Les cools Dark Hunter ont 20 ans

Avis sur Cowboy Bebop

Avatar Neo Cosmic M
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Il existe des séries d'animation qui sont rapidement devenus cultes dans les années 90, et encore plus au sujet des séries nippones. Et si pour le grand public, ou je devrais dire l'élite des critiques, ils regardent les séries d'animation comme étant les stéréotypes qui n'ont pas évoluer en 20 ans (salut les critiques du film live Ghost In The Shell qui se croient malines), d'autres ont déjà compris qu'on pouvait faire des séries créatives et inventives. Cette année marque les 20 ans d'une série très créative à savoir Cowboy Bebop de Shin'ichirō Watanabe à qui l'on doit un court - métrage d'Animatrix, la série Samurai Champloo qui est aussi devenue culte, la récente série Space Dandy et le court-métrage Blade Runner Black Out 2022. Il est temps de critiquer cette animée qui a marqué toute une génération d'Otaku et par extension de cinéphile.

Série où chaque épisode est une aventure.

Contrairement à la majorité des séries japonaises de l'époque qui étaient plus dans le style des séries à suivre, Cowboy Bebop est une série aux épisodes bien plus indépendantes. En l'ayant vu, j'avais comme première impression de voir du City Hunter dans l'espace. Mais la série est bien plus que ça. Chaque épisode est un court-métrage avec chaque personnages et aventures différente. Si la plupart du temps on est dans une série d'animation de space opéra mâtiné de polar noir, chaque épisode peut être plus dans le comique, plus dans l'horreur, le post-apo, la satire sociale, la science fiction pure, la romance etc. Evidemment, les épisodes les plus marquants sont celles qui exploitent plus les personnages principaux et lèvent le voile sur leur passé. Globalement, visuellement, la série est dans ce qui faisait de mieux en terme de série d'animation de l'époque. C'est bien animé bien rythmé, il n'y a pas d'erreurs d'animation façon ratage DBS (l'auteur aura plus de mal avec son autre série culte Samurai Champloo). Le tout est enveloppé dans une ambiance jazz qui fait vraiment plaisir. Cela donne aussi à la série un ton d'une vieille série à l'américaine très cool. Quant aux personnages, c'est aussi un cas particulier

Spike, Jet, Faye, Edward et Ein

Bizarrement, l'équipage du Bebop est un équipage qui se construit au fur à mesure des épisodes.

Le principal étant Spike Spielgel. C'est Ryo Saeba / City Hunter en moins pervers. C'est un personnage instinctif, doué aux armes à feu assez cool et classe. D'ailleurs les premiers épisodes axent vraiment les intrigues sur le personnage et son coté cool et instinctif. Mais plus les épisodes passent, plus ils dévoilent un aspect de sa personnalité où on le voit bien plus consterné par ses amis (en particulier Faye et Edward) et aussi en retrait. Cependant, il demeure la colonne vertébrale de la série. C'est le personnage le plus exploité avec le background le plus intéressant. La série commence avec lui et finit avec lui. Bref, quand on parle de Cowboy Bebop, c'est surtout Spike qu'on voit. Il est un ancien membre des Dragons Rouges (les vrais adversaires de la série) et est à la recherche de Julia (tiens comme Kenshiro d'Hokuto No Ken)

Jet est un personnage qui a pas mal évolué au court de la série. Propriétaire du Bebop et son conducteur, c'est un ancien flic un peu à la Nick Fury. Il possède un coté paternel et droit. A l'inverse de Spike, il est peu mis en avant dans les premiers et l'est bien plus dans les derniers notamment les épisodes 16 et 21. Où son passé est vraiment bien dévoilé. Bizarrement c'est mon personnage préféré.

Faye Valentine est une chasseuse de prime très proche du personnage de Catwoman. Présente dès le 3e épisode, elle est très cool mais superficielle. Cela dit son tempérament cache un passé assez trouble et les épisodes l'exploitant dévoilent qu'elle est une survivante bien avant l'incident de la Gate (et donc elle est techniquement la plus vieille de l'équipage). Cela dit, c'est une femme forte qui prétend être une femme forte, alors qu'en réalité elle est plus perdue. Ce n'est donc pas un hasard que l'épisode Hard Luck Woman qui est dans la construction une valeur d'épisode finale ne se conclue pas par son départ. Elle est à la recherche d'une famille et elle a en quelque sorte trouvé avec le Bebop.

Ein est la mascotte. Voilà. C'est un chien sympathique introduit à partir de l'épisode 2.

Et ...Edward. Je vais me faire des ennemis, mais je n'aime pas ce personnage. Je comprends son utilité, qu'il s'agit d'un personnage un peu plus jeune afin que les jeunes s'identifient...mais à quoi elle sert ? La plupart du temps, elle n'est que comic relief et il n'y a que 2 ou 3 épisodes qu'elle est utile au groupe. Elle est présente dès le 9e épisode mais elle est constamment en retrait et oui, sa bizarrerie est marrante et le fait qu'on ne sait pas exactement si c'est un garçon ou une fille (pas aidée par la voix féminine de la seiyu et de la doubleuse française), mais elle n'a que 3 épisodes où elle est vraiment bien exploité. Parallèlement, elle disparaît avec Ein dès l'épisode Hard Luck Woman qui lève le voile sur son passé...juste comme ça. J'ai raté quelque chose ? Je sais qu'il y a des fans du personnage mais moi j'ai du mal (mais bon, ce n'est pas le pire personnage d'une bonne série de japanimation, j'en ai fait une liste ici)

Parmi les secondaires, on a que quelques uns qui reviennent. Punch et Judy sont plutôt marrant en tant que présentateur du programme pour les Cowboy.

Vicious est l'antagoniste principal de la série. Bien sûr, elle n'est pas subtile envers ce personnage typique issu de films de Yakuza, il est membre de l'organisation criminelle les Dragons Rouges et c'est le nemesis de Spike. Son rôle est bien sûr de prendre le contrôle de l'organisation criminelle et aussi de tuer Spike.

Julia est la quête de Spike. C'est la mystérieuse femme dont le nom revient constamment dans la série et spoiler, elle apparaît en chair et en os dans le double épisode final. C'est la love interest de Spike et une personnage bien plus forte que Faye au passé aussi mystérieux.

C'est même une caractéristique de la série. Tous les personnages sont développés. Il n'y a pas un qui est laissé pour compte. Y compris Edward malgré mes a priori sur le personnage. Ils ont tous un passé tragique et une faiblesse qui les rend moins intouchables. Du coup, je n'en veux pas totalement d'avoir tenter de mettre en avant les autres membres du Bebop au détriment de Spike. De plus même vers la fin il a ses moments à lui.

Jazz + références

Au niveau des histoires, mise à part celles qui fait avancer la mythologie des personnages, il prennent en compte des épisodes où les personnages n'ont jamais totalement de victoires clairement acquises qui leur permettent de vivre de leur métier. Au contraire. On les voit souvent dans la dèche, contraint de faire un travail dont ils ne sont pas sûr d'être payé. Cela dit, ils s'en sortent généralement très bien. Ce qui rend la série cool. Bien sûr, l'univers de Cowboy Bebop est un melting pot de plusieurs genres comme je l'ai expliqué bien avant qu'il donne cette saveur unique à la série. Mais par delà de ça, on suit surtout la série pour les personnages et les histoires qui sont certes classiques mais tout de même intéressantes. Le coté indépendant des épisodes et l'ambiance jazz qui s'en dégage font ce qui fait que la série est marquante. On peut aussi parler des doubles épisodes qui font avancer l'intrigue générale, surtout la recherche de Spike pour trouver Julia et la quête d'identité de Faye. D'une certaine manière, l'épisode Hard Luck Woman, en référence à une chanson de Kiss aurait pu être un très bon épisode final. D'ailleurs il en est un formellement. Aucun personnage n'avait à ce moment un intéret à demeurer ensemble. Mais il fallait que la série se termine avec la conclusion de la quête de Spike. Un double épisode sous forme d'adieu tragique mais quand même marquant.

Culte et cool

Dans ma critique j'ai évité de parler ce que d'autres ont dit (notamment au sujet des titres de la série qui sont quasiment tous des références ou des titres de musiques rocks) car beaucoup en ont parlé et en parleront (salut le Nexus VI et le Fossoyeur). Je ne parlerai pas du film que je n'ai absolument pas vu. En revanche la série a été une grande découverte (je l'ai vu pour la première fois cette année. Défense de rire) et elle est une bonne série d'animation à découvrir si on aime le charme des polars en animations des années 90 et même au delà. Dans une prochaine critique j'attaquerai au cas très particulier de l'autre série culte de son auteur à savoir Samouraï Champloo. Car là aussi il y a des choses à dire.

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