Energie de la spirale=pouvoir de l’amitié

Avis sur Gurren Lagann

Avatar Avor San
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Je me suis lancé dans Gurren Lagann grâce à ami qui ne faisait que jurer par cet anime et «la vrille qui transperce les cieux ». De plus, vu les notes ultra positives sur senscritique je me suis dit que je ne pouvais passer plus longtemps à côté de cet anime.

Le premier épisode partait bien, comme beaucoup Kamina était un personnage que j’ai vraiment trouvé attachant de par son caractère grande gueule et cette forme de courage-imprudence. Simon le héros un peu paumé -genre shinji dans evangelion- est dès le départ condamné à rester dans l’ombre de Kamina même si [SPOIL] la mort de Kamina est censé le faire évoluer et mûrir, je dis bien «est censé » car en vérité celui-ci aura sa période «Laissez-moi seul, personne ne peut comprendre ma souffrance » (oui du darksasuke tout craché) pendant 1 ou 2 épisodes et ne remplacera jamais son frère. [/SPOIL] En fait, ce n’est pas que je trouve que le personnage de Simon n’évolue pas mais c’est plutôt la progression de Gurren Lagann qui est un peu simple, trop facile à mon goût.
Mais avant d’aborder ce point, je voulais parler aussi des deux personnages féminins que sont Yoko et Nia, qui sont pour moi la pure incarnation du fanservice (un peu moins pour la dernière) : j’ai arrêté de compter le nombre de gros plans sur les seins de Yoko –une sorte de Lara Croft avec un sniper- qui rebondissent ou le nombre de fois où ses vêtements finissent rétrécis ou déchirés, et je ne m’attarderai pas sur l’épisode 6 qui semble véritablement tiré d’un eichi. Nia, elle, c’est un peu comme Orihime dans Bleach, Sakura dans Naruto, bref vous voyez le genre (le perso inutile dont le destin est d'être sauvé par le héros). Tous les dialogues sont d’un niveau simplet voire niais, au final seul Kamina semble pouvoir apporter un peu d’originalité grâce à son humour.

Après avoir craché sur la profondeur des personnages, je m’attaque au gros point noir de la série selon moi : le manque de réalisme. L’énergie de la spirale, qui sert à faire fonctionner les méca dans l’anime semble être une énergie formidable, à tel point que quand y en a plus…et bah y en a encore. A chaque fois qu’un héros se retrouve en mauvaise situation lors d’un combat, l’énergie de la spirale -que j’appellerai pouvoir de la volonté et par prolongement pouvoir de l’amitié- se recharge quand le pilote le désire et hop! nos héros peuvent renverser la situation et terrasser toute une horde de méca ennemis. Au pire, Simon peut fusionner avec les méca alliés même ennemis. Ah oui, les gentils ne perdront aucun combat et ce jusqu’au dernier épisode avec le méchant final, ne vous attendez donc pas à de grosses surprises. [SPOIL] Même la mort de Kamina me parait tellement mal orchestrée et, sérieusement malgré l’attachement que j’avais pour le personnage, il aurait franchement pu être buté dans n’importe quel des premiers épisodes de par son côté imprudent (allez on va dire audacieux). [/SPOIL] Les semblants de stratégies se résument à du « je vais utiliser ma super attaque spéciale avec ma super nouvelle arme » (ça évolue avant c’était « je fonce dans le tas »). Je passerai aussi sur le changement de camp de Viral aussi rapide que prévisible.

Au final je n’ai pas trop compris le succès de cette série. Elle n'est ni trop bonne ni trop mauvaise, on peut l’apprécier si l’on recherche un anime qui fait pas trop réfléchir. Peut-être que c’est l’auteur qui vise un public plus jeune et que je n’ai pas compris le message.

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