"Derek took the best shortcut you can (...) the only shortcut that works. And that's kindness."

Avis sur Derek

Avatar SmileShaw
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Je vais vous raconter une petite histoire … ben, vous barrez pas en courant, j’ai dit « petite »
J’ai mis du temps à regarder Sherlock, vous savez, la dernière série en date avec le grand à tête de cheval ! Ben si, il a une tête de cheval, ne niez pas. Pourquoi ai-je mis du temps, vous demandez-vous, plein d’impatience ? Eh bien, si j’avais bien compris que les histoires étaient transférées à notre époque, j’étais en plus persuadée que les personnages étaient incarnés par … des adolescents, ce qui ne m’emballait pas vraiment. Un jour pourtant, je me décide et je tombe d’amour ET pour la série ET pour l’acteur ! Ben non, pas le canasson, l’autre ! Le nain ! Car ça n’est un secret pour personne : j’aime les petits gabarits !
(Rassurez-vous il y a bel et bien un lien avec Derek … si, si !)
Du coup, comme à chaque fois que je tombe d’admiration pour un acteur, je m’en vais faire un tour sur sa page wikipedia (quelle belle invention que celle-là, quand même) avec la furieuse envie de découvrir d’autres œuvres auxquelles il a participé ! C’est comme ça que j’ai découvert The Office !
Vous le voyez le lien, maintenant ?
Oui, cher(e) ami(e), grâce au nain Martin Freeman, j’ai découvert Ricky Gervais ! C’est beau, l’effet « boule de neige » de la culture, quand même.
Et là, rebelote (expression très usitée dans les années 80, ça n’est pas le vieux Djee Van Cleef qui me contredira) : amour pour the Office et Ricky Gervais, donc Wikipedia, donc Derek !

Ricky Gervais est un tortionnaire ! Il m’a procuré de grands moments dans The office, dans le rôle de ce gérant de société ridicule, pathétique, qui tente par tous les moyens de se faire apprécier par son personnel : vannes foireuses, numéro de danse pitoyable, moments de solitude insupportables, … Je crois que j’ai rarement été aussi mal à l’aise devant ma télé qu’en le regardant se débattre dans sa médiocrité. Et en même temps, Ricky Gervais a su lui donner cette humanité, ce petit côté (tout petit) sympathique qui fait qu’au final, il nous manque, ce connard !
Derek Noakes, c’est l’anti David Brent ! Le seul point commun entre les deux séries, c’est le format, ce qu’on appelle le mockumentary, ou faux documentaire, qui peut être très déstabilisant de prime abord ! Les regards caméra, les interviews des protagonistes en aparté ont quelque chose d’étrange pour qui n’est pas habitué. Mais au final, le côté véridique que ça procure est complètement réjouissant ! Et c’est le meilleur moyen de se sentir au plus près des personnages.

Derek, à l’opposé de David, ne peut qu’attirer la sympathie, immédiatement. Il travaille dans une maison de retraite, auprès d’Hannah, sa responsable, qu’il adore et qui l’adore également, de Dougie, son bon copain, homme à tout faire de l’établissement et de Kev, son autre pote, qui glande avec eux et qui est légèrement, mais très légèrement (et très finement) porté sur le sexe.
Ricky Gervais se défend d’avoir attribué un handicap à Derek, mais on sent très vite que Derek est différent (autiste, peut-être). Il est l’opposé de la fashion victim, arbore une mèche bien grasse, traîne les pieds en faisant de tous petits pas, la tête penchée et agite constamment ses doigts, tel un malade atteint de TOC. Il aime les vidéos sur youtube, les animaux, les vidéos youtube sur les animaux, se pose constamment des questions existentielles (un pigeon explose-t-il si on lui fait avaler de l’aspirine ?), est au petit soin pour les vieux pensionnaires qui l’entourent, qu’il considère comme sa famille, mais surtout et avant tout, Derek est un amour : il est doté d’une douceur, d’une gentillesse, d’une compassion, d’une tendresse hors norme.

Et c’est là que Ricky Gervais est un enfoiré : je me suis plongée dans Derek en imaginant bien me marrer des péripéties de cette fine équipe et au final, je chouinais à la fin du premier épisode. Bon, c’est vrai, je suis une émotive et je pleure facilement. Mais si vous vous demandez encore ce qu’est un ascenseur émotionnel, collez-vous devant Derek et vous aurez la réponse.
Derek est une véritable leçon de vie et on a tous à apprendre de ce personnage, le plus attendrissant, le plus beau, le plus émouvant jamais créé à la télévision, je n'ai pas peur des mots !
Il m'arrive parfois de penser à lui et de me souvenir qu'en fait ... ben il n'existe pas, qu'il est un personnage fictif et ça me fend le coeur ! Oh allez-y, riez donc, je me fous bien de vos moqueries et de votre cynisme.
Cynisme dont regorgent certaines critiques que j'ai pu lire, vous savez, publiées par ces gratte-papiers frustrés incapables de la moindre création, dont c'est le "métier" et qui se repaissent de la démolition en bonne et due forme du travail d'autrui ! Vous les cernez ?
Une en particulier m'a tellement mise hors de moi que j'en ai presque chopé de l'eczema !! Cette personne a eu l'audace et la bêtise d'écrire que Derek est, je cite : "too sentimental" ! Vraiment ? Sérieusement ? Trop de sentiments dans une série ? En 2015 ?
C'est là qu'on se rend compte que le monde va vraiment mal quand on est capable d'écrire, avec fierté j'imagine, ce genre de conneries !

Derek est un souffle d’air frais, un type merveilleux, avec un cœur gros comme le cul de Nicky Minaj créé, incarné, mis en scène par un Ricky Gervais au top de sa forme et je vous conseille fortement cette série. Si vous ne fondez pas pour Derek, ne m’adressez plus jamais la parole !

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