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En pleine rétrospective "The IT Crow", "Halt and Catch Fire" m'est tombée dessus. Comme à son habitude, Canal + m'a piégée ; un visuel d'un Lee Pace sexy as fuck, le logo de cette chaîne qui - on peut lui reprocher bien des choses, mais pas ça - maîtrise l'art de création, de production et de sélection de séries, et ce titillement de ma curiosité, qui se détourne petit à petit des Vikings qui se mettent sur la gueule dans la boue pour s'intéresser à l'informatique ; autant de petits éléments qui m'ont fait me dire, à une heure du matin, dans mon lit : "Oh bah pourquoi pas après tout".

Cette nuit-là, je me suis couchée à quatre heures du matin.
Je n'ai tout simplement pas pu gérer mes yeux et la cervelle qui les dirige plus ou moins facilement.

Au début, c'était pour Lee Pace - mea culpa. Lui que je trouve si sexy, mais que je peux assez rarement contempler pendant plus de quelques minutes, obsolètes et sporadiques. C'était, aussi, un peu, pour le "Tu vas voir - tu vas voir la naissance d'internet". Je suis une bit...quiche, en informatique (ce qui me vaut encore de grands moments de solitude face à certaines scènes - cette même solitude, que je ressens devant "Grey's Anatomy" et al., face à des termes dont les sens m'échappent totalement) - mais j'ai eu envie d'apprendre. Et "Halt and Catch Fire" m'a permis d'apprendre. Placere et docere, qu'ils disait, Aristote ; il serait sans doute ravi d'apprendre que même certaines séries, dont il n'aurait pas pu soupçonner l'existence, un jour, remplissent ces fonctions ; enfin, en tout cas, "Halt and Catch Fire".

Je ne reviendrais pas sur la bande-son ; cet élément qui, eh oui, fait la différence, donne le rythme, nourrit un Shazam endormi ; cette identité sonore ; cette ambiance ; cette époque ressuscitée sur tous les plans.
Je ne reviendrais pas, encore, sur Lee Pace (qui est tout de même divin, peut-être plus - en tout cas sexy, charismatique, et dans un rôle à son envergure). Tous les personnages, de toute façon, forment un marasme particulièrement jouissif ; ils essaient de s'équilibrer, le font parfois très bien, souvent de façon catastrophique, et ce rythme constant permet à la série de tenir bon ; pas de fadeurs, beaucoup d'éclat, d'émulsion, d'émulation. Les personnages féminins, quant à eux, ah - c'est un délice (Donna reste, à ce jour, ma favorite, ma reine des démons). Tous participent à ce vaste mouvement d'innovation, d'invention, qui est particulièrement jubilatoire, voire orgastique.

L'intérêt de "Halt and Catch Fire", c'est principalement ce sentiment bouillonnant face à l'avenir, face à l'innovation ; on assiste à la création de ce qui, aujourd'hui, est pour nous quotidien - voire banal. C'est une genèse ; celle de notre époque. On se plonge dans le passé, et notre présent gagne en substance.

8/10 pour cette merveille - et un coup de cœur, irrémédiablement.

Neena
8
Écrit par

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