Premier épisode dragonballesque meilleur que la quête de daï !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Avis sur Dragon Quest: Abel Yuusha

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Re EDIT : J'ai vu les 42 épisodes, j'adore l'histoire, j'adore les personnages surtout Tiara et Daisy. Il y a bien sûr lors des combats un petit côté résolution facile gadget par le pouvoir sacré, mais malgré cela les conflits ont quelque chose de prenant, car il y a des rebondissements avec des trucs bien scénarisés que du coup on ne voit pas venir. On s'en fout à un moment donné que l'issue des combats va de soi parce qu'il y a un putain d'enchaînement scénaristique fouillé, il y a une capacité aussi à faire que le danger est en cours, mais les héros se disent : "Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que le méchant fait ?" Et du coup, ça met une sacrée ambiance, c'est contagieux de suspense. J'adore l'esthétique. Le charadesign est d'Akira Toriyama pour pas mal de personnages, et c'est mis en texte dans le générique de la version sous-titrée en anglais.
Je mets sous un spoiler deux passages inspirés de Dragon Ball. Je referai la critique correctement plus tard.

On a en milieu de série un personnage qui arrive avec une grande épée, il ressemble à Trunks du futur avec des cheveux plus longs, et son apparition est à l'évidence un clin d'oeil, même au plan du scénario.
Autre scène : Baramos va faire jaillir des zombies du sol, ce qui renvoie aux films sur la mythologie grecques avec des squelettes soldats qui sortent du sol, mais c'est aussi un clin d'oeil aux saïbaïmen de Nappa et Vegeta, et en plus il y a un charadesign glauque de zombies qui prépare le visage final de Baramos en toute fin de série.

EDIT : j'en suis déjà au onzième épisode. La belle Tiara passe au second plan à partir du deuxième épisode, mais son sort s'inspire du film Krull que, par coïncidence, je viens de voir, car elle est libre de circuler dans les entrailles au sens propre d'un forteresse volante. Elle a un gardien Dodonga, mais la situation est loufoque. En revanche, on suit les aventures du garçon Abel qui doit devenir un héros. Il y a une touche de ce qui était prévu pour Dragon Ball, le côté on recrute des compagnons d'aventures à la manière de la Pérégrination vers l'ouest. Il y a un magicien sur un panier volant qui est un peu un équivalent de Tortue Géniale, il est pervers et alcoolique, mais il y aura aussi le temps d'un épisode un sosie de Tortue Géniale. Surtout, ce qui est génial, c'est la fille qui accompagne Abel. Celui-ci n'est pas très fort. En revanche, on a le cliché très Dragon ball de la fille solitaire hyper forte qui n'agit que pour l'argent, mais qui dans le fond est attachée à sa féminité. Le coup de génie, c'est le charadesign. Elle a des vêtements bleus, mais surtout sur ses longs cheveux roux clair un masque avec des oreilles pointues qui lui font comme des cornes de dragon et elle a une visière en plus. Son style est complètement loufoque. C'est une sorte de Lunch la blonde, mais en plus gentille et douce tout de même.
Les aventures sont intéressantes, on regrette cependant qu'on ne se pose pas plus parfois, soit dans les scènes d'action qui sont un peu trop schématiques, soit dans les interactions entre les personnages qui sont approfondies mais pas au point d'avoir le trait poussé de Dragon Ball. Mais tout de même, ils sont attachants, ils sont incarnés malgré la vitesse de l'animé à leur sujet. Après, pour les musiques d'accompagnement, il y a quelques mauvais choix.
Mon interrogation porte sur le charadesign. J'ai le livre d'Akira Toriyama sur les Illustrations de Dragon Quest. Sur la couverture, on a les onze héros de la saga en dessin inédit, mais pas le héros Abel du tout premier dessin animé Dragon Quest et dans le livre on a des dessins représentant le travail de Toriyama pour les jeux vidéo, mais on n'a pas les liens avec le manga Dragon Quest : la quête de Daï, alors qu'ils sont évidents. Par exemple, le bélier en première image du manga "La quête de Daï", est du Toriyama typique et on en a un dans l'animé "Abel Yuusha" mais moins toriyamesque. Mais le livre d'illustrations n'en donne aucun aperçu. Et pour le présent animé, c'est pareil, on a pas de dessins des personnages séparément. J'ai uniquement page 109 une image du dessin animé "pour un calendrier offert dans l'hebdomadaire Shônen Jump, n° 5, nouvel an 1990 (paru le 19 décembre 89). On a un super dessin avec le héros Abel, Tiara dans son dos. Les peaux d'Abel et Tiara sont nettement plus foncées, alors que dans le dessin animé Tiara est blanche et Abel juste un peu hâlé. On a sur le côté Daisy, on voit encore les deux autres compagnons dont Mokomoko qui fait une grimace et bien sûr le roi-démon. C'est l'unique dessin que j'ai trouvé de Toriyama sur ce dessin animé. La page Wikipédia anglaise m'apprend que Toriyama a fait un procès à la série pour ne pas avoir été crédité pour le charadesign, ce qui est une des raisons qui ont interrompu la diffusion de la série.
Or, moi, je trouve que le dessin animé est enchanteur dans ses bases scénaristiques. Les deux personnages féminins Tiara et Daisy sont exceptionnels, et Abel aussi en tant que héros qui arrive à se démarquer de Goku et Gohan. Mokomoko, qui ressemble un peu à Yajirobe, a par ailleurs sur la tête un crâne à cornes qui le rend symétrique de Daisy et qui fait songer au crâne sur le méchant boucher dont l'âme est scellée dans une armure comme le frère Elric dans Full Metal Alchemist. J'ai vraiment envie de plébisciter ce dessin animé et quelques-uns de ces charadesigns. Mais j'aimerais en savoir plus sur l'implication de Toriyama, lequel dit dans son livre des sottises sur son évolution artistiques et sur sa gêne face à ces premiers dessins. Il va de soi que ce sont ces premiers dessins les plus beaux : Senshi guerrière 88 et les deux Shohnin marchand et marchande 88 page 23, la mage, la prêtresse et l'artiste martiale de 88 page 24, , la voleuse de 96 et le voleur à côté page 27, l'héroïne de 90, Borya et Ragnar McRyan pages 38-39, la tsarine de 90 page 40, la danseuse Maya et Mina la diseuse de bonne aventure où on retrouve l'idée des peaux foncées page 41. En 2001, sans doute avec des techniques informatiques nouvelles, Toriyama a refait les dessins de Maya, Mina, de la tsarine, de l'héroïne de 90, de Ragnar McRyan, et la régression saute aux yeux (pages 45-47). Pages 68-69, puis pages 70-71, encore de belles illustrations en 92 avec Bianca Alba, Petros Gotha et pour le héros une version enfant particulièrement réussie. Là encore, les dessins refaits en 2004 sont désespérants. En 95, pages 100-101, Laura et Emilie sont encore réussiers. Pour les années 2000, usage de l'ordinateur et même imagination, c'est la régression.
Bref, l'animé que je regarde est vraiment d'une époque révolue de l'esprit toriyamesque du premier Dragon Ball.
Au plan musical, deux trucs m'ont quand même bien plu. D'abord, on a un truc exaltant imité de "Stand" de Sly and the Family Stone" qui le fait trop. Ensuite, l'épisode 12 a une partie musicale géniale au plan du scénario.

La forteresse de Baramos s'abat sur le repère des fées, l'alerte est donnée, et un peigne harpe planté dans le sol se met à jouer. Déjà, il y a un truc synchro que j'ai adoré, car la forteresse s'abat sur le couvercle protecteur créé par la musique après les premières notes, ce qui convainc efficacement le spectateur que la musique est le système défensif. Or, ça ne s'arrête pas là. Car à l'intérieur de la forteresse, Tiara, de nouveau prisonnière, se met à chanter vu que ça lui plaît, et les gardiens avec elle, ce qui fait entendre quelques sons disgracieux de loups, etc. Mais du coup, la chanson de l'héroïne surprend les assiégés et surtout fait tomber la barrière, expression lourde de sens évidemment et en même temps situation ironique. Comme on a un tremblement, Tiara s'arrête de chanter et Baramos exige à ses hommes de reprendre le chant et troisième idée géniale les monstres qui chantent faux portent le coup de grâce à la structure.

FIN EDIT

Voilà, tout est dit. Je viens de découvrir ce dessin animé par hasard. J'ignorais qu'il existait, j'ai vu le premier épisode, j'ai été ébloui, et il était meilleur que le premier épisode du remake actuel de Dragon Quest : la quête de Daï qui pourtant est déjà un bon bestiau.

J'ai été enchanté tout d'abord par Tiara. C'est une variante de Bulma, mais elle se comporte nettement comme un Son Goku et a le profil légèrement indien du côté d'Upa et son père pour la coiffure et le serre-tête. Elle a les sandales et le pantalon en toile de Bulma après son style Bunny Girl. Bref, si on veut faire une figurine de personnage féminin toriyamesque, il vous reste déjà plus qu'à penser Tiara (ou Tiala selon les traductions). Le personnage a aussi un sacré enjouement, elle part à l'aventure façon Goku, prend des risques, est insouciante, s'amuse follement. La voir évoluer, c'est une claque ! Elle invente donc la première machine à voler, croit-elle, de son monde et elle oblige les hommes à l'essayer. Sa première victime est un personnage profilé à la Yajirobe avec un petit côté Yamcha. Il s'est cassé une jambe lors d'un précédent essaie et pour décliner l'essai il s'enfuit. L'autre testeur est visiblement celui qui fait battre le coeur de Tiara, il s'appelle Abel. Beaucoup le comparent à Yamcha visiblement, mais pour moi c'est plutôt le charadesign de Gohan en adulte à la peau hâlée, ou pour le dire autrement du Gohan adulte qu'on pouvait imagine à partir du petit Gohan. C'est un super charadesign. Les paysages aussi sont à la Dragon Ball. Le père de Tiara est une création toriyamesque, purée, il suffirait de puiser ici pour fournir des personnages toriyamesques aux suites à la licence Dragon ball et il faudrait parler des méchants également.
Le charadesign est nettement plus proche de Toriyama et Dragon ball que celui de Dragon Quest : la quête de Daï (manga, animé d'époque ou animé remake actuel), ce qui m'a réjoui, c'est mille fois mieux !
J'aime bien les dessins dans l'ensemble, on a une animation cheap, mais avec des effets de vitesse enchanteurs !
Le récit va très vite. En un épisode, ça y va. La fille sert de fil conducteur et en vingt minutes on la voit recevoir une orbe en cadeau d'anniversaire, partir tester son invention, rencontrer Mokomoko (le Yajirobe), on découvre qu'elle a le même âge qu'Abel, elle le rencontre, on a une scène en joie où Abel teste l'avion. On voit vraiment le grain de cette fille qui aime inventer. C'est génial, parce que tout se mêle. Abel comme Mokomoko a peur des inventions de la fille. Elle, elle n'hésite pas à jouer de son charme pour les obliger à tester ses inventions, mais elle a une préférence marquée pour l'un et dans le jeu pour obtenir ce qu'elle veut point aussi le sentiment amoureux. On voit une insouciance de folie. Avec cette invention, Abel risque sa vie, la fille se met aussi en danger, mais la joie et un sentiment de liberté emportent tout chez elle. Et pendant qu'ils s'amusent, la menace s'installe, on a des scènes étonnantes avec les poissons dans le lac, puis sur un cours d'eau, un premier affrontement inégal, la révélation subreptice qu'un engin volant ça existe déjà, puis les deux se font enlever, un nouvel affrontement, une séparation et un mystère sur l'héritière de l'orbe. C'est hyper dynamique, hyper ryhmé, on apprend plein de choses dans un truc entraînant.
Ce qu'on voit est très subtil et drôle à la fois. On adore des détails comme quand le vieux demande c'est quoi cette orbe avec inquiétude, ce qui sert à alerter indirectement le spectateur, mais la fille répond que c'est son cadeau d'anniversaire, et l'inquiétude du vieux ce n'était que le fait du cadeau, il comprend qu'il a oublié l'anniversaire d'Abel. Or, comme il était au milieu d'une cérémonie de mariage, il chasse tout le monde, on ne sait trop pourquoi. Scène what the fuck drôlissime, comme ça, sortie de nulle part. Il y a une vraie joie communicative. On a aussi une excellente mise en scène quand sur le lac les poissons s'agitent, on a une chaîne, une boule, toute une bonne mise en place de la tension dramatique sur un mode déconcertant propre à du dessin animé.
Je n'ai encore vu qu'un épisode, mais il me tarde de voir tout le reste. Il y a 42 épisodes et cette série est antérieure à Fly. Vu le premier épisode, je ne comprends pas que ce ne soit pas plus connu. Croisons les doigts pour la suite.

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