Comédie Douce-Amère sur la Vie !

Avis sur Fleabag

Avatar Raphaële Martinat
Critique publiée par le

Fleabag nous présente sa vie et ses proches, entre sa meilleure amie décédée tragiquement il y a un an, sa sœur qui est en couple avec un narcissique ou encore son père qui est avec sa marraine.

Petite pépite d’Amazon, la série ose une mise en scène et un humour assez particulier qui font toujours mouche. Entre les quatrièmes murs, les blagues un peu sordides et l’absurde toujours déconcertant, on finit par s’y prendre au jeu, malgré, il faut le reconnaître, un début difficile.
La série propose une vision de la vie assez intéressante, notamment en posant la question suivante : comment se sortir d’un cercle infernal ? En effet, tous les protagonistes sont tous pris dans des engrenages compliqués qui remontent à bien avant la série, engrenages qui font à la fois leurs forces mais leurs faiblesses. Fleabag, par exemple, adore le sexe même si elle se retrouve dans des plans bizarres. A la fin de la première saison, il faudra bien qu’elle reconnaisse que ses plans culs bizarres l’ont vraiment mise dans des situations TRES gênantes et qu’elle doit gérer les conséquences des trois quarts de tout cela. De ce fait, elle réussira sans trop de difficulté, dans la saison 2, à gérer ses problèmes et à résoudre ceux de ses proches (enfin, ceux qui peuvent l’être).
Ou comment elle doit reconnaître l’existence de SON grand défaut pour avancer et aider les autres (bien que du coup, je trouve ça assez frustrant que, sous prétexte qu’elle ne va pas bien, tout le monde lui tombe sur la gueule pour lui dire que tout est de sa faute, y compris LEURS propres problèmes).
C’est assez intéressant la manière dont sont écrits les personnages : alors qu’on pourrait croire qu’ils ne sont qu’une bande d’illuminés égocentriques mégalo, on se rend au fur et à mesure compte qu’ils ont des fêlures qui expliquent leurs défauts. Même le beau-frère qui est pourtant un odieux connard (et pleinement assumé comme le méchant des deux saisons) réussit à être touchant même quand il sort les pires excuses pour se justifier. En vrai, les protagonistes ont tout pour être d’odieux connards (sauf le prêtre mais il est tellement sympa et honnête, c’est comme s’il avait conscience de sa propre hypocrisie et qu’il l’assumait pleinement, le permettant d’être lui-même) mais quelque chose les rend si attachants et nous donne tellement envie de se battre pour eux… c’est incroyable !
Vraiment, de la grande écriture ! On regrette presque que ça ne dure que deux saisons !

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