Toutes les raisons du monde de sucer Clay pour un Magnum double almond

Avis sur 13 Reasons Why

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Portent des TN en 2017, ces putes n'ont jamais connu la disette

13 Reasons Why est une série passionnante, non seulement d’un point de vue artistique, mais surtout d’un point de vue social, j’oserais même dire sociétal.
Etant étudiante en sociologie à la Sorbonne, et surtout, étant une férue inconsidérée de ce qui touche aux relations humaines, j’ai décidé de mener une étude de cas.
Après m’être délectée de la première saison, j’ai décidé de montrer la série à mon petit frère de 16 ans, lycéen tout à fait lambda, afin de recueillir son ressenti, mais également afin d’avoir le point de vue d’un gros charo qui ferait tomber même les plus belles minettes du XVIème arrondissement de Paris, celles qui adorent porter des jogging Chanel pour le côté « street », TN taille 35,5 aux pieds.
Histoire d’une série aussi avant-gardiste que réussie.

Nombrils égo-centrés, très peu s'entraident. Triste ironie d'une société de services

L’intrigue de la série porte sur le suicide d’une adolescente et la hype que celui-ci a suscité autour. Du jamais vu ! Avec 13RW, on plonge tout droit dans l’inédit, l’innovation. La série romance à merveille le suicide, chose que l’on n’aurait jamais cru possible. Au terme de celle-ci, on aurait presque envie de se suicider et de laisser des cassettes ! Lol
13RW nous dresse le portrait d’une douzaine de protagonistes tout au long de 13 épisodes par saison ; des personnages que nous pensons connaître et juger comme bons, mais qui, au fil des plot twist rondement menés, nous montrent leur vrai visage.
Parmi eux, l’on peut citer Clay Jensen, LE mâle alpha de la série. Incarné par le brillant Dylan Minnette, il est une dramaqueen sans pareille sous les traits sculpturaux d’un jeune homme.
Clay est épris d’une passion qui n’a d’égal envers Hannah Baker, que même les femmes bêta ne ressentent pas à la vue de Christian Grey ; sa cravache et sa tendance à faire l’amour d’une façon délicieusement chiante. La jouissance après un missionnaire raté en quelques sortes, voilà comment nous pouvons résumer cette relation.

Les années filent, à peine 20 ans et j'suis déjà nostalgique

Sur le plan esthétique, on est face à, n’ayons pas peur des mots, un chef d’œuvre. La direction artistique de la série a su manier à merveille les codes de la nostalgie des années 80. Entre les cassettes et les polaroÏds, j’ai l’impression de vivre une jeunesse alternative, celle d’un ado de cette époque, une jeunesse sous kétamine et sous LSD.
C’est pour cela que j’ai commencé à prendre de la MDMA.
C’est pas pour rien que je suis à la Sorbonne.

En conclusion, j’aimerais dire que c’est la série qui m’a le plus ému sur tout le portail Netflix (pas allée plus loin que l’accueil). Je me reconnais si bien en le pragmatisme d’Hannah Baker ; et surtout, le terme de la saison 2 m’a permis d’y voir un peu plus clair sur le suicide de ma petite sœur.

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