Dommage

Avis sur Emily in Paris

Avatar Fanny D
Critique publiée par le

On nous tease une nouvelle série par l'auteur de "Sex And The City", on regarde la bande annonce et on se dit : "Franchement, pourquoi pas !"

La série à l'eau de rose légère/ sans prise de tête qui nous manquait en 2020. On a envie de retrouver une nouvelle aventure à la Carrie Bradshaw à Paris. Mais dès les premiers instants, on se dit "aïe non, ça fonctionne pas".

Pour commencer, on a à peine 3 minutes pour découvrir le personnage, sa situation, sa personnalité et pourquoi elle va à Paris.

Les transitions d'un plan à l'autre en mode Friends avec les vues sur Chicago puis Paris : c'est non.
Sur 3 minutes, 3 scènes on est déjà à 3 transitions. Calmons-nous on a compris où elle était la petite.
On a plaisir à voir Lily Collins, si belle et si bien habillée ("ah, elle est là la nouvelle Carrie Bradshaw").

Puis vient ce moment où elle découvre Paris. Puis là on se dit, bah non c'est pas ça Paris. Elle devrait galérer à trouver un appartement, non au voisin "sexy", et non à l'agent immobilier canon qui drague. Bizarrement, tous les français sont beaux et sexy, romantiques dans cette série. Rien d'étonnant à la limite c'est une série, faut faire rêver.

Vient le moment où l'américaine commence à bosser dans "une agence de marketing de luxe" (Pleaaaasse). Là où apparemment, les employés sont exécrables, et parlent un anglais impeccable.
Emily est (comme répété 10 fois au fur et à mesure des épisodes) là pour donner "son point de vue américain". Son point de vue ? EtRe PlUs PrEsEnT sUr LeS rEsEaUx SoCiAuX. Ouah.
On finit par découvrir son quotidien : Elle qui devient influenceuse en 3 photos sur insta (vraiment je n'exagère pas), qui se fait retweeter par Brigitte Macron, elle devient copain copain avec son voisin sexy et qui oh! comme par hasard est chef dans le resto d'en face. Elle devient BFF avec une nana rencontrée dans un parc puis commence à se faire draguer à droite et à gauche. Sa boss est méchante, jalouse. Ça nous rappelle un Diable s'habille en Prada. Mais low cost. L'actrice est géniale mais son personnage est mal construit. Et la relation avec Emily, on y croit pas. Emily est une tête à claques qui croit mieux faire que tout le monde et qui sauve la boite grâce à, je le rappelle, "son point de vue américain". Tous les mecs veulent la serrer, elle porte du Chanel, du Dior, devient poto avec un grand créateur, elle résout des problèmes en 2 secondes comparé à une bosse qui a 15 ans de métier dans la tronche. Y'a de l'insolence dans cette série. On ne compte plus les clichés sur les français et Paris. À la limite on se dit, pas grave ça fait rêver.

Arrive le moment où son mec va rompre avec elle, et ce passage est bien bâclé. "Oui mais là en fait c'est pour qu'elle passe à autre chose et qu'elle puisse pécho son voisin français sexy". Ouais enfin, on est pressé ? Un peu de tristesse non ? Elle se remet de sa rupture à une vitesse...
On y croit pas du tout.

À un moment elle fait copine avec une nana rencontrée chez le fleuriste et OH! Surprise! C'est la copine du voisin sexy! Ohlala des complications...

Bref. Ne perdez pas votre temps. La série est d'un ennui... C'est dommage, parce que le concept était cool. Mais c'est raté.

Et PS : On a des burgers à Paris, c'est pas ce qu'il manque.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 1969 fois
19 apprécient

Autres actions de Fanny D Emily in Paris