance (sentimentalement parlant) que les cacophonies de Ligetti.

    signaler
Voracinéphile ·

Wide*, désolé pour la faute

    signaler
2
Bastion ·

Très bon metteur en scène. Les sentiers de la gloire, Orange mécanique, Lolita, Shining, etc, j'adooooore ! Tout est bon dans le cochon (dans kubick, pardon !)

    signaler
1
Florian Malnoe ·

Personnellement je trouve que c'est un réalisateur qui pense plus à faire valoir ses idées de mise en scène, qu'a pleinement saisir l'essence même de ce qu'il adapte. Il dénature pas mal de grandes œuvres littéraires. Je trouve son cinéma suffisant et prétentieux. Avec ses films je ne suis jamais pleinement satisfait.

    signaler
Matt Fox ·

Pour moi Kubrick est vraiment un réalisateur de génie. Pourquoi ? Il a fait énormément progresser son cinéma et le cinéma en général par des prouesses techniques que scénaristiques, ses nombreux thèmes qu'il aborde dans ses films qui ont fait sujet à polémique (même si le thème du double reste prépondérant chez lui), ses messages, ses codes reconnaissables entre milles avec une patte unique (exemple frappant : les travellings qui subliment une scène), une utilisation parfaite de l'esthétique, de l'atmosphère, de l'espace, mais aussi de la musique du film.
Il avait une réelle démarche artistique dans chaque film, il a touché à quasiment tous les genres qu'il existe dans le cinéma du 20e siècle, c'est un des premiers à mettre en valeur la musique au cinéma et réussissait à transcender le propos de son long- métrage par l'image.

Même si vous êtes pas forcément d'accord avec ce que j'ai dit en haut, Kubrick avait aussi d'autres dons : fasciné par la photographie (il était photographe à ses débuts), à la recherche du plan parfait et ultime (il était réputé pour être intransigeant sur un plateau où les scènes allait jusqu'à 80 prises et le tournage s'étalait sur de nombreux mois, voire plusieurs années à la fin de sa carrière), il jouait aux échecs pendant les moments de détente sur les plateaux, grand amateur de ce sport. Je pense que sa passion des échecs comme celui du cinéma résumait bien sa vie : il était unique et insaisissable, toujours un coup d'avance sur tout le monde.
Il était un des premiers réalisateurs à s'émanciper des producteurs et a devenir "presque" indépendant tellement son empreinte et sa "patte" était forte (a partir de Lolita, il était en roue libre et pouvait faire ce qu'il voulait !). Il n'était pas seulement indépendant, sur chaque nouveau projet de film il se documentait comme jamais, il voulait connaitre toute l'adaptation (car il faisait souvent des adaptations de livres connus) en long, en large et en travers, tous les détails, l'histoire, le contexte, l'époque, etc.
Même pour les projets de films qui n'ont pas aboutis, on a retrouvé dans sa grande demeure vers Londres des quantités faramineuses de biographies de Napoléon, etc.

Autre immense qualité de ce cinéaste, preuve irréfutable de son génie, à partir de son indépendance totale des studios (même si après l'échec financier de 2001 il ne put pas faire son Napoléon..), il contrôlait son oeuvre de A à Z, contrairement aux cinéastes actuels. Le montage, la photographie, le son, la musique, l'adaptation, même la distribution et la publicité, c'est pour vous dire ! Beaucoup des personnes qui travaillaient avec Kubrick disent qu'il apprenait presque leur métier avec lui, ou du moins le redécouvraient !
Bref, avec ça, si vous ne trouvez pas que c'est un grand réalisateur parmi les grands, je ne vois pas ce que je peux dire de plus, regardez le documentaire "Kubrick : a life in pictures" de 2001.

    signaler
pr7kt1 ·

J'ai vu tous les longs-métrages de Kubrick, de Fear and Desire jusqu'à Eyes Wide Shut. Et c'est la raison pour laquelle c'est mon réalisateur préféré. A part son deuxième film, le Baiser du Tueur, que j'ai trouvé regardable mais sans plus, tout est bon. Evidemment, certains films sont meilleurs (ou bien meilleurs) que d'autres. Personnellement, Lolita est le film (après le Baiser du tueur, donc) que j'ai le moins apprécié, même si globalement ça reste un bon film (surtout qu'à l'époque, ca devait être chochocho). Après, j'ai l'impression qu'on le retient vraiment pour Shining et Clockwork Orange, alors que selon moi son meilleur film est Barry Lyndon. Bon 'faut dire que je le porte dans mon coeur, ce film, et du coup c'est un de mes films préférés, mais même cela mis à part, je pense que c'est LE chef-d'oeuvre de Kubrick, à tous les niveaux: montage, bande-son, scénario, etc...
Bon je vais pas non plus développer tout la filmographie, car j'ai mon classement ici: http://www.senscritique.com/top/Les_meilleurs_films_de_Stanley_Kubrick/864972 mais The Killing est également un film à part, ainsi que Dr Strangelove.
En fait, ce que j'aime bien dans l'oeuvre de Kubrick, et qui est vraiment reflété dans son premier film, Fear and Desire, c'est qu'il est capable, malgré quelques incohérences, de faire passer son message dans ses films, et surtout de montrer plusieurs perspectives d'interprétations possibles, comme dans Eyes Wide Shut également. Et en même temps, j'ai l'impression qu'il arrive à s'effacer assez de ses films pour ne pas nous imposer son avis sur le déroulement de l'histoire.
Pour en revenir à 2001, vu qu'il y a eu pas mal d'échanges là-dessus, je ne pense pas pouvoir qualifier 2001 de chiant, car j'ai pris plaisir à le regarder. Après, lent c'est autre chose, et c'est sûr, surtout. Mais bon le fait qu'un film soit lent n'est pas automatiquement un défaut (Barry Lyndon o/). Et visuellement, bah je trouve ça juste magnifique. Je l'ai vu y'a à peu près deux ans, et c'est toujours un des plus beaux films que j'ai vus. C'est justement ça qui est ouf, même 50 ans après, il reste un beau film, certes qui ne rivalise pas avec les effets spéciaux de maintenant. Aussi, je ne pense pas qu'il faut le voir comme un film où il ne se passe rien, mais plutôt un film lent, et dans ce cas qui est rythmé plus auditivement que visuellement.

    signaler
Voracinéphile ·

Dire que 2001 est chiant, c'est à la fois faire preuve d'effronterie et de mauvais goût ^^ Mais cela renvoit à l'énorme vide que je ressens à chaque visionnage. Il ne se passe rien d'autre que ce que l'on voit, il y a juste des passages incompréhensibles qui appellent donc à de l'interprétation obligatoire. C'est en cela que 2001 apparaît comme un quitte-ou double surestimé : là où pas mal de gens crachent sur Valhalla rising de NWR en arguant qu'il est chiant et vide (et ils peuvent avoir raison, j'y ai surtout apprécié l'ambiance), il y a un concensus assez incompréhensible sur 2001 alors qu'il est exactement de la même trempe. Seuls ses effets spéciaux le sauvent (et là, je ne critique pas le visuel, et je comprends qu'on le qualifie de beau film : il l'est), ainsi que l'intelligence de sa mise en scène et quelques concepts (l'erreur humaine sortie par l'ordinateur, seul fait concret dans son pétage de câble bancal et illogique). Un film lent où il se passe des trucs, c'est le remake de Solaris par exemple (tant qu'on y est) bien plus court que l'original et pourtant si looooong à regarder. Mais sa matrice émotionnelle parfaitement décrite offre à postériori beaucoup de matière pour l'analyse. Quand on voit comment certains se branlent sur le verre cassé de 2001, il arrive un moment où il faut savoir prendre du recul. Je ne nierai jamais une certaine subjectivité dans ma prise de position (surtout que je lui préfère un film ouvertement incompréhensible : Beyond the black rainbow, à l'esthétique touchant au sublime), mais objectivement, il serait temps de revenir un peu sur Terre.

    signaler
pr7kt1 ·

Objectivement, on peut considérer 2001 comme un des moins bons films de Kubrick. Ou en tout cas comme un film loin de ses meilleurs films. Après je pense que ce qui a fait son succès, c'est son aspect...on va dire "blockbuster". Car à part Spartacus, aucun film précédent 2001 n'a droit à un montage aussi "propre" il me semble (et encore...Spartacus ne serait qu'un "blockbuster" que par sa dimension historique et épique). Je ne suis pas particulièrement calé en science-fiction, mais en matière cinématographique, y'avait-il déjà eu des oeuvres qui poussaient aussi loin la conquête de l'espace ? Si non, on comprendrait le succès du film. De plus, n'est-ce pas la première révolution des machines sur grand écran ? (je ne fais que poser des questions pour essayer d'expliquer le succès de 2001)
Personnellement, je regarde le film plus comme une fresque, un tableau qui bouge, qu'un film dont on peut tirer des pistes de réflexion. Evidemment, la pierre noire est là pour faire poser des questions: représente-elle l'immortalité, l'immuabilité du temps, ou encore le désir de l'humanité de conquérir le monde et de durer à jamais ? mais à part ça, je ne vois pas trop de questions que l'on pourrait se poser, même le film est réalisé de manière à ce que le spectateur regarde plus qu'il n'analyse.
Et aussi, je "m'intéresse" au cinéma depuis relativement peu de temps, je suis relativement jeune, et je n'ai donc pas connu dans mon entourage cet engouement que semble provoquer ce film. Donc je n'arrive pas trop à mesurer s'il est vraiment si surestimé que cela, en fait.

    signaler
Voracinéphile ·

Tout à ton honneur de chercher des hypothèses valables pour justifier le succès de 2001 (celle du pionnier spatial est surement la meilleure en effet, aucun n'avait poussé les effets spéciaux aussi loin avec l'envie de réalisme (on en veut pour preuve le récent succès du médiocre Gravity (dans le contenu et la performance d'actrice) dont le visuel est de très loin le meilleur atout)). Spartacus étant un blockbuster plus revendiqué et humble, la comparaison reste toutefois délicate. La pierre et cette étrange fin en boucle.

Ton humilité est noble concernant ton âge, mais c'est encore mieux que tu persistes dans tes intuitions personnelles pour bâtir ton raisonnement et poursuivre le dialogue. Si tu as fait une authentique expérience cinéphile, la partager et la défendre sera d'autant plus apprécié (y compris des détracteurs qui pourront trouver quelques nouveaux éléments sur lesquels réfléchir).

Employer le mot surestimé sert aussi à faire enrager les cinéphiles qui ne jurent que par kubrick et le déifient. Il n'empêche que c'est un film souvent cité que peu de monde est capable de revoir. Dans ma famille, personne n'a réussi à tenir un visionnage avec moi. J'ai néanmoins foi en mes arguments contre le film (un point de vue pour contrebalancer le malestrom populaire doublé d'une pointe d'égo pour booster la provoc ^^) et aime titiller les défenseurs de temples pareils (enfin, ceux qui ne m'ont pas conquis). J'aime surtout voir jusqu'où va leur raisonnement.

    signaler
Halifax ·

Un titan, un novateur, tant dans la mise en scène que dans la réalisation que dans l'utilisation de sa musique. Le mec a touché à tout : péplum, film de guerre, horreur, drame familial, etc.
Pour ma part c'est Orange Mécanique qui à ma préférence. En revanche, je trouve que Lolita est un prodige de construction.

    signaler
Tomato-ketchup ·

Un réalisateur très important qui a réussi à changer durablement notre manière de vivre le cinéma. Singulier, c'est le mot ! Sa vision très sombre et cynique de l'humanité ne blesse pour autant pas la puissance et la grandeur de ses personnages, qu'il sait filmer avec un don naturel pour la photographie et la mise en scène.

Kubrick est un réalisateur extrêmement connus, pour autant s'il est à prendre avec des pincettes (tant son cinéma est éloigné du cinéma "classique") pour certains, il n'en demeure pas moins un cinéaste accomplit, alliant le fond et la forme avec une grande intelligence.

    signaler
burekuchan ·

Pourquoi parler forcément de 2001 comme oeuvre "difficile d'accès" de Kubrick et qui n'est "plus dans son temps" ??? Orange Mécanique fait bien partie du processus. Personnellement j'ai commencé avec Orange Mécanique, et ça m'a tout de suite donné envie de détester Kubrick. C'est kitch, ça hurle ANNEEES SOIXANTE DIIIIX et puis surtout c'est moche, très moche. Et puis le message "l'humanité est cruelle" waw tellement original. 2001 au moins, c'est peut-être pas très accessible, mais c'est pas moins accessible qu'un autre Kubrick, puis au moins c'est beau, et y a pas une morale bidon.
Non vraiment c'est con parce que s'il y avait pas 2001 je ne considèrerais même pas Kubrick comme un auteur/réalisateur mais comme un adaptateur de bouquins foiré.

    signaler
1
pr7kt1 ·

"Non vraiment c'est con parce que s'il y avait pas 2001 je ne considèrerais même pas Kubrick comme un auteur/réalisateur mais comme un adaptateur de bouquins foiré."

Personnellement, je vois pas comment on pourrait dire ça, quand on voit Barry Lyndon, Dr Strangelove, ou même The Killing (celui est adapté d'un livre, je ne l'ai pas lu, mais le film est vraiment bon, malgré quelques défauts de montage). Paths of Glory est également un bon film.

    signaler
1
Voracinéphile ·

Il y a une nette différence entre orange mécanique et 2001 : le fond ! Plastiquement, je ne pense pas que quiconque aurait l'idée d'attaquer 2001, qui reste une prouesse en termes d'effets spéciaux, toujours efficace à notre époque du tout numérique. Orange mécanique a une forme qui fait artificiel, mais cette forme est aussi vectrice de violence (impersonnalité, couleurs agressives, symboles sexuels...). Elle est donc cohérente et justifiée. Quant à l'humanité est méchante, c'est déjà dire quelque chose sur l'humanité et les relations sociales (en traitant de problèmes toujours d'actualité comme le conditionnement des prisonniers et le contrôle de la violence en société), contrairement à 2001 qui ne dit strictement rien du tout en se contentant de mystifier un tas de symboles plus ou moins cohérents. Il n'a aucun propos concret, ce qui oblige à interpréter pour trouver de la matière (et autant dire que les surinterprétations de manquent pas). La relation entre l'homme et l'outil ? Oui, c'est bien mis en scène, l'outil, ça peut être bien ou mal utilisé.
Pour l'accessibilité, pas d'accord, Spartacus (le désavoué) ou Docteur folamour ne sont ni chiants, ni difficiles d'accès. Seul Eyes Wide Shut pourrait effectivement rivaliser avec 2001, mais il possède plusieurs niveaux de lectures qui justifient les prises de tête et les multiples débats sur sa significations (entre les multiples allusions à différentes sectes, les parcours sentimentaux et les prises de conscience des personnages, on tient là un vrai film labyrinthique qui donne des éléments concrets pour la prise de tête). Quant à Shining, c'est du portnawak avec une musique flippante, mais le cheminement de Jack vers la folie fonctionne, ce qui laisse le film avancer sans trop se perdre.

La dernière remarque est très drôle en tout cas, quand on sait que 2001 est aussi un bouquin et que je le trouve foiré ^^

    signaler
burekuchan ·

Bah justement, c'est cet absence de propos concret qui me plait dans 2001. Y a pas forcément besoin de messages limpides, qui d'ailleurs sont pas plus utiles qu'un message qu'on se formera personnellement à la vision du film.
Après voilà, chacun se fait une expérience des films qu'il voit, mais un film c'est une forme et un fond. Le fond d'Orange Mécanique est intéressant, mais il vient du livre et pas de Kubrick. Tout ce qu'a fait Kubrick, à savoir la mise en forme de ce fond, et donc la forme, je trouve ça laid à tous points de vues : dialogues, mise en scène, personnages, jeux d'acteurs, costumes, etc. Je ne dirais pas que ce film est mauvais, simplement qu'il est laid.
Sur la forme en tous cas, 2001 est splendide, et sur le fond il touchera chacun de nous plus ou moins allant du "ce film est chiant il se passe rien" à "ce film est magnifique". Après j'ai peut-être surinterprété 2001 car quand je vois les autres Kubrick je me dis que le message est tellement cucul...

2001 j'y vois entre autres la relation entre l'homme et l'outil, entre l'homme et le divin, les élites qui s'élèvent au-dessus de tous dans un spectacle fascinant tout autant qu'antipathique, l'intelligence artificielle qui devient plus humaine que l'homme... et puis c'est quand même le seul film de SF que j'aie aimé ! Parce que je n'aime pas les scènes d'action, et l'espace en mode contemplatif et figuré de façon aussi belle et réussie, c'est rare.

Pour donner un autre exemple, Dr Folamour c'est une pseudo-comédie qui dit que la guerre c'est pas bien. Sur la forme, c'est beau certes, mais le fond est vide. Un message évident aussi simpliste c'est vide. C'est peut être accessible mais ça présente tellement peu d'intérêt. Avec 2001 au moins Kubrick donne l'illusion que son film est profond puisqu'il n'y donne pas un sens concret.
Après autant Folamour et orange mécanique c'est juste pas mon délire, autant je considère que Shining est un mauvais film. La musique est mal placée, le personnage est déjà débordant de folie au tout début du film, les autres personnages jouent affreusement mal... je comprends vraiment pas l'engouement là. La forme et le fond n'ont rien à dire dans Shining, Kubrick non plus. La folie du personnage de Shining fait penser à la folie de celui d'orange mécanique, en plus.

Sinon effectivement il faut que je voie Barry Lindton, Eyes Wide Shut et tous les autres Kubrick en fait. J'arrive toujours pas à cerner le gars. J'ai adoré Full Metal Jacket, par exemple. Pour le coup, on ne peut pas dire que son message se résume à "la guerre c'est pas bien", puisqu'il met aussi en figure les conséquences des règles de vie en communauté, de la politique, du conditionnement éthique tout en gardant une atmosphère singulière et en passant d'un registre à l'autre admirablement bien, jusqu'à rendre un film de guerre intimiste.
C'est un peu un aboutissement concret de Folamour et Orange dans un seul film, et puis après 2001 et sa SF contemplative, c'est intéressant de voir un film de guerre qui accorde de l'importance à ses personnages.

En tous cas merci d'avoir répondu de façon bienveillante à mon post écrit dans l'urgence qui, je l'admets, était plutôt méprisant.

    signaler
Voracinéphile ·

On est d'accord que le message d'un film (par extension sa trame principale) n'est pas forcément celui qui sera important pour le spectateur (petit exemple : Les gardiens de la galaxie est une grosse merde clichée mais son univers est d'une richesse époustouflante). En cela, cultiver les enjeux multiples c'est faire preuve d'intelligence, et nous n'enlèverons pas cela à Kubrick.

Il y a en revanche quelque chose d'assez grave dans ce que tu décris, c'est le "si le message est simple, alors il est naïf (et donc nul, cucul...)". C'est d'un cynisme assez moche qui envoit au panier tout le cinéma jusqu'aux années 70 (qui était totalement limpide à quelques exceptions auteurisantes près) et qui privilégie la sophistication (qui peut être complètement artificielle) à l'honnêteté des intentions. On peut par exemple parler d'un film comme Hidalgo, où un américain vient faire une course hippique en arabie et où il bat les arabes. Pleins de critiques savatent le film en disant waaa, encore un film sur l'impérialisme américain victorieux alors que le film a un objectif libertaire bien plus valorisant. Tous les drames disent basiquement que le bien c'est bien et le mal c'est mal. Alors cessons de caricaturer parce que l'on réduit les enjeux.

Pour les thématiques que tu cites, elles reviennent en effet couramment. Tu privilégies donc la thèse divine (et non celle des extra terrestres). Comment interprètes tu cette boucle finale ?
Si tu désires des films contemplatifs avec de l'espace, tu peux aussi essayer Love a space odyssey et Solaris (le remake avec Clooney). A titre personnel (plus esthétique qu'intellectuel), je te recommanderais aussi Beyond the black rainbow, film chiant par excellence doté d'une ambiance et d'une esthétique magnétique.

Docteur Folamour fait surtout dégénérer un postulat très simple et montre combien le système de défense américain est inadapté et ridicule pour gérer une telle situation. C'est en cela que le film acquiert une profondeur : il a un humour noir très critique vis à vis des protocoles militaires et fait rire de l'apocalypse. Une de mes connaissances cinéphiles, dans un élan d'onanisme égocentré, a lâché "Docteur folamour, c'est avant tout un concours de bite, où il n'y a que des bites en compétition avec des symboles phalliques autour." L'interprétation ne manque pas de bon goût, elle est toutefois à méditer.

Je ne défendrai pas Shining, très surestimé lui aussi et qui mérite une bonne petite correction. On sait que Jack arrive à jouer la folie parce que Kubrick lui faisait toujours retourner les mêmes scènes 20 fois et qu'il en avait marre et voulait se barrer mais pas de pot, Kubrick dormait avec la seule clé de l'hélico nécessaire pour pouvoir se casser rapidement des montagnes...

Pour le coup, Full metal jacket c'est totalement la guerre c'est mal, surtout la séquence en camp d'entraînement et quelques séquences bien clinquantes genre le militaire qui tire à la mitrailleuse sur les paysans dans les rizières "Tu tues aussi des femmes et des enfants ?" "Ca m'arrive !" "Comment tu fais pour tuer des femmes et des enfants ?" "Facile, faut viser plus bas ! C'est pas le pied, la guerre ?" Quelle engagement complexe et nuancé ! Je ne pense pas que cela soit mauvais, mais là, c'est limpide et sans détour. Les films de guerre ont du mal d'ailleurs à ne pas l'être, que ce soit dans l'anti militarisme ou le patriotisme exhacerbé.

    signaler
pr7kt1 ·

(Pour répondre aux deux messages)
"Seul Eyes Wide Shut pourrait effectivement rivaliser avec 2001, mais il possède plusieurs niveaux de lectures qui justifient les prises de tête et les multiples débats sur sa significations (entre les multiples allusions à différentes sectes, les parcours sentimentaux et les prises de conscience des personnages, on tient là un vrai film labyrinthique qui donne des éléments concrets pour la prise de tête)"

Je pense que dans tous les films "engagés" (donc pas Shining, Barry Lyndon, etc...) de Kubrick, on peut y voir plusieurs niveaux de lectures. Ils ne sont pas forcément évidents à trouver, mais que ce soit FMJ, Dr Strangelove ou Paths of Glory, s'il y a peut-être un message dominant qui ressort, il est toujours nuancé par d'autres éléments du films. Pour FMJ par exemple, en regardant la première partie, on peut facilement comprendre le comportement des soldats dans la seconde, sans pour autant se dire "c'est horrible ce qu'ils font". Limite en se disant c'est normal. Après, on a tous des convictions personnelles en matière d'éthique, de morale, etc...et c'est ça qui nous fait dire que ce qui se passe dans ce film est horrible. Pour Clockwork Orange, il est vrai que la mentalité générale du film semble plus tranchée :D et encore, on pourrait presque comprendre le côté extrême de l'expérience quand on voit le côté extrême de la société dans laquelle Alex vit.

    signaler
Voracinéphile ·

Tiens, des films que j'ai bien aimé, quoique je dois revoir Full Metal Jacket, bien trop reconnu siplement pour son sergent instructeur (qui a depuis eu du mal à changer son fusil d'épaule, entre Willard et Massacre à la tronçonneuse). Nous reparlerons de son cas après mon visionnage (le cas de Baleine me semblait toutefois totalement évident dans la dénonciation).

Quant à Orange mécanique, tout est cohérent dans son optique d'omniprésence de la violence. La méthode de traitement par dégoût existait déjà pour soigner les homosexuels et autres maladies mentales, elle est une simple spéculation basée sur une idée complètement logique (dégoûter de la violence pour la faire disparaître), mais utopique car faisant le postulat que la violence est causée par l'individu seul, et non la société. Je confirme la place de ce film dans mon top 10.

    signaler
Broyax ·

A part Eyes wide shut, c'est un sans faute pour ce monument du cinéma.

    signaler
3
Ticket ·

"Eyes Wide Shut" est certainement le meilleur dernier film de tous les cinéastes, tellement c'est beau, maîtrisé et intriguant.

    signaler
2
IllitchD ·

Marrant ça. Faudrait s'amuser à voir tous les derniers films des grands cinéastes et voir ce que cela donne. Sergio Leone, tiens. "Il était une fois en Amérique", du lourd. De la concurrence pour Stanley.

    signaler
1
Halifax ·

Bonne idée en effet, mais Leone sera déjà en tête du top...

    signaler
Ticket ·

C'est pas du jeu x)

    signaler
Tomato-ketchup ·

Eyes Wide Shut, qu'est ce qu'il a encore Eyes wide shut ?

    signaler
IllitchD ·

Un monstre, indubitablement. Ça me rappelle un souvenir de vacances... http://made-in-asie.blogspot.fr/2012/10/cambodge-cafe-au-lait-glace.html

    signaler
Eren ·

Kubrick n'est pas UN réalisateur mais LE réalisateur, dans toute sa magnificence. Je ne dis pas qu'il est le meilleur, car ni lui ni aucun de ses camarades du métier ne l'est, mais il est par contre un exemple de ce que le cinéma a su nous proposer de meilleur jusqu'à aujourd'hui et ce, à tous les niveaux et tous les égards.

    signaler
Gabriel Dr. ·

Un réalisateur unique, visionnaire et passionnant tout comme ses films !

    signaler
Débattre du casting d'un prochain film ? Discutez-en ici
Créer un post