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Mixer western et space-opéra en 1998 ? Rien de bien original dans le fond. Le truc, dans ce genre de cas, c'est qu'il faut avoir assez de talent pour proposer autre chose sur le côté. C'est ce qu'a Watanabe, le talent, car non content d'y ajouter parcimonieusement des ingrédients du film de genre selon les épisodes (film noir, comédie, mélo : j'ai souvent penser à un enfant improbable entre Star Wars et Blade Runner), Watanabe fait preuve d'une maestria dans l'art de raconter rapidement (et non sans humour) des histoires courtes - ce qu'il ne réussira pas toujours dans Samurai Champloo, je trouve. D'ailleurs, à cet égard, Watanabe maîtrise également mille fois mieux ses personnages, les rendant tous plus attachants les uns que les autres selon l'importance accordée au fil des épisodes. Gros point fort : accorder à chacun son passé qui remonte à la surface tout en ne négligeant pas l'osmose entre les personnages entre eux. Bon, je l'avoue, j'ai une faiblesse pour Ed - et pour que j'ai une faiblesse (légale) pour une gamine, c'est que le personnage est très bien construit.

Petit bémol toutefois : la fin trop vite expédiée (deux malheureux épisodes qui ne prennent même pas le temps de se poser) et qui laisse comme un goût de trop peu après 24 épisodes plus différents - et complémentaires - les uns que les autres. C'est franchement dommage car si j'admire l'audace du final, je regrette amèrement d'en rester là comme ça, comme si mon dessert était expédié tiède tout de suite après le plat principal et accompagné de l'addition. Et je déteste la dame blanche tiède.

Il n'en demeure pas moins que Cowboy Bebop, au-delà de sa technique maîtrisée (aussi bien la narration que le dessin, où le hand-made et le numérique cohabitent avec une curieuse cohérence pour l'époque) est aussi une série qui soulèvent quelques questions intéressantes, à la fois philosophiques mais aussi matérialistes : quel avenir pour notre planète ? Pour la préservation d'espèces en voie de disparition ? Et, surtout, pour les mushrooms sambas ?

Poussé au cul par ma copine et son meilleur ami, je ne regrette vraiment pas d'avoir découvert cette série d'exception, presque parfaite, que je reverrai sans doute un soir de pluie avec un plat de nouilles en main. D'ici là, see you, space cowboy.
Cinemaniaque
9
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