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The False Foundation

À propos de The False Foundation

Revenir sur ses pas, la vie en boucle. Telle une spirale infernale, un ruban Möbius. Guidé par un besoin viscéral d’affronter à nouveau ces pavés trébuchants. Comme un duc en Bourgogne en pèlerinage entre deux batailles ou deux banquets je cavale pour retrouver la foi. De l’Archive pleins les écoutilles, des souvenirs sans lune, des souillures plein le caniveau, des pipes en stocks quand la coke n’effaçait plus assez les accrocs. Se pencher sur son passé signifie-t-il dire qu’on en a plein le cul ? Se demander depuis 20 ans ce qui a capoté, pour enfin jouir de sérénité. Mes pas connaissent toutes les trappes à présent, et farce est de constater que je suis devenu un Indiana Jones évitant tous les pièges ! Vous pourriez me dire chapeau de ne plus subir ma vie au lasso…Moi je vous dis merci…Car revenu du temple maudit, du long chemin de croix, je sais tous les apôtres dont je dois ma résurrection. En chœur autour de mon arche perdue vous m’avez fait comprendre que ce n’était pas ma dernière croisade…Ce matin malgré ces rues luisantes sous la pluie je vois le reflet arc en ciel. La tête haute je dévale vers la rue de la Liberté, sans manif pour tous et sans la marine à quai, à égalité j’alimente la boucle du temps avec fraternité. Plus personne ne me dévisage, le bonheur de l’anonymat. Comme l’interstellaire « The False foundation » j’ouvre un nouveau chapitre plus solide, du champ des possibles où je deviens l’architecte de ma musique intime, sans anicroche. Sur ma portée les blanches remplacent enfin les noires, qui prenaient un malin plaisir à me mettre au Sol de façon majeure. De mon fort intérieur je possède à présent la clé. Sans adagio je parcoure cette cité natale version « Blue faces ». Mes foulées pianotent sur le bitume. Plus rien ne me sert de courir me voilà au point ! Les poings restent dans les poches. Les trous se referment. Ça cicatrise au rythme des basses qui reprennent la main. Sur la ville la pluie sur mes joues ne s’invite plus que de façon climatique. La mécanique du cœur passe en version électronique. Sous ma pointure « The Weight of the world » soudainement ne pèse plus rien. Un retour aux sources, allégé comme jamais. Mon âme rewind ne play plus la même mélodie. En sous-sol, mon esprit sait déjà que le temps forwind. Un jour prochain je reviendrai ici-bas. Revenir sur ses pas, la vie en boucle…

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Avatar seb2046
Par seb2046
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2 réponses

Juliette-Cinoche ·

émouvantes fouilles archéologiques intimes!

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Juliette-Cinoche ·

superbe musique d'ambiance pour le transsibérien... le rêve de ma vie!

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