Et si nous parlions un peu de… gentillesse ?

Avis sur Derek

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J’enfonce une porte ouverte, je sais, mais…
Comme toutes celles et ceux qui fréquentent ce site, je suis amateur de Séries.

Un amateur qui, au fil du temps, devient de plus en plus addict à ce type de format.

J’en apprécie tous les genres et tous les styles : comédie, policier, anticipation, humour potache, thriller, guerre, saga, horreur-angoisse-épouvante, dystopie, fresque historique, etc.
Bref. J’aime tous les genres.
Enfin, non. Presque tous les genres.

Il en demeure un que je fuis comme la peste que ce soit en Série et aussi en Film : celui dont la trame de fond repose sur la dystopie écologique.

Et pourtant, les séries et films sur ce fonds de commerce font florès en ce moment. Pauvre de moi…

A croire qu’elles prolifèrent comme du chiendent qui serait cultivé en permaculture sur le toit terrasse d’un Bo-Bo parisien avec sol amendé à partir de ses propres déjections récupérées au fond de ses toilettes sèches si chères à ce sacré « José B. ».
Ce doit être normal somme toute car il semblerait que l’écologie ce soit assez « tendance » actuellement, non ?

On en bouffe déjà assez comme ça de « L’Ecolo-Fascisme » ambiant.

On doit déjà se fader et on nous impose à longueur de temps, et sans une seule journée de répit, tous les Nicolas Hulot, Yannick Jadot, José Bové, toutes les Barbara Pompili, Ségolène et autres Gretta Thunberg, tous ces leaders d'ONG écolos à la "mord-moi-l'noeud", toute cette clique ridicule de pitoyables clowns de l’écologie, toutes et tous annonciateurs permanents d’apocalypses toutes plus terrifiantes les unes que les autres et pourtant… loin… loin… très loin d’être avérées. Ou bien, si certaines d’entre elles peuvent être avérées, elles le sont pour des causes et des origines bien différentes de celles portées par les comiques sus-nommés.
Mais, comme une oie qu’on gave, on n’a pas le droit d’échapper à « ça ». On n’a pas le droit de ne pas entendre et, a fortiori, d’écouter avec attention. On n’a surtout pas le droit de ne pas les croire et, encore moins - sous peine d'être classé dans la catégorie des "abrutis climato-sceptiques" -, de ne pas être d’accord avec "Eux" !
D’ici à ce que « l'autiste Gretta Machin-Chose » saisisse la Cour Pénale Internationale pour introduire en Droit positif un crime de négationnisme écologique qui serait porté au rang de crime contre l’humanité… il n’y a qu’un pas dont je crains qu’il ne soit très vite franchi.

Alors. Franchement.
On ne va quand même pas s’en remettre une tartine au moment de notre méritée détente vespérale après notre dure journée de labeur et se pourrir encore un peu plus notre psyché avec une série « de fin de l’humanité », déprimante, anxiogène et, généralement, totalement crétine !! (Cf. « La Servante Ecarlate » ou, côté film, « Minuit dans l’Univers »)

Mais… je m’énerve tout seul, là… je m’énerve…
Et je m’égare aussi ! Mais pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça, moi ?
Ah si, ça me revient : j’aime tous les genres de Série, donc, pour peu qu’elles aient un minimum de qualité.

Il se trouve qu’il y a quelques jours, alors que je revenais de mes toilettes (pas sèches !) où j'étais allé pour y vomir toutes les tripes de mon corps après m’être infligé l’auto-torture du visionnage des 5 premiers épisodes de ce navet monumental qu’est « LUPIN – Dans l’ombre d’Arsène » je me trouvais un peu désemparé pour trouver et choisir dans les catalogues de nos multiples plateformes adorées une nouvelle série susceptible de me plaire.

J’avais beau passer en revue une par une toutes les vignettes et leur résumé, aucune ne trouvait grâce à mes yeux. J’étais tellement vénère après le « LUPIN » aussi faut dire.
Et puis… Je suis tombé sur le résumé de « Derek ».

« Tombé » est bien le mot. Car, outre la plus que confidentielle notoriété de cette série britannique de 2012 passée somme toute inaperçue, le résumé ne m’emballait pas outre mesure.

Mais allez savoir pourquoi… On fait des choses bizarres parfois, dans la vie, sans le vouloir vraiment.
J’ai malgré tout mis en lecture le premier épisode.

Et là…
La « Claque ».
Le Choc.
Le coup de massue, l’uppercut au cœur.

Bien qu’ayant commencé le visionnage en début de soirée, je n’ai pu décrocher de la quinzaine d’épisodes de cette série qu’au petit matin. J’ai tout vu d’une traite !

Mais alors, de quoi s’agit-il me demanderez-vous ? C’est quoi comme genre ? De quoi ça parle ??

Je serais bien en peine pour vous répondre.
Déjà parce qu’en dire un tout petit peu plus sur le contenu ce serait presque spoiler complètement la Série.
Ou bien alors je pourrais répondre de manière très elliptique pour dire que « Derek » est une Série sur...
Les Bons Sentiments,
Les Bonnes Actions,
Le Don de Soi,
La Gentillesse.

Je vois la plupart consternés, bouche grande ouverte, dépités.
Et je sens déjà certains d’entre vous, à cette annonce, prendre leurs jambes à leur cou en se disant : « Ouh là là… ça doit être bien mièvre ce machin là. Pas pour moi ! ».
Ou bien encore : « Aïe, Aïe, Aïe, le « Mélo » revient !!».
Ou enfin : "Au secours !!! C'est un remake de "La Petite Maison dans la Prairie" !!".

Eh bien… croyez-moi, croyez-moi pas mais, même si le thème central de « Derek » ce sont les bons sentiments…
« Derek » est tout, sauf mièvre.
« Derek » c’est tout, sauf du Mélo.
« Derek » est tout sauf… Chiant.
« Derek » est une putain de Série géniale.
« Derek » vous tient par la barbichette de bout en bout.
« Derek » est bon… et beau !!

Le crédit de cet exploit en revient à une écriture toute en pudeur et en retenue.
Le crédit en revient aussi à un casting pour le moins surprenant, voire détonant et décalé mais qui porte si bien la narration et l’histoire alors que, paradoxalement, dans « Derek »… il n’y a pas vraiment d’histoire ou à peine, de-ci de-là, quelques fils rouges très ténus !!!

Et puis, accordons un crédit particulier dans l’excellence de cette Série à Ricky Gervais, l’acteur qui tient le rôle-titre.
Sa composition est tout bonnement éblouissante. Il tient ce rôle avec un brio, une maestria et en même temps une subtilité et une finesse qui renvoient le Dustin Hofman de Rain Man et le Tom Hanks de Forrest Gump à leurs chères premières années d’études à l’Actors Studio !!
Son niveau et sa qualité d’interprétation sont, pour moi, du même niveau de perfection que ceux de Bryan Cranston dans « Breaking Bad ». Oui… absolument…

Bref. « Derek » est une série dont on ne peut (sous réserve bien sûr d’adhérer un minimum au propos) sortir indemne.
C’est ce genre d’œuvre, si rare, qui vous donne envie de changer… de vous améliorer ne serait-ce qu’un tout petit peu sur tel ou tel petit point un peu noir de votre conscience qui revient vous titiller de temps en temps.
« Derek » peut vous changer.
« Derek » peut vous rendre meilleur !

Tenez, moi, par exemple…
Depuis que j’ai vu l’intégralité de cette Série je trouve que finalement, tous les écolos, qu’ils soient de France, de Suède ou d’ailleurs… ce sont des gens biens.
Ils sont gentils.
Ils font de très belles choses et, au fond, je les aime !
Et je demande infiniment pardon à Gretta Thunberg de l’avoir appelée « Greta Machin-Chose ».

J’ai plus d’une fois, sur différents épisodes de « Derek » eu la larme à l’œil, voire pleuré comme une Rosière… et même chialé comme une madeleine à avoir du mal à m’arrêter.
Donc, si votre égo, votre amour-propre et votre pudeur ne vous interdisent pas de pleurer devant une Série télé…
Eh bien allez-y franco : Regardez « Derek » !!!

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