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Happily Divorced

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Fran Drescher, on l'a connue dans l'heure de gloire des sitcoms familiales américaines des années 90 qui passaient en France à l'heure des journaux télévisés, et qui régulièrement affrontait PPDA dans une guerre des audiences qu'elle emportait parfois avec Une Nounou d'Enfer. Une série qui a fédéré pas mal de monde par son ton décalé des séries du genre et un humour juif assez nouveau, le tout agrémenté d'une gallerie de seconds rôles et de guests-stars tous plus désopilants les uns que les autres. Puis après l'arrêt déchirant de la série, Drescher nous revenait en 2006 avec une nouvelle sitcom, Du côté de Chez Fran, où on sentait comme une pression ou une entrave (la série passait sur la grande chaîne WB). Résultat, la série a été arrêté après deux très courtes saisons pour une vingtaine d'épisodes en tout.
Où se situe Happily Divorced dans tout ça? Dans la décennie 2010. Drescher a bien roulé sa bosse a et fait le point dans sa vie tumultueuse, à savoir qu'elle est devenue (c'est véridique) la femme divorcée mais copinante de son gay de mari, avec qui elle produisait déjà Une Nounou d'Enfer. Une situation et un choix de vie étonnants, à tel point que le couple décide de porter l'idée à l'écran. Le synopsis, autobiographique jusqu'au nom des personnages, est simple: Après une vingtaine d'années de mariage, Peter annonce à Fran qu'il est gay. Stupéfaction de la femme, qui demande alors le divorce, mais qui est contrainte par souci financier de continuer à vivre sous le même toit que son mari, provocant des situations plus désopilantes les unes que les autres. Si le pilote est un peu cliché, les situations s’emboîtent (sans mauvais jeu de mots!) dès lors, et on a l'impression de retrouver notre Nounou là où on l'avait laissée, tellement on retrouve exactement les mêmes ressorts comiques et les clins d'oeil à la série qui a fait connaître Drescher: on retrouvera de-ci de-là des tenues, un escalier, des références verbales (ce moment désopilant où Fran dit "Je me verrais bien dans une grande maison avec trois enfants, et une bonne... hmm non, plutôt un maître d'hôtel!") et surtout des acteurs qui ont fait le succès de la Nounou (on retrouve, à l'heure où la seconde saison est diffusée, des acteurs comme Charles Shaughnessy -Maxwell Sheffield - dans le rôle d'un écrivain bisexuel ou Renée Taylor - Sylvia Fine - dans le rôle quasi copié-collé pour notre plus grand plaisir d'une voisine exubérante et gloutonne aux housses de canapé en plastique, sans oublier dans les personnages principaux Rita Moreno qui ici joue la mère de Fran, mais qu'on avait connue auparavant dans le rôle d'une prof de gym tyrannique qui terrorisait Miss Fine dans son adolescence) mêlés avec de nouveaux personnages très grattinés, avec une mention spéciale pour Judy, la meilleure amie interprétée par Tichina Arnold qu'on a vue dans Tout Le Monde Déteste Chris.
Alors, qu'elle soit Fine ou Lovett, on a toujours cette impression de suivre la même Fran drôlissime, mutine, gaffeuse et bavarde qu'on connaît depuis des années et qu'on se régale de suivre dans de nouvelles aventures qui sont totalement, à l'heure de la réforme sur le mariage pour tous, dans l'ère du temps.

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