Dark is bright.

Avis sur Dark

Avatar Kateriná Petrova
Critique publiée par le

Si on mélange un soupçon de mystique avec du réalitico-fantastique et de la mécanique quantique, qu'obtient t-on ? DARK mes enfants, DARK. Pour ma part, et au risque de passer pour une personne ayant des parts dans la série, j'ai envie de vous dire : JETEZ VOUS DESSUS.

---> Vue de la bande annonce Netflix il y a quelques semaines. Première réaction : mais qu'est ce que c'est que ça ?
Des gosses, un mec prépubère qui porte le même ciré jaune que Georgie, le regretté petit frère de Bill dans "ça" de Stephen King et un visuel cinématographique qui concorderait presque avec un King justement. Bon, il n'en fallait pas plus pour m'intriguer tout en me laissant sceptique avec cette histoire de grotte, de forêt et de disparitions. Sans compter que peu de séries allemandes passent nos frontières si j'ose dire. Alors oui, je partais sur un énorme à priori teinté de curiosité.

Au bout de deux épisodes, je ne lâchais plus ce bijoux. Les personnages sont juste incroyables. Je ne sais pas quel travail ont fait les réalisateurs pour trouver de telles ressemblances entre leurs alter ego passé/présent/futur mais le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est réussi jusque dans les détails, les mimiques et même parfois, les tics de langage. Ajoutons à cela une ambiance paradoxale à la fois éthérée, ténébreuse et pesante, qui n'est pas sans rappeler celle des "revenants" ou de "stranger things" (j'ai bien dit une ambiance et non l'histoire en elle même) et on obtient ce clair-obscur permanent qu'est DARK. Etant une grande amatrice de Stranger Things et de Dark, pour ma part la comparaison s'arrête ici et n'a pas lieu d'être sur d'autres thèmes que l'atmosphère de la série.

Ceci dit je ne souhaite pas spoiler, le but étant justement de découvrir à son rythme des passages qui vont vous faire arrêter la lecture et entrer dans des débats très intéressants avec votre partenaire de série (si, si vous DEVEZ avoir un partenaire de série) =')

Dark explore avec brio les paradoxes temporels et tout ce qui à trait au libre arbitre, aux enchaînements de cause à effets, à la mécanique quantique, au nucléaire et même au mystique. L'ensemble n'est pas blanc ou noir, mais fait bel et bien parti d'un tout qui nous échappe, d'une infinité de possibilités et à la fois d'un fatalisme cruel ; Et pour véritablement résumer cette première saison, je dirais que la fin est le début. La finalité au commencement.
L'aboutissement est l'origine. A méditer. En attendant, vivement la saison 2.

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